SITUATION DE LA FEMME
Vous vous amuserez bien au club... Vous êtes houreux avec vos COMpagnons... Mais n'est-ce pas là revenir à la vie du &arçon liFre de disposer de son temps à sa guise et de chercher les plaisirs qui flattent le mieux ses fantaisies? L'homme marié, le père de famille n'a-t.il pas de graves devoirs à remplir à la maison? Ne Prépare-t-il pas ainsi, à courte échéance, la ruine irréparable du bonheur domestique? Vous passez de joycuses veillées au club! Mais avez-Vous jamais songé à la situation que vous créez à votre femme, à la maison ?
Seule au foyer domestique, durant les longues
heures de la soirée, seule en face des devoirs nombreux et des tracasseries quotidiennes de la famille, seule avec ses réflexions, obligée de refouler au fond de son cœur des sentiments qui l'étouffent, de retenir des confidences qui la soulogeraient, la femme sent d'instinct qu'elle est négligée dans ses affections, humiliée dans sa position d'épouse et de mère et que désormais elle ne peut plus compter sur son mari pour partager un fardeau qui l’écrase.
Son dévouement n’est plus apprécié : ses soins, ses industries diverses Pour rendre la maison agréable à son mari ont manqué leur but. Alors, à quoi bon se donner tant de peine pour un homme qui ne lui en sait aucun gré!
Elle n'est plus Pour son mari la confidente et l'amie de cœur, mais simplement une maîtresse de pension, chargée de voir à son confort, à la tenue de sa maison, à l'éducation de ses enfants.
Etait-ce donc là l'existence que vous promettiez à cette jeune fille, quand vous lui demandiez de devenir votre femme? Si elle eût prévu qu'ordinairement il lui faudrait vivre seule à la maison, porter seule le poids des obligations domestiques, n'’eûtelle pas hésité à dire le « oui » qui lia sa destinée à la vôtre?
Vous vous ennuyez, dites-vous, à la maison, et voilà pourquoi vous allez au club.
Mais qui dit que pareil ennui ne gagnera pas aussi le cœur de votre femme? Savoir supporter la Monotonie d’une vie caline et réglée ne fait-il pas Partie des devoirs d’un homme marié et d'un chré-
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tien? On s'y accoutume du reste et l’on découvre bientôt que là seulement se trouve le bonheur sérieux et durable, Vous préférez fuir le sacrifice et imposer à votre femme une existence qui sera pour elle une souffrance continuelle, un martyre de chaque jour, en même temps qu'une des tentations les plus dangereuses et les plus irrésistibles. Ne pouvant plus compter désormais ni sur votre affection, ni sur votre Concours, demandera-t-elle à Ja religion la force de supporter avec résignation une aussi triste vie, et de rester quand même fidèle au devoir? Peut-être... Mais peut-être aussi, abattue et découragée, ne pouvant plus refouler au fond de son cœur les sentiments qui l’oppriment, prêtera-t-elle l'oreille aux voix perfides qui parlent autour d'elle, et cherchera-t-elle des consolations qui la mettront Promplement sur le chemin de la ruine... Or cette ruine sera aussi la vôtre et celle de vos enfants.
En laissant le foyer domestique pour aller chaque soir vous amuser au club, vous préparez peu à peu le divorce des CŒUrS, qui amènera peut-être un jour le divorce des corps et des existences. Que de jeunes ménages désorganisés, dès les premières années du mariage, par les absences prolongées du mari} Que de bonheur détruit! Que de tristesses ct de larmes à la maison, pendant que l’homme s'amuse et boit avec ses amis du club! Goutte à goutte, le cœur de la femme se remplit d'amertume.… Son affection se flétrit comme une fleur qui ne reçoit Plus la douce chaleur du soleil.
LE CLUB EST PATAL À L'ÉDUCATION pes ENFANTS
Quand, en effet, pourrez-vous donner à vos garçons l'attention et les soins que réclame Ja culture de leur âme? Vous êtes occupé tout le jour, vous, à vos affaires, eux, À leurs études ou à leurs jeux. Le soir, lorsque Ja famille entière est réunie à Ja maison, serait le temps favorable pour exercer cette influence salutaire: mais, vous dérobant à une obligation si grave, vous courez au club, laissant au foyer domestique femme et enfants s'arranger comme il leur plaira.
Encore une fois, quand donc essaierez-vous de former le caractère de vos £arçons, de pénétrer les secrets de leur Cœur, de les aider par de bons
conseils, de les encourager et de les soutenir par de bonnes paroles)
J'entends votre réponse :