LES EMPRUNTS D'UN JEUNE COMMIS
— Vous empruntez?... mais à qui donc?
— J'emprunte au patron. :
— Combien?
— De quatre à cinq piastres par semaine.
— Ah! ceci change la situation à votre avantage Voyons un peu. Comptons :
Salaire fixe de la semaine.......... 10 piastres FOR RRRE amas lo re .… bio —
Salaire emprunté au patron :
PS Lin ne 5 piastres OR Run e cors 260 — Pose HOME UE un +. 780 piastres
C’est joli pour un jeune homme de vingt-irois ans. Il y a longtemps que vous avez commencé les emprunts ?
— Cinq ans, Monsieur.
Cinq fois 260 nous donne 1.300 piastres. Le montant est déjà . ssez fort! Et votre patron est au courant de ces emprunts?
— Oh! mais pas du tout. Le patron est un homme chiche; il ne consentirait jamais à de pareils arrangements. Vous ne m'avez pas compris, Monsieur, j'emprunte à la caisse.
Le diable, riant. — Ah! ah! ah! Mais ce que vous faites là est très ingénieux, savez-vous, et surtout très commode... Pourtant, jeune homme, laissez-moi vous le dire; ne jouez-vous pas là un jeu bien dangereux? Votre patron n'a-t-il pas de soupçons? Si vous alliez être découvert.
— Oh! Monsieur, mon intention bien arrêtée est de remettre un jour cet argent à la caisse... Oui, tout, jusqu’au acrnier sou. Remarquez bien, je tiens à ma réputation; je ne vole pas, j'emprunte, et, ma parole d'honneur, je veux remettre tout un jour.
— Avez-vous commencé à remettre?
— Non, pas encore, je viens de vous le dire; la chose m'est impossible maintenant, j'ai trop de dé penses.
— Quand donc sera-t-elle faisable? Quand vous proposez-vous enfin de régler vos comptes?
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