INSGRI PT J ON S LI H Y A N I TES
Slïil?2 Bussdawâl.
Ce nom nouveau échappe à l’analyse. Peut-être pourrait-on regarder comme répondant à J!J « prière, puissance, zèle ». — Slÿ serait-il pour
JLr® (< voyageant, oubliