COMMENT OX PEUT MODERNISER LA MÉTHODE D'AMÉDÉE BONNET
La question se pose très naturellement, après avoir commémoré le centenaire de la naissance du chirurgien lyonnais à Ambérieu-en-Bugey.
Pour se prononcer, il faut reprendre le Traité de thérapeutique des maladies articulaires, publié en 1853 à Paris en même temps qu'à Lyon.
On a eu tort de croire que toute la méthode d'Amédée Bonnet se trouve enfermée dans ses gouttières. « Cependant, dit-il lui-même, (le repos des jointures), la suppression de tout acte fonctionnel doit être transitoire. Après un temps variable, lorsqu'il a été appliqué à des états aigus, le repos doit être remplacé par l'exercice des fonctions. Mais, quelles sont, parmi ces dernières, celles qu'on doit mettre en jeu?
» On n'a guère conseillé jusqu'à présent (1853) que le fonctionnement complet, tel qu'il s'exécute, dans la marche, pour les membres inférieurs. Je dis : le fonctionnement complet : car on ohserve alors le frottement des surfaces cartilagineuses les unes sur les autres, la distension et le relâchement alternatifs des parties molles, la station verticale, la pression réciproque des os, et la contraction active et volontaire des muscles. — Or, l'expérience prouve tous les jours, que l'exercice de ces actes complexes, tantôt est impossible, tantôt aggrave les accidents.
> On ne peut cependant s'en tenir au repos prolongé, dont
Bénedict Tiessier a si bien démontré le9 dangers ; et Ton est obligé de choisir un intermédiaire entre l'immobilité (absolue) et l'exercice complot.
» Cet intermédiaire se trouve dans le fonctionnement partiel ou élémentaire. Il faut ne permettre, par exemple, que le jeu passif des surfaces articulaires les unes sur les autres pendant que le malade est assis; il n'y a alors ni contraction des muscles, ni station verticale, ni pression du corps sur les parties malades; tout se réduit à des frottements entre les surfaces articulaires, à la distension et an relâchement des tissus fibreux et musculaires. » — Au temps d'Àmédée Bonnet, on ne pratiquait ni le tricycle, le vélocipède.
« A ces exercices, on peut faire succéder la maivh pendant que la jointure malade est immobilisée ; concilier la locomotion verticale avec la suppression de l'effort qu'exerce le poids du tronc; permettre le mouvement dans certain sens, tout en le rendant impossible dans d'aulres ; réaliser, en un mot, les conditions les plus variées dans l'association des éléments fonctionnels. » Le mot n'y est pas; mais ce texte d'Amédée Bonnet définit tous les principes de méthode ambulatoire.
Il en est de même au sujet de la gymnastique médicale et de la mécanolbérapie : les mots n'y sont pas non plus ; mais la pensée y est très nettement formulée, non seulement par les principes de l'ensemble, mais môme par les règles précises, qui délimitent les indications thérapeutiques. — « Tous ces actes intermédiaires entre l'immobilité absolue et la marche normale ne sont pas propres seulement à faire rentrer peu à peu les malades dans leurs habitudes de locomotion ; ils aident puissamment à la guérison elle-même. Sous leur influence, on voit, dans les maladies chroniques, les engorgements se dissiper, la souplesse se rétablir, el la ' turque produisent le contact et la pression disparaît: ••ru.
• Si cette exposition générale des principes et des effets fonctionnement élémentaire dispose le lecteur à en prëcïer les avantages, il ne sera pas étonné que. pour le iliser, j'ai fait exécuter un grand nombre d'instruments êcaniques en rapport arec les actes, que je voulais faciliter ceux qu'il fallait rendre impossibles. De là sont nés les >pareils de mouvement et la généralisation de l'idée des \\eurs.
» Les appareils de mouvement on dit actuellement ppareîls médico-mécaniques, ou instruments de mécano-' tiérapte) sont des machines,* laide desquelles les malades .onnent une impulsion artificielle à leurs membres et en font nouvoir les jointures dans toutes les directions normales, ivôc l'uniformité et la constance nécessaires. Ils agissent le ïorps étant en repos.
• Les tuteurs, dont j'emprunte le nom aux appuis qu'on donne aux jeunes arbres, facilitent la locomotion, tout en prévenant les difformités et les pressions fâcheuses, que la marche entraînerait sans eux. » — On leur donne actuellement le nom d'appareils ambulatoires.
« Qu'on réfléchisse à la variété qu'exigent ces appareils et l'on comprendra sans peine pourquoi j'en ai imaginé un si grand nombre, dont le Traité de thérapeutique des matafîtes articulaires offre la description et le dessin. Je n'en indiquerai point ici les formes et la construction, dit-il ; il me suffit d'avoir exposé les principes physioîogiques.dont ils sont la conséquence et d'assurer par avance que, dans cet arsenal, où des esprits prévenus ne voient que de la serrurerie chirurgicale [sic , la thérapeutique trouve des ressources puissantes, fournies par l'art de convertir en méthode curative le jeu des articulations. » ylntroduction pp. iijàT.) Amédée Bonnet indique ; Pour les appareils de mouvement eagéuéral, p. 16 et p. 183; pour ceux du genou, p. 350; de la hanche, p. 43*; du pied, p. 487; du coude, p. fw^? : le l'épaule, p. 559 ; do poignet, p. 591 ; de la colonne vertébrale, p. 667. Pour les observations, p. 187, etc.. etc.
lUotU
Pour Im tuteurs en général, p 21 ; pour mi la la haaahe, 1 . dd piM, p. 488;
■et, p. '.9*; du cou, p.
dorso-lombairo de la colonne veri/-l>raJ»\ p
1! faut donc r 'ta rvnascuntur
cc< ! ii i toujours le méine
préooaieé i une râleur asceOeataj o'eel p revient. — Puis on prétend le simplifier, ou k c'est le 001 -*uluts
les uns doutent, les autres dénigrait, tous aban •'empressent d'oublier un remède, qui a eu sa
Les contingenees humaines sont ainsi lu penl les meilleure i -sources, c mauva
•'en servir. I! faut donc savoir faire relou: manière, celle de la bonne époque.
Les pages fortement pensées pur Amédée Bonn»
grande impression ;et plusieurs le lui »nt dit
Lui-même a répondu : — « Si cet ouvrage \< regarde les maladies articulaires, jeter quelque lui lea méthodes de traitement, sur leur mode d l'art de les combiner entre elles, Bon utilité ne peut-être point aux limites d'une étroite sp je re-pôiv, dit-il, quelque influence sur la
. raie, i
I . traitement des affections constitutionnelles Mal problème, qu'il ait ainsi travaillé. — « Une tluns, dunt j-' ne sais le plus vivement préoi < upé, œlli d< i f 'l<-i les fondions des jointure .
\ nn-r un n-fos véritable dans les arthrite*
ntù
iciliterleuraccompliase Mie* sont les idées, qui o
'I les plus utiles de ce tra
titemeat spéciale
■ il Ile .
Uned»
s articulaires, l'induction conduit à rechercher quelle uence cette régularisation peut avoir dans les affections n organe quelconque. — Cette pensée n'a pas cessé d'ètro Isentc à mon esprit ± et j'ai été entraîné, par la manière nt j'avais compris mon sujet, à esquisser quelques-uns s traits de cette branche delà médecine générale, que l'on urrait appeler thérapeutique fonctionnelle . . . » "Eai tète de ce même volume, l'auteur annonce « pour iraltre prochainement un lissai de thérapeutique fonetfonrtle, ou de la cure des maladies par le repos et l'exercice ?s fonctions normales. » Malheureusement, cet ouvrage, •uit delà maturité d'un haut jugement, n'a pas pu être livré la publicité ; et le manuscrit n'a pas encore été retrouvé. . . Le caractère de cette thérapeutique (fonctionnelle) est Vagir par le repos ou l'exercice, et en général par la régula- Hsatxon des fonctions normales. — Elle est destinée à prendre place à côté de la médecine opératoire et de la matière médicale, sciences avec lesquelles elle se combine et qu'elle n'a pas la prétention de remplacer
n Les matériaux qui doivent servir à l'édifier sont rassemblés depuis des siècles ; et on les trouve dans tout ce qui a été écrit sur le régime, l'air, l'exercice, les passions dans le traitement des maladies. Si clic était bien comprise, l'art sortirait en partie de l'empirisme ; et il serait possible d'assigner leur véritable place aux produits si nombreux et si variés, que le travail des siècles a accumulés par la recherche des moyens de guérir. - En même temps que l'appréciation de ce qui a été fait serait plus facile, on aurait des jalons pour marcher à la découverte des ressources médicales encore peu explorées, que peuvent fournir lerepos, ï activité et le calme des fonctions normales.
» Cette œuvre, grande et féconde, est digne d'exciter le zèle de tout homme laborieux.
» Les études que j'ai faites pour la réaliser, écrit encore Amédée Bonnet, n'ont pas été bornées aux modificateurs qui
ont trouvé ici leur place, et qui agissent -ur les fvDcu< jointure*, delà ptau et des organes de la caloriflcatiai cherché à embrasser l'ensemble des maladies qui soa domaine de la médecine aussi bien que de la chirurgie.— lecture des auteurs m'a donné des renseignements prëci
» \*e temps n'est pas éloigné où, agissant sur les mont mentsdu thorax, j aurais combattu lesopprv ju'ea
tiennent les simples roideursdes articula autant Sa succès que je l'ai fait pour lesdyspnôes 91 K«pe< .1 .'inkyloae. [u« présentent las poitriooa grarem déformées (p. A00).
)uelqu6S faits me permettent aussi d'espérer qu n'agira pas avec moins de puissance sur 1er paralysies, dont le point 6 1 départ est dan- la m« <••!]■
.Iniir oolODBfl vertéb in-. que il.ui- !<•* ramolli
suit' •m dfl gibboeitéa.
i Quoiqu'il en soit de ces espérances, la a RsfiDféme&l un champ plus vaste enc« i e que la chirurgie: a ip] iratlons de la thérapeutique — La
lions internes ont une fréquen» cl une gravité bi autrement grandes que celles des organes ester l'on ne peut suspendre le> fonctions essentielles R la vie,— a. tel «|ui leur Mnt accessoires, tels que la parole ou I».' vlu pour l;i respiration, peuvent être soumis à des vai
non moinsnjtnbreusssque les sens el la locomotion aiitt -m-'-ines.
i En p ursuivanl ces recherches, un établira u intime entre la physiologie et la médecine pratique.
b Ces deux sciences vivent encore <luns le plus cq isolement. Les médecins invoquent, il est vrai, lest Sa physiologie! pour se rendre compte des phénol pathologiques ; l'histoire des maladies du cœur, «lu p
«M y i •"• nerveux, offre, à chaque page, des exemple!
ces rapprochements pour l'interprétation des symptômes
MYPB PRATiQB
;s effets des lésions; mais Ton cherche en vain des déduct>ns analogues dans Tordre thérapeutique. — Les maladies es centres nerveux et des organes respiratoires sont traitées ar des remèdes, des saignées et des révulsifs,' dont toutes ffi découvertes des physiologistes ne peuvent modifier l'imerturbable banalité. On fait pour les organes internes ce ,ue Ton voit pratiquer tous les jours dans les services de hïrurgie, où Ton soigne les maladies des yeux et des ointures avec des méthodes, dont aucun élément ne laisse soupçonner qu'on agit dans un cas sur les organes de la vision, et dans un autre sur ceux du mouvement.
