HANTISE DE L'ACCIDENTÉ
«i question se pose de plus en plus souvent, parce » chacun y apporte, ai oit pas de l'esprit de justice. is principalement une sentimentalité intempestive. r cette pente, on glisse tellement loin, qu'on a vu aber jusqu'à l'extrême d'une incapacité permancnabsolue, un accidenté, qui a été blessé sans aucun noin, qui n'a jamais présenté aucun signe objectif blessure, mais qui — étant malade — a eu le lent de faire valoir des signes subjectifs.
Tous les médecins experts ont constaté deux états patho- «giques distincts: une ancienne tuberculose pulmonaire c forme scléreuse, et simultanément une néphrite chronilie. Un premier médecin a supposé une fracture du ster- .uni; un second médecin a certifié la possibilité d'une tggravcition des maladies préexistantes et a conseillé à a Compagnie d'assurances de consentir à une rente de Ux pour cent par compassion. Des médecins experts ont fait la surenchère et le Tribunal a concédé une rente de quarante pour cent. Sur appel, la Cour a transformé la rente en maximum, parce qu'elle a prononcé que l'incapacité pormanente est absolue; et la rente ost égale aux deux tiers du salaire de base (1).
Dans I "entourage des accidentés, on connaît de nombreux faits du même genre, et on cherche à en tirer bon parti; c'est ainsi qu'on organise une sorte d'hêtéro-sugges tion : très naturellement l'accidenté y ajoute son auto-su ggestion; et la hantise devient systématiquement établie.
On en a remarqué une preuve, entre bien d'autres, dans le Bulletin médico-chirurgie il des accidents du travail (2). Une fille scalpée partiellement était guérie sans diminution aucune de la capacité de travail et sans dommage esthétiffue Apparent. C'était fini, lorsque vint la hantise habi-
1. Ce qui rend la. situation encore plus caractéristique, c'eal Tue ce malade était entré au service de son patron le matin même du jour où l'accident est arrivé vers 6 Vi ou 7 heures du matin... Il y avait de loues mois que ce malade n avait pas pu fournir le moindre travail.
2. Bulletin médico chirurgical det accidents du travail, I90fl; tom? I, pp. 520, 521.
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A ut ticntli ii- de raccldenl «lu travail
Par un arrêt du 28 juîlU-L 1908, la même Chambra
la même Cour remonte au principe même de la -/' l'accident C'est la base inéluctable...
q le L'on doit entendra pai ai cideûl in provenant rfi Vm tî<"i et violente d'une cause exUrieufi Cou&idét. d'autre part, gue la i» euve de Vacoideni ainsi u ineombt <> celui qui réclame h
il 1898: La Cour 2*. Considérant qu'il
suffit pas que la vi'inv il*- Peu&ch établisse que
■il mari, pondant qu'il conduisait un camion pour le
■u patron Beaudry, est tombé rie son siège
•Tir le sol et s'est fait dans sa chute une blessure an
nix suites de laquelle il a succombé; Qu'elle
doit démontrer que cette chut? est due à Va&
ine et violente d'une cause extérieur
a'elle l'a d'ailleurs si bien compris qu'elle a sou-
ses conclusions de première insl tnce que
■u mari avait été projeté à terre par l'effet -l'une
ousse ; Considérant que Beaudry a répondu à cette
ention en alléguant que l'enquête à laquelle il
procédé par le Juge de Paix du XI" arr.m-
it n'établissait nullement que oe fût par soi 6
d'une secousse que Peusch a été jeté à bas de la
are qu'il conduisait le 29 juin 1907, rue du Fau-
rg -lu Temple; Qu'au contraire il en résultait que
bute de Pcusch avait été causé" par un étourdis
.-ut. malaise auquel re dernier *'* t . i i t sujet; que.