‹ Miscellaneous pamphlets on NirotChapitre 5 sur 22 · HOSPITALIÈRES · texte numérisé non relu

HOSPITALIÈRES

Les Hospitalières, arrivées au Soultré en 1654, après le départ des Gbaritains, s'y trouvèrent bientôt comme eux, trop à l'étroit. C'est grâce à cet inconvénient qu'elles purent se faire attribuer l'ancien Couvent des filles de Saint-François, situé près de THôpital général, supprimé vers 1776, comme on en peut juger par le plan dressé ladite année par Mathieu, architecte des Oratorieus qui, de leur côté, avaient voulu y transporter leur collège.

Les bâtiments, reconstruits par les Hospitalières, entourent actuellement la cour aux porches de l'Hôpital-Hospice. Un désaccord de faible importance règne sur l'époque de leur érection. Marin les dit élevés de 1782 à 1784, Alphonse Frappier en 1786, année où les religieuses purent sans doute s'installer dans leur nouveau logement.

Bien que leur architecte Vétault ait été souvent critiqué avec raison, on doit dire cependant que le bâtiment des Hospitalières satisfait à toutes les exigences du service.

En 1816, les Hospitalières réclamèrent leur ancien Couvent qui figurait parmi les biens nationaux non vendus par suite de son attribution a i'Hôpital-Hospice, et le Maire proposa de les installer à la Charité en ramenant au vieux Palais de la rue du Pont le siège des divers tribunaux, alors fort heureusement maintenu à la maison des frères Saint-Jean de Dieu où il est encore.

Nous croyons que les dernières Hospitalières se sont éteintes rue Basse 54, maison reconnaissable à sa porte gothique qu'occupait dans ma jeunesse l'architecte municipal Thénadey. Elles avaient été autorisées à se réunie de nouveau en 1807.

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