‹ Misères humaines [microforme]Chapitre 118 sur 201 · EN VISITE · texte numérisé non relu

EN VISITE

n visite

voudrais n'ai pas aider de

ne vous profits, avec un vous de

gagner, sinon des louis d'or, au moins de bonnes piastres sonnantes.

Ouvrez les deux oreilles et écoutez.

Quand vous irez vendre du foin à la ville, mette le beau foin sur le dessus de la charge, bien en vue; le mauvais, le foin rouge, au milieu, et affir-

nez hautement à l’acheteur que le tout est de pre-

mière qualité.

Si vous devez vendre votre foin à la pesée, avant de partir, jetez une demi-douzaine de seaux d'eau dans la voiture, mettez du foin sec par-dessus et faites-vous payer argent comptant.

Le bourgeois verra bien qu'un habitant est assez fin pour lui jouer des tours.

Vous offrez des patates en vente : les grosses en dessus, les etites et les pourries, au milieu.

Même truc pour le beurre.

Du beau beurre frais, bien appétissant sur le haut de la tinette, le beurre de l'an dernier au centre; à moins que vous n'ayez l'audace de cet habitant qui, l'an dernier, vendait à Montréal des tinettes de glace, avec une couche de beurre par-dessus. Mais le tour est dangereux et ne peut pas se répéter... Aussi, je n'ose pas vous le conseiller. Tenez-vous-en à l'autre; reuardez la bourgeoise, bien en face, d’un air honnète et naïf.

Flle vous achètera votre beurre et le paiera un

DOn Drix DTrIX.

Inutile de vous indiquer en détail les petits profits que Vous pouvez faire sur les autres produits de votre ferme. Vous les connaissez,

De l’eau dans le lait.

Des œufs avancés mélés aux œufs frais.

Du sirop d'érable fabriqué avec de la cassonade etc., etc.

Quand vous aurez à vendre des animaux, là vor pourrez opérer plus en grand; mais l'exposé de c« finesses nous prendrait trop de temps.

Consultez les maquignons.

Ils en savent aussi long que le diabie.

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