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VI. d

de ces bains est d’abord instantanée, puis de 1/2 à 1 1/2 jusqu’à 2 minutes. Après le bain, friction et exercice en plein air. « A la suite du traitement, dit l’auteur, les forces reviennent, l’expectoration change d’aspect et surtout les sueurs diminuent et cessent même tout à fait. » Nous pensons que cela dépendra de la nature et du degré de la maladie, car il^ a phtisie et phtisie. C’est comme les poitrinaires qu’on envoie aux bords de la Méditerranée. Hélas ! voir Naples et mourir! La phtisie véritable, c’està-dire la tuberculose confirmée est incurable. Hcevet lethalis arundo. Ce qu’il faudrait, ce serait de pouvoir changer complètement le terrain organique. Le traitement doit donc consister dans l’emploi des arséniates comme assolement et des alcaloïdes comme défervescents. L hydrothérapie vient là comme appoint. Il va sans dire qu’une hygiène tonique, bon air, bonne nourriture est nécessaire, au lieu de laisser les phtisiques se consumer dans des locaux fermés.

CORRESPONDANCE

Tunis, 9 mars 1890.

Monsieur et vénéré Maître,

Que je suis en retard envers vous ! j’en ai honte, mais je serai excusé, j’en suis sûr, quand vous apprendrez que toute ma famille a passé par l’influenza, que j’ai été et suis encore pris de rhumatismes articulaires que ne contribuent pas à guérir les pluies abondantes, persistantes et d’orages qui tombent depuis plusieurs semaines en Tunisie. Voilà pourquoi je ne vous ai pas écrit et souhaité pour la nouvelle année tout ce que l’on peut désirer d’agréable pour une personnalité comme la vôtre. Ce que je vous souhaite surtout, Monsieur et cher Maître, c’est surtout la continuation de vôtre brillante santé qui vous permet de combattre avec succès à la tête de vos troupes fidèles et pleines de confiance en vous.

Puissiez-vous rester encore longtemps parmi nous pour nous conduire à une victoire éclatante, car cette victoire nous est due et nous y comptons. Bien des ennemis et des opposants désarment et, si certains ne péchaient pas par orgueil, ils avoueraient leurs erreurs et demanderaient à entrer dans les rangs des dosimètres. Mais il leur en coûte d’avouer qu’ils se sont trompés. Ils y viendront quand même, j’en ai l’intime conviction.

Monsieur et vénéré Maître, je vais encore abuser de votre complaisance, mais comme c’est dans l’intérêt de là dosimétrie, j’espère que vous voudrez bien me répondre et m’envoyer, au plus tôt, vos précieuses consultations.

consultation. — Il s’agit d’une femme de 35 ans, cantinière à mon régiment; qui a eu plusieurs enfants et qui, depuis son dernier, né il y a cinq ans, n’a plus vu paraître ses règles. Cette femme engraisse beaucoup et ce qui la tourmente davantage, c’est la crainte de devenir aphone. C’est à peine si on peut l’entendre parler, tandis quelle avait une forte et belle voix. Elle a consulté plusieurs médecins qui lui ont répondu : Il n’y a rien à faire! ! ce qui n’est pas consolant (1).

2 e consultation. — Il s’agit d’un père de famille âgé de 42 ans, alité depuis trois ans à la suite d’une ataxie locomotrice qui va toujours en augmentant. Ce malade a été traité par plusieurs médecins ; les uns lui ont donné force purgatifs; les autres les strychnés sous forme de noix vomique; les autres l’ont électrisé ; enfin deux lui ont fait des pointes de feu à la région lombaire. Rien n’a fait, si ce n’est d’occasionner de grandes douleurs chez ce malade.

De plus il a, paraît-il, à l’anus, une tumeur hémorroïdale avec fistule; un médecin dit qu’il faut en opérer l’ablation; un autre prétend que l’opération entraînera la mort du malade. Que doit-il faire?

Cette personne avait toujours joui.d’une bonne santé jusqu’à l’âge de 24 à 25 ans. A ce moment il contracta une maladie syphilitique assez sérieuse qui fut traitée par force mercure; c’est depuis ce temps que des syncopes passagères se sont déclarées,,et au bout de quinze ans environ, il s’aperçut que ses jambes devenaient de plus en plus faibles.

Dans sa famille, pas de maladies de ce genre (2).

Les deux personnes pour lesquelles je m’adresse à vous, ne croient plus à la médecine et ne veulent plus rien accepter des allopathes. Elles m’ont promis de suivre un traitement dosimctrique et je voudrais bien qu’il les soulage s’il ne les guérit pas complètement. Ce serait un véritable succès.

Confiant dans les principes actifs des armes employées parla dosimétrie, j’ose espérer que vous apporterez un soulagement bien grand chez deux malades qui, je vous l’assure, béniront la dosimétrie et son fondateur.

Pardonnez-moi, cher Maître, de vous importuner, mais je ne cesse de travailler au succès de votre grande œuvre ; chaque jour je combats des

(1) J'ai conseillé pour celte malade l’hypopliosphite de strychnine, en commençant par 3 et augmentant successivement jusqu’à l’effet désiré. D r B.

(2) Ace deuxième malade, j’ai conseillé l’iodure de soufre, 6 à 8 granules par jour, et la strych;-

nine, en commençant par 2 granules et augmentant jusqu’à effet. D r B.

MTSCELLANËES

idées erronées et je prouve, par l’excellence des résultats obtenus, la supé riorité de votre immortelle et bienfaisante méthode.

Veuillez croire, Monsieur et vénéré Maître, à mon profond dévouement et à l’expression de mes sentiments distingués.

E. Henry.

P. S. — La nomenclature nouvelle de nos pharmacies renferme un assez grand nombre de médicaments alcaloïdes ; c’est un progrès réalisé. Mais nous n’avons en granules que la digitaline. Espérons que nous aurons les autres sous la même forme. Mais le progrès est lent et il faut, tout en luttant, savoir montrer beaucoup de patience.

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