LE PETIT GARÇON DE SEPT ANS
Non moins préjudiciable aux garçons sera ce Système d'éducation qui ne sait que flatter et céder.
L'enfant a grandi. Le voilà qui a dépassé sa septième année. Grâce à l’indulgence coupable de la mère, il montre déjà des tendances qui, non combattues, deviendrerc plus tard des défauts et des vices.
Il est paresseux et gourmand
Il vole des fruits, des bonbons, des sous.
Il est désobéissant et obstiné; menteur et jaloux.
Ne serait-ce pas le temps de vous rappeler, Madame, que vous avez la mission de former cette âme à la vie chrétienne, de développer les qualités, de corriger les tendances mauvaises qui plus tard deviendront des vices; d'apprendre à votre enfant à faire des sacrifices d'humeur et de caprice pour remplir son devoir envers Dieu et ses parents? Ces vertus nécessaires à la vie chrétienne ne sont pas naturellement dans le cœur des enfants. Il faut les leur enseigner par des leçons fréquentes et au besoin par des corrections sévères.
Mais cette femme n’a jamais fait qu'une chose jusque-là : céder à tous les caprices de son garçon. Le moyen maintenant de se montrer plus ferme vis-à-vis de lui, de le gronder, de prendre la verge! — Ÿ songez-vous?.… Faire pleurer cet enfant à qui
je n'ai jamais prodigué que des caresses! qui m'adore et que j'adore, moi aussi... Oh! non, jamais je n'aurai le cœur d’en venir à de pareilles brutalités.
Et vous cherchez toutes sortes d'excuses pour jus-
Là tifier votre garçon. — Il n’a pas encore de raison... il est si jeunel.… i 3 Il comprendra mieux plus tard, et, de lui-même, cn réformera ses mauvaises habitudes.
. Le contrarier maintenant, le battre surtout, ne . ferait q:.e lui aigrir le caractère, peut-être même lui faire détester sa mère! Oh! non, vraiment je n'ai pas le courage de voir pleurer mon fils. Attendons..… patientons,... cédons.… à Souvent même, par une coupable faiblesse, clle 5 empêchera son mari de remplir son devoir en corrica geant ses garçons. S'il les gronde, elle prendra e leur parti. S'il veut leur donner le fouet pour des a fautes plus graves, elle éclatera en sanglots et en . insultes. Devant les enfants, elle dira à son mi sl toutes sortes de choses déplaisantes et déplacées. du C'est la ruine de toute autorité, de tout respect... L'unique souci de la mère est de veiller sur la les précieuse santé de ses garçons. A la plus légère à indisposition, réelle ou simulée, il faut voir le mé: decin... Puis la mère se met à dorloter son pauvre ee chéri, à le choyer jusqu'à ce que le mal ait disparu. Quant aux maladies de l’âme, aux tendances vi- 2 cieuses qui produiront plus tard tant de ruines, la re!
mère n’en a cure