CHARITÉ
En 1622, les frères Saint-Jean de Dieu furent appelés à Niort par Téchevinape qui les installa au#Soultré. Ils abandonnaient, en 1652, cette aumônerie aux hospitalières pour aller habiter près de Notre-Dame, une maison que la fjénérosité d'Anne d'Autriche leur avait permis d'élever. Ce Couvent occupait à peu près la moitié Nord du terrain sur lequel le Palais de Justice a été construit. M. Henri Clouzot, avec son flair habituel, a eu Fheureuse chance de rencontrer, aux Estampes de la Bibliothèque Nationale, un plan de la Charité de Niort.
Ce plan, ni daté ni signé, ne nous permet pas de savoir quel fut dans notre ville Tarchitecte des frères Saint- Jean de Dieu, ce dut être sans doute le même. qu'à Poitiers où se trouvait une autre Charité.
Nous croyons qu'il s'agit d'un projet de reconstruction un peu antérieur à la Révolution. L'édifice élevé vers 1652 datait alors de près d'un siècle et demi ; les charpentes tout au moins étuient en mauvais état, car elles se rompirent en Tan IX ; l'établissement enfin était devenu insuffisant.
L'Hôpital de Niort se vit attribuer le Couvent des frères Saint-Jean de Dieu après la confiscation révolutionnaire ; il s'empressa de le louer au département qui y transporta le siège de la Justice. On peut citer après celui des Estampes le plan dressé en l'an V par l'ingénieur Demetz pour l'installation des divers services judiciaires (1).
Rappelons enfin que dans la nuit du 19 au 20 dé-
(I) Archives départementales, série N.
cembre 4805, à 3 heures du matin, un violent incendie éclata dans les ateliers de Plisson, imprimeur de la Prélecture, installés dans l'ancien Couvent des frères, et détruisit presque complètement les bâtiments de la Charité ainsi que les Archives départementales qu'on y avait entassées.
Les travaux du nouveau Palais de Justice, mis en adjudication en 1829, firent disparaître les derniers restes de l'ancienne Charité.