‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 22 sur 165 · DE L EMPIRE ROMAIN · texte numérisé non relu

DE L EMPIRE ROMAIN

de Claude, et que si Néron y pouvoit prétendre, c’étoit comme fils adoptif de ce même Claude. (3) Ce texte n’a pas besoin de commentaire. Qe Je sais au reste que rien n’est plus commode, ni en même tems plus in- 557 commode, que l'autorité de Dion: nous est-il favorable? —c'est un homme : du monde et du cabinet qui posséda les plus grandes dignités de l'empire, et qui employa vingt-deux ans à écrire son histoire. (4) Nous condam- (4) Œuvres de ne-t-il?—-c’est un ennemi de toute liberté et de toute vertu, âme anti-ré- VYayer tom. p. - publicaine, anti-romaine, et remplie des préjugés d'un Grec Asiatique. : (5) Qu'on décide une fois pour tout de son degré de poids, mais que ce GE wen ne soit pas le besoin du système qui en décide. de l'Acad. des En attendant que M. de la Bleterie éclaircisse ces difficultés, tenons tom. 2ix p.569. nous toujours à son système. II est clair, plausible, et bien lié. Si c'est une erreur, c'est uns de ces erreurs qui éclairent l’esprit en le trompant. En le supposant prouvé je vais hasarder quelques idées sur la part qu’avoient les soldats au choix des empereurs. J'entends de la part qu'ils y avoient conjointement avec le sénat, et de l’aveu de ce même sénat; car il seroit aussi ridicule de-considérer tant de princes massacrés, l'empire mème mis à l'enchère, comme des-actes de pouvoir légitime de- la part de la milice, qu'il le serait de régler nos notions des droits des empereurs sur les excès d’un Néron. Je trouve que le sénat revétissoit le nouveau prince de ses titres, et que les armées confirmoient son choix par leur consentement. Etablissons le fait, et cherchons-en les raisons. La grande âme de César en imposoit aux soldats. La politique délicate d’Auguste les contenoit dans leurs devoirs. Ils détestoient et ils craignoient Tibère, (6) Hs aimosent dans Caius, la mémoire de Germa- (6) V. Tact. micus et de Drusus. (7) D'ailleurs Auguste, qui forma les cohortes pré- c. 42. ns toriennes, les éloïgnoit toujours de Rome. (8) Tibére les y rassembla Passe hie dahs un camp.(9) Ils devinrent redoutables, et ils sentirent qu ils © Idem. Lie Pétoient. Caius, après avoir vécu en monstre, périt en-tyran. Aussitôt (Tea ‘Anne les soldats déterrent Claude dans le palais. Il demande la vie, on lui offre l'empire. Le mot de liberté rassemble le sénat; il croit être dans le siècle des Scipions, il commande; il se souvient qu’il est dans celui des Césars, il supplie ; les députés du sénat allèguent l’autorité des loix,"(10): (10) Jesepb-

° OF dds Serer 1% dir ind xalldes vis apres, Bidbiobas, wapaxwpsir Brn dt Ce sont là les paroles de Josephe. |

Claude

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