SUR LA SUCCESSION
Antiq. Jud Claude ne se prévaut que de celle des armes. Celle-ci l’emiporte, et Hist Rom. Lis, Claude est empefeur. Cependant jusqu'ici les soldats né font. valoir
Perio: d'dutres droits que celui des brigands, mais tous alloris voir que dans peu de tems l'usage s’érige én droit, et que, pour parler avec’ Tacite, “ Morem accommodari prout conducat, et fore hoc quoque in his que (11) Tacit. An mox usurpentur.” (11)
A la première vacance du trône, on voit Néron, qui y monta. Il ha- ‘rangue le sénat le lendemain de son élection. II parle avec plaisir de l'autorité du’ sénat, mais il y joint le consentément dés soldats. “De
(12) Tacit. Ann. auctoritate patrum, et consensu militum prafatus.” (12) Oa sent assez } la‘conséquence de cette expression* quand on réftéchif, qu’elle se trouve dans une harangue d'appareil, ét qui se fit devant le sénat ménie.
Je ne me propose pas de parcourir toute l'hisfoiré Romaine pour y chercher des preuves de ma thèse. Cependant je ne puis pas ré dispenser de parler de Ia smguhère contestation entré l’armée et le sénat après
(13) V. Vopix. 14 mort de l'Empereur Aurélien. (13) On y voit deux corps asséz moin Vit. Tacit.
dérés pour se céder leurs droits tespectifs, assez ävoués dans leurs prétentions pour pouvoir le faire avec biènséänce.
Quand l'origine et les prétextes dé ce droit se déroberbient à notte vue, nous ne devrions pas en être surpris. Quiconque eat maître dés armes l’est 4 la fin de tout. Maïs ici nous avons pas besoin de cette maxime. Les soldats pouvoient fonder leur droit sur des réisons aussi spécieuses qu’elles étoient peut-êtte peu solides.
I. Ils représentoient en quelque sort le peuple Romain. Les Comices ne subsistoient plus, le peuple de 12 ville re demandoit que du pain et
(14). VideTaci. des spectacles. (14) Autrefois toute Ia nation étoit soldats, et toute la pre Hitt a * nation élisoit ses chefs; sous les ethpereurs la partie la plus choisie l'étoit, et cette partie sembloit avoir succédé aux droits du tout, et devoir - concourir avec le sénat dans l'élection de ses princes. Par cette raison les prétoriens habitans de Rome croyoient y avoir plus de drait que les légionnaires, qui h’étoient que citoyens Romains, et que cèux-ci én ex- (15) Voyez Du Cluoient tout à fait les auxiliaires. (15) dela Moo. Fan II. Sous la république, les soldats, dans de certaines occasions, avoient tom. i. p. 60.
# Tl semble que l'expression consenius mnifitumn devint ta formule drdinaire, du moitis Pison
s'en servit aussi en parlant de son adoption par Galba. 4
élu