* Lorsque letempsseravenu,. . . onfera une thérapeutique en rapport avec l'usage des parties. . . ; la science sera autant agrandie que l'art sera perfectionné...; les sciences médicales offriront un vaste ensemble, dont toutes les parlies se compléteront les unes les autres et se fourniront un mutuel appui. — Lyon, 15 mars 1853. »
Amédée Bonnet s'est donc opposé, autant que possible, à se laisser enfermer entre les barrières étroites d'une formule empirique. Sans sortir des limites de son sujet (!) il a envisagé les mouvements comme de véritables fonctions. — « Reconnaître l'existence de ces fonctions, c'est être conduit à se demander comment, au point de vue thérapeutique, on peut les ralentir si elles sont trop actives (8), ou leur
(1) •> Tout en avant OM usages spéciaux, les jointures sont le siéga de» phénomènes orjrnniques, qui leur sont communs avec toutes Ici autres parties du corps; telles sont ; la nutrition, la circulation et la production de calorique, laquelle n'est pas (comme on le sait aujourd nui, 1853;, concentrée dons le poumon, mais s'accomplit, quoique dcâ degrés inégaux, dans tous les tissus vivants. » | Traité île thérapeutique des maladies articlaires, Paris, Lyon, 1853 ; introduction V.)
C'est à une époque beaucoup plus récente, que les recherches physiologiques ont précise la grande part des fonctions musculaires dans la production et dans l'équilibre de la chaleur de tout corps vivant.
\l\ Le spasme, la contracture, la rétraction peuvent être envisagés comme des manières « trop actives » pour les muscles. — On en déduit naturellement l'hydrothérapie et la thermothérapie.
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rendre de 1'focrgie, kirsquVJfc* mmt langui • Je crois avoir trocvé i eea qoMliM» "**
le chirurjfiffn honnis, réponse* comme celles qui ont cour» dut ta I
pouvant être systématisée suas forme d* ■ I j douceur et l' uniformité sont ta* tant réunir tous les agents extérieur» qui due fonction* nutritive», circoJatotnss «1 cmlc lors, ni chaud, ni froid, ni allern&tr-r dune une autre ; ni mrpad'une odeur et d'util «ap*d nanlos; ni eontad énergique» ni fnrtïon. ni enlln aaOa variftà dan» lea application*. — Ht
m l'uniformité dea agents extériev» est la lui doc dsa organoe quels qu'ils soi
» Hl l« i aime des fonction» exige la douceur e* J 'unii lm | ni u chaleur et laarcoi*
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ta Mifeatifij i . donl i "-i' ur forte ^t la sapidité
I nia . de là enfin, l'n uu«« pouf MD| B autn « n i «mbiaor
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. activer le> phénomènes organiques n'est ni moins ni moin* Me de l'ooiformlU consi-
>mm<> élément de repos. — Le lecteur en trouvera des lions nombreuses dans cet ouvrage; et il pourraju point elle aideà choisir entre divers mttfCMKQtSi el :ier le mode, suivant lequel ceux-ci doivent être ■9 el combinés entre eux. » (1).
cot ensei gnement d'Àmédéft Bonnet se trouvait ensoins un injuste oubli, lorsqu'on 1908, un chirurgien ns rencontrer de contradicteur: « Depuis quinze ans. notre traitement habituel et même à peu exclusif des Mtéo-artbrittt tuberoulenaee est celui de froid, c'est-à-dire le traitement par toa injections Mrticulairea. ÀUS8Î Lien, une tumeur blanche n'est que froid des articulations. » — C'est doue avec une
Am*tlr«* Bonnet reovolt pour l'application au traitement local de* \èi\ r*pos et île l'aotivitl pp. '-'V. 146, 177 de Bon I thérapeu-
tes, Paris, Lyon, IÉ que doll Ml* le traitement des tumeurs bla" telle des
jx ciVitt el m M m * ann-'e, n» 130, Paris, jeudi 12 l
>]uelqu4 chou de changé dan* le t— fctMftmH des tuimmrs
puisqu'on a eu l'idée de les traiter par des injections modi- Sthces intra-articulnires » : C'est le moderne qui l'écrit. — C'est en i -pu ■ Joute; ■ .. Aussi bien une tumeur blanche n'est *|ue 1
es articulations ] Langé, mais ce n'est pas |
Monnet a décrit toute la méthode de - ponction luivîs tes. •• Traitèdet maladie culations< II. si —
fc transporter aux ;iii i k s froids des articulations
a mechcHli -tions depuis longtemps m r' : i 1 ■'"' Icaîtemont des
celas Ot 'lont nous avons étudia les effets dans les !i\<l:irthr >st uit r qui en ;in tait l'appliculiou aux ni Et n irconstunces I lui nppi 1er I pr i tiquer,
.1 une injection de U-inture • l "i «*. 1.- d.in** : QOUi
un i-.. ii m. il- annton irpie le 18 avril 1*43 Knfln le ihmirgu-n l\ bnnaîs ix<pie!s les modernes ne - nt pli»
Pi i q n obI le
' us. Ce que doit être la priorité, chacun le verra.
apparence scleol |Ufl Im modernes se trourent
ven iale, qu'il ne faut pas appliqu
diable, • (1) maU qui obtient le grand retentissemea
par lesempiri'pr
u ne réussit pas dans le traitement d»*s maladi niques des articulations, c'est à cause de cette ro\ prétend appliquer a des mtladtea si ilweWW une toujours la même. Amédée Bonnet le dit ciaircmen avoir énuméré une longue série de ressources thésapei — « L'importance de combiner les médications sui exigences de chaque cas particulier ressort <1e toutes sidérations que je viens d'exposer, dit-il. L'tnsufflsa» l'art dans les maladies graves des jointures tté loubté de ces combinaisons. On espère le succès de 1 isolé d'un remède ou d'une opération : erreur dépl que l'on retrouve jusque dans les plus hautes régio science, comme il me serait facile de le prouver exemples rapprochés de nous.
d J'ai cherché a éviter ces fausses routes, en puisa l'analyse sévère des indications et dans l'étude attent éléments morbides, la notion exacte de l'oppori
(! II y fl quelque chose de changé dans ta manière d'nt
confrères ». — « C'eal A cause île la mauvaise technique suivie pa que quelques DtédacJnti qni ont esssyé de traiter les tumeurs par tes injections n'ont rien su en iirer »; le! est le jugement pru par le nvtil' '* " p I ■'•■'■■'■ Vm<Hleo Bonnet ne se | es paa aaf
tique d'autrui : ■ Il est A noter, dit-il II. 96 qua tous les avanta^vux, que mmn ont donné oaa injection a intra-aiticulatft I cbex des enfants ou de jeunes personnes : que I.
m d'6UX n •[ ni profOOd«ni-iil ilcUTunri : |i|i.' I;i co-exil fongnsilea *> u l *'-' pfoduotion dl iissu» Bbr«UX indiquait chez
puissance d« réaction, qui w nais dans les abcès froaa'
sujets nul constitués: ■-.
- \uir.Ur limnel .lisait : je coa
- Le mod
mgj^im ou d'autres... n'ont fut* mu guérir) .. p
ue méthode. On verra à toutes les pages de ce livre Mention de ces principes ; et c'est en tenant compte des races si nombreuses, qui résultent de la nécessité d'agir (Uniquement sur la direction et la forme des organes, fcklogiquement sur les fonctions, médicalement sur la fité, qu'on admettra sans peine la complexité de* moyens ropose, et la possibilité d'utiliser successivement lun d'eux ». (Traité de thérapeutique des maladies icutaires* Paris, Lyon, 1853 ; introduction, pp. X. XI. ï D aurait tort de croire que la méthode d'Amédée Bonnet inconnue des modernes, comme s'il en avaient l'ignoce. Le nom est oublié ; et la méthode est c méconnue ». se borne à discréditer les moyens un à un et à leur substir les prétendues découvertes d'une chirurgie, qui serait uveUe.
Ce qui est nouveau, c'est la forme du prurigo secandi, qui traduit par des appareils plâtrés périodiquement renou* lés et par des injections médicamenteuses, pourvu qu'elles bot faites par « le spécialiste». C'est pour obtenir cette odernisation, que te moderne condamne la valeur du traînent conservateur pur. L'un de ses arguments les moins revus, c'est qu'il est trop coûteux (Gaz. des hôp. 9 1908,
ï — Ce chirurgien très moderne ne conteste pas les uèrisons : il se borne à nier les succès obtenus par d'autres, it en ville, soit dans les bois, soit dans les montagnes, soit
3 : à l'entendre, il y aurait nécessité de vivre à la mer. On demande une formule, comme on achète un article de ourniture ; de même qu'on veut l'article complet, on veut la rtflule absolue. C'est dans cet esprit qu'on proclame qu'un
conservateur pur ne peut pas être adopte comme
le générale de traitement. « Il doit être rejeté, en paraili-M-, lorsqu'il s'agit de malades de la classe ouvrière,
ou adultes, et des habitants des grandes villes, qui
le pou vent pas quitter ce milieu malsain » (1551, I.Vi.v Cette
de répondre à l'anxiété des familles éprouvées, de
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câbler par l'm«et«
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lui qui l'applique un travail incessant, qui observe une e de détails, suppute les éléments d'appréciation et renoue lorsqu'il y a lieu, l'adaptation du remède le meilleur
indications thérapeutiques les mieux élucidées. l cette sollicitude quotidienne de l'esprit, la manière lerne a substitué le procédé plus expéditif d'une formule
roque.
}ue les chirurgiens ne soient pas parfaits, c'est admis. ste à savoir si les médecins sont plus proches de l'idéal à vers les tendances modernisantes.
Selon le mot de M. le professeur M. Ide, « à peine le kiecin a-t-il reconnu une fièvre, qu'il prescrit une dose intipyrétique capable d'abattre tout le mécanisme calorine. Constate-t-il un peu d'agitation nocturne ? il donne une ►se d'hypnotique, qui impose le sommeil. 11 entend de la us et il prescrit des doses effectives de morphine, d'héroïne, s codéine ou de dionine. Beaucoup de malades absorbent usi, àdo3e énergique, au moins deux puissants modifica- ;urs centraux. Tout cela se fait alors que, souvent, le \agnostic sur la nature de la fièvre reste encore en uspens..... Et beaucoup de confrères s'habituent aux randes doses efficaces; et ils les répètent jour pour jour, amais ils ne songent à la possibilité d'une intoxication : amais les anomalies, que présente le cours d'une lièvre, ne
•ont attribuées aux médicaments prescrits !
» Nous voudrions jeter un cri d'alarme à tous nos confrères et leur dire : prenez garde! nos drogues modernes sont des agents violents, qui s'attaquent aux fonctions les plus précieuses et qui ont souvent une influence destructive très notable sur certaines cellules. — La plupart de nos antipyrétiques, quinine, phénacétine, etc., détruisent beau* coup d'hémoglobine. — On a vu le sulfonal donner, directement ou indirectement la dégénérescence granuleuse des Nina. — Ce n'est qu'exceptionnellement que ces actions
secondaires sautant aux yeux; mais il fau prévoir l'incidence.
\ e mi ii amenions pas A la légère; et tons pas les doses efficaces de nos drogues cours d'une lièvre mal déterminée et chez toc affaiblis ou tarés. Devant toutes les anrn
-Ieconr> -iuI*»vonsau moin
d'une intoxication médicamenteuse... « M eWes. Revue médical* de Loutai/t. n* 13, Lou let 190R, p. 206.)
Il faut donc le reconnaître : lo modernisme
tous lu <>t.'s; il nVst pas dans les drogues me
trouve plus inquiétant dans la manière de s'i
Mipi la iii- ; urgi
aussi Men que l'étranger.
Pour se débarrasser du fléau, il esl aux traditions : au lieu du bluff, il faut resta ui ctence;au lien des propos verbeux de l'arrivu l'observation et l'expérience dans la probité rlini
Fr. *ii eh*
REVÏIR PRATIOI