‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 7 sur 165 · ii. p. 190, &c · texte numérisé non relu

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gère, des noms de dignités, de lieux, et mille idées devenues obscures dans le siècle de Ctesias. Quelle source féconde d’erreurs! Il vouloit

composer une histoire générale par la réunion de plusieurs chroniques

particulières ; mais peu accoutumé aux études chronologiques, destitué d’une époque générale, égaré par la différence ou par la ressemblance des noms, il marchoit en aveugle et nous autorise à distinguer entre les faits particuliers qu’il rapporte, et le système de chronologie par lequel il les rassemble. 4, À l'exemple de ses devanciers il interrompt souvent son récit par des digressions ménagées avec art et liées avec son sujet principal: mais cette liaison qui existe dans l'esprit de l’historien n’a point de fondement dans la nature des choses. A l’occasion des grands travaux de Sémiramis, Ctesias décrit la plûpart des monumens que la tradition attribuoit à cette princesse. Mais l'autorité de ces traditions, et la vérité des descriptions n'ont rien de commun avec la foi des anciennes annales qui constatent l'existence d’une Sémiramis et les grands événemens de son règne. 5. Je sens, et je l'avoue sans peine, qu'il y avoit des fictions aussi bien que des erreurs dans les ouvrages de Ctesias. ‘Il a souvent quitté le personnage d’historien pour celui de rhéteur et même de poete:

Lil. p. 128, je mets, sans balancer, dans cette classe l’oracle d’Ammon, et le secours

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