‹ Miscellaneous works of Edward Gibbon, EsqChapitre 8 sur 165 · V. J. it. p. 197, et Wesseling, not · texte numérisé non relu

V. J. it. p. 197, et Wesseling, not

Phot. Bibl. p.

qu’un roi d’Assyrie envoya aux Troyens. J’accorderai, si l’on veut, que

les armées de Ninus et de Sémiramis sont trop nombreuses, et que nous

pourrions donner un peu moins d’étendue à leur empire. 6. Si l’ouvrage de Ctesias subsistoit encore nous n’aurions point a craindre de nous tromper sur ses véritables sentimens. Mais nous ne le connoissons plus que par l’Abrégé de Photius,* et par les extraits détaillés de Diodore de Sicile, de Nicolas de Damas, &c. L'on ne sent que trop combien nous sommes portés a méler nos idées avec celles que nous rapportons et à faire des changemens dont nous ne voyons pas la conséquence. Diodore de Sicile doit en général nous tenir lieu d’un original qu'il suit de près, dont il rapporte souvent les paroles, et qu’il a cependant altéré plus d’une fois. Mais je ne puis souffrir qu’on relève les erreurs d’un abbréviateur, d’un Justin copiste de la troisième main, et ‘qu'on les employe contre l'autorité de Ctesias. L’abbréviateur lui a fait dire que Ninus

* Il est assez surprenant que ce patriarche se soit contenté d'indiquer les six premiers livres : de Ctesias qui contenoient l’histoire des Mèdes et des Assyriens, et qu'il n’ait commencé son extrait que par le septième. II avoit lu tous les vingt-trois livres de cet historien.

fut

Syrie propre, étoient les Syriens noirs de la Haute Syrie. Ceux du Pont

fut le premier qui fit la guerre à ses voisins. Hélas! ce ne fut pas Jastin,l.ic2. Ninus, ce fut ce sauvage que enleva le premier à son frère le gland qu'il venoit de cueillir! On a développé toute l’absurdité d’une proposition qui renverse même le système de son auteur. Mais cet auteur n’est point Ctesias. Le Ctesias de Diodore avoit dit seulement que Ninus De Sigh est le premier dont l’histoire nous ait conservé les exploits.

Vixere fortes ante Agamemnona —

Malu

La foule des savans a voulu encore opposer au système de Ctesias l’au-

torité d’Hérodote; qui n’a jamais exposé ses sentimens sur les grands

principes de histoire Asiatique, et dont le témoignage bâti sur l’obser-

vation et sur la tradition s’affoiblit en s’éloïgnant du siècle dans lequel il

a vécu. Mais encore je déméle dans cette obscurité le système assez

conforme à celui de Ctesias, qu’il aura suivi dans ses Assyriaques. Je

développerai cette proposition avec d'autant plus de plaisir, que la tradi-

tion générale y rendra témoignage à la haute antiquité de la domination

Assyrienne.

‘ 1. Le nom de Syrie ou Assyrie n n’a point été borné à a. cette petite Strab. Gea

province sur les bords du Tigre dont Ninève est la capitale. II s’éten- Cala Geo, ntiq. tom. ii.

doit, selon Strabon, depuis le fond de la Babylonie jusqu’au Pont Euxin. >. 90%. Les habitans de la Chaldée, de P’Aturie, de la Mésopotamie, et de la

et de la Cappadoce, plus avancés que les premiers du côté du nord et de la mer Méditerranée, s’appelloient les Syriens blancs ou de la Basse Syrie.

Plusieurs auteurs ont regardé le fleuve Halys comme la borne occidentale

du nom Syrien, mais il est constant qu'il s'étoit étendu dans la Phrygie Majeure. 2. On ne peut rendre raison de ce nom commun qu ‘en SUP- Xenophont. posant une dommation commune à toutes ces provinces. Tous les tu hw anciens ont pensé que les Assyriens de Ninève ont communiqué leur nom aux pays dans lesquels rls ont porté leurs armes victorieuses. % On voit qu'ils plagoient cette conquête dans ee tems obscur que les Grecs ont nommé fabuleux, mais qui ne l’étoit que pour eux. Hérodote nous Herodot. Fist. apprend que les Phéniciens, transplantés des bords de la Mer Rouge à” leur nouvelle demeure, commencèrent aussitôt à faire de longs voyages de mer, et à porter les marchandises d'Egypte et d’Assyrie dans les ports les plus éloignés, et en particulier à celui d’Argos d'où ils enlevèrent la fille

Herodot. |. i, c. 95.

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