‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 95 sur 246 · PAR LE DOCTEUR PERIER · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR PERIER

(Société de chirurgie de Paris, 19 mars 1890.)

Le bruit du cas de l’empereur Frédéric III n’est pas encore éteint et voici de nouvelles tentatives d’extirpation de larynx cancéreux. En parcourant ces observations, on peut s’assurer que les résultats en sont rarement heureux. Les opérés ont succombé quelques jours ou peu de mois après l’opération. Nous pensons que la laryngotectomie est une sorte de sauvetage qui se légitime par ce seul but. Mais quant à la présenter comme un moyen de guérison, c’est plus que chanceux. La trachéotomie seule doit donc être instituée.

PROSTATECTOMIE LATÉRALE.

(Société impériale de médecine et chirurgie de Vienne.)

On sait que Billroth a eu depuis longtemps l’idée d’exciser une partie cunéiforme du lohe latéral de la prostate dans les cas de rétention d’urine. C’est ce procédé que le docteur Dillel cherche à faire revivre ; mais nous doutons qu’il ait des imitateurs. Les rétentions d’urine par hypertrophie de la prostate ne sont jamais complètes et on peut les lever par la dilatation graduelle de l’urètre. Quelquefois il s’agit de sténoses par suite d’opérations imprudentes. D’autres fois de myospongite ou sphincter adventif. Dan.tous ces cas, il faut se garder d’opérer, mais s’en tenir à la dilatation graduelle. En même temps on soumettra les malades à un traitement par la strychnine, la digitaline, la colchicine, l’hyosciamine, afin d’augmenter la force du jet urinaire et de vaincre le spasme de 1 urètre postérieur. Experto crede Roberto!

' DE LANESTHÉSIE PAR l’ÉTHER, PAR LE DOCTEUR BULLER.

[Arcli. f. Klin. Ch., 1890.)

L’auteur dit s’être servi d’éther sulfurique dans six cents opérations à la clinique chirurgicale de Dresde, et prétend n’en avoir eu aucun inconvénient cependant (!) : cyanose, gargouillements trachéaux, hypersécrétion de la salive et des mucosités, etc. Il nous paraît que ce sont là autant de motifs de s’en tenir à la chloroformisation à air libre; au lieu du masque dont l’auteur se sert encore. Pourquoi ces passages continuels du vieux au neuf, du pire au mal? Tenons-nous-en au bien pour ne pas'avoir à encourir les dangers du mieux.

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