‹ Miscellaneous pamphlets on NirotChapitre 8 sur 22 · ANDREAS CHARRIER DE LA MARCARDIÈRE · texte numérisé non relu

ANDREAS CHARRIER DE LA MARCARDIÈRE

Uarmorial Bonneau mentionne en 1698 un André Charrier de la Marcardière, échevin et capitaine au régiment royal, aïeul de celui de 1790, décédé le 2 novembre 1720.

Le père du constructeur du portail, avocat et échevin en 176f), appelé aussi André Charrier de la Marcardière, mort le 10 novembre 1775, avait épousé en 1736 Marie- Henriette Arnault — sœur de Jean Arnault, curé de Saint-André et l'un des treize enfants de Jacques Arnault S^ du Pàtis, conseiller du roi et procureur au siège royal

de Niort — dont il eut le 16 juin 1739 Jean-André Charrier de. la Marcardière, dernier du nom, mort sans descendance de ses deux femmes, à qui était parvenu par héritage de ses auteurs, l'hôtel de la rue Saint-François (1) où il mourut le 27 février 1825 à l'âge de 85 ans, 8 mois, 15 jours, sans enfants.

Dans l'acte de décès en date du lendemain, il est dit veuf (en secondes noces) de Catherine Esserteau, de ce mariage était née une fille dont les prénoms ne nous sont pas connus, épouse d'Ârmand-Marie Daguin, décédée sans postérité ainsi qu'un frère et une sœur, avant 1825 (2). Le dit Armand-Marie Dagnin, alors âgé de 39 ans. Bigne comme témoin au dit acte avec son frère aine Louis- Pierre Daguin, âgé de 44 ans (3).

Un acte notarié du 8 septembre 1818 donne les prénoms d'AmauU Jean- André, au dernier représentant de la famille Marcardière, on y trouve sa signature ainsi libellée : Amauh (4) Charrier de la Marcardière.

La Marcardière passait pour fort riche et fort avare, ce qui ne s'accorde guère avec la dispendieuse construction du portique, peut-être son humeur avait-elle changé au cours de sa longue existence, ce qui expliquerait comment il obtint le titre plus honorifique que lucratif d'inspecteur général des chasses du Comte d Artois (5).

Au déclin de sa vie, il cheminait souvent par les rues en robe de chambre à grands ramages et en bonnet de

(1) H portait en 1827 le w 13 quMl a conservé. Nul doute qu'il ne Peut déjà au jour du décès.

(2) Jean-André eut de Catherine Esserteau 3 enfants morts avant lui.

V Alexandre-Florent, né le 9 décembre 1787 ; 2" Henriette-Victoire, née le 22 janvier 1790 ; 3* Rose-Eugénie, née le 28 août 1791. L'une d'elles avait épousé Armand-Marie Daguin.

(3) Etal civil de Niort

(4) Amault était le nom de famille de sa mère, il est possible qu'il soit passé au fils à titre de surnom.

Nous donnons plus loin une longue analyse de cet acte, passé devant un notaire de St-Maixent qui a pu prendre pour un nom de baptême un simple surnom.

(5) Notes G. L. Etat civil de Niort. Mariage de la Marcardière, sgr, de Bonneuil, de la paroisse de Notre-Dame^ avec Catherine-Marguerite Esserteau, de la paroisse de Saint-André^ du 22 février 1780, le futur prend dans cet acte le titre dUnspecteur général des chasses du Comte d'Artois.

coton à faveur rose, promené triomphalement sur un âne gris par sa fidèle gouvernante (i) avec laquelle un vieux matou devait figurer, dit-on, aux ordonnances de dernières volontés.

On racontait encore qu'affermant un jour une de ses nombreuses propriétés, il eut Tidée singulière de se faire attribuer, à titre de menus suffrages, un diner, à jour dit, pour lui, la gouvernante et le matou, au Raisin de Bourgogne^ rue du Minage (2).

Le fermier, effrayé de cette condition fort inattendue, ne s'y était soumis qu'après avoir, sur le conseil de son avocaî, fixé une lois pour toutes, avec le maître d'hôtel, le prix du repas.

Ce beau traité ne tarda pas à être connu, comme les promenades avaient cessé depuis que le vieil àne gris avait fini par devancer son maître dans la tombe, toute la ville se fit un devoir, le jour solennel, d'assister au défilé du Irio se rendant au banquet.

Il se trouvait môme, dit-on, den gens assez désœuvrés pour faire encore la haie au retour du cortège guidé par un immense falot.

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