iv. p
Horat.Epist.i.3.
‘Nec tibi sit mirum Greco rem nomine dici, Itala nam tellus, Grecia major erat.
Venerat Evander plenâ cum classe suorum, Venerat Alcides ; Graius uterque genus.
Hospes Aventinis armentum pavit in hérbis Claviger ; et tanto est Albula pota Deo.
Dur quoque Narycius ; testes Liestrigones exstant. Et quod adhuc Circes nomina litus habet, Et jam Telegoni, jam mœnia Tiburis udi ' Stabant; Atyolicæ que posuere manus.
Venerat Atridæ fatis agitatus Halesus ; A quo se dictam terra Falisca putat ; Adjice Trojans suasorer Antenora pacis, Et generum Oeniden, Apule Daune, tuum.
Serus ab Îliacis et post Antenora flammis Abstulit Æneas in loca nostra Deos.
——————— Quidve Calabris Saltibus adjecti Lucani
Secr. X.
CALABRIA ET APULIA.
APuLrA. Cette région, qui comprenoit une des cornes de l'Italie, étoit bornée par la Lucanie, la Campanie, et le Samnium. Sur la mer Adriatique elle s'étendoit jusqu’à Frento, et sur le golfe de Tarente jusqu’à Metapontum. Le mont Vultur et le Bradanus la séparoient de
la
la Lucanie, et le fleuve Sabbatus du Samnium-et de la Campanie. On peut la partager en trois provinces, 1. Le pays des Hirpini; 2. L’Apv- LIE PROPRE; et 3. La CaArABRE. La Daunie paroit n’étre que la seconde des provinces. L'Iapygie n’étoit qu’un nom générique et un peu vague que les Grecs donnoient à toute cette côte. On voit confüsément que la Messapie et les Salentini n’étoient que l'extrémité de la come, et que les Peucetii ou Pædiculi formoient une cité ancienne, d'origine Illyrienne, qui étoit placée dans les environs de Tarentum.
I. HIRPINI. Je suis surpris que les Romains ayent enlevé ce peuple aux Samnites pour le donner aux Apuli. II étoit d’origine Samnite, et sa liaison avec cette nation étoit si étroite que les historiens de la guerre Samnite les ont presque toujours confondus. Cette cité s’étendoit des deux côtés de l’Apennin depuis le Sabbatus jusqu'à l’Aufidus. Je trouve en-deca des montagnes, 1. Equus Tuticus; 2. Callifæ, colonie ; 3. Æculanum ; 4. Romula; 5. Taurasium; 6. Avillinum, colonie. Au-delà des montagnes, 1. Aquilonia; 2. Herdonia; 3. Rufæ, ou Rufre, ou Rufrum; 4, Compsa.
TauraAsIuM. On voyoit une nation Ligurienne dans les environs de Taurastum. Les Romains, ennuyés des courses des Apuani, prirent la résolution de les transporter dans un pays fort éloigné du leur. Les Consuls Bæbius et Cornelius, les ayant poussé dans les montagnes, les obligèrent de se rendre au nombre de douze mille hommes. Cette petite armée fournit, avec les femmes et les enfans, quarante mille ames, que le sénat fit passer dans le pays des Hirpini, où on leur distribua des terres avec un présent de 150,000 sesterces (dix mille écus) pour les y établir. Du tems de Pline ils conservoient encore les noms de Corneliani et de Bæbiani. Peu de tems après, le Préteur Fulvius y conduisit par mer encore sept mille hommes. Cette migration se fit A. U, C. 573.
Ausancrr Lacus. Ce lac rendoit des exhalaisons très dangereuses pour ceux qui s’en approchoient. On avoit mêlé beaucoup de fables a la description de ce phénomène. Pline lui-même n’en-est point exempt. Il n'étoit pas loin de Taurasium. |
Est locus Italiæ in medio, sub montibus altis, Nobilis, et famâ multis veneratus in oris, Amsancti valles; densis hunc frondibus atrum | : Urget utrinque latus nemoris: medioque fragosus VOL. III. TT Dat