DE CU NPA RON
— C'est là, je l'avoue un triste élat de choses dans une famille chrétienne. Vous avez bien tort, Madame, permettez-moi de vous le dire franchement, d'usurper une place qui ne vous appartient Pas, et qui revient de droit à votre mari. Il est le chef de la famille. I] doit commander et tous ont l'obligation de lui obéir; il doit diriger ses enfants, et au besoin les corriger et les punir, Votre devoir, à Vous, Scrait de seconder de tout votre Pouvoir l’action de votre mari, au lieu de la combattre d’une manière aussi insensée et aussi coupable.… .
Ecoutez ce que saint Paul dit aux femmes mariées : « Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur, parce que le mari est le chef de la femme. »
Voilà la loi de Dieu et l'ordre qu'il a établi dans la famille. Par une ambition secrète, dont vous ne vous rendez peut-être pas bien compte, vous avez changé cet ordre et Vous vous êtes substituée à votre mari dans le £ouvernement de la maison.
Je crains bien que Vous n'ayez à vous en repentir amèrement, Dans quelques années, vos enfants, les garçons surtout, mépriseront votre autorité, comme vous leur apprenez aujourd'hui à mépriser l'autorité de leur père, et, devenus des hommes, ils auront toute autre chose que des bénédictions
à donner à votre tendresse aveugle et coupable...
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Quant au mari, qu'il me permette aussi de lui parler librement. Il a granäement tort de se laisser ainsi mettre er tutelle par sa femme. Un homme doit toujours rester le maître chez lui, et toujours aussi il le peut, s’il a de l'énergie dans le caractère .t de la persévérance dans la volonté.
Qr'il sache seulement affirmer son autorité avec calme, mais avec fermeté. Qu'il se montre homme et chrétien tout à la fois.
Il y aura bien quelques scènes violentes à la maison; la femme criera, elle disputera, elle boudera, elle aura des crises de nerfs; mais si l'homme tient bon, elle finira bien par amener pavillon et se mettre à sa place. En abandonnant la lutte pour avoir la paix à la maison, l’homme ne fait preuve ni de courage ni de sagesse. Sa capitulation coupable ne sauvera rien; elle ne servira, au contraire, qu'à ruiner l'autorité domestique et à perdre les enfants.
Le D' X..., de Québec, fit comprendre d'une facon originale à sa femme la position qu'il comptait tenir à la maison.
Le lendemain des noces, il se présenta devant elle tenant d'une main une jupe et de l’autre un pantalon :
— Eh bien! femme, dit-il, que choisis-tu? Ja jupe ou le pantalon?
Et la femme de répondre en riant : — Donnemoi donc ma jupe, et laisse-moi trar ruille.….
— Alors, c’est bien entendu, c'est moi qui porte culotte à la maison... Et le docteur tint parole jusqu’au bout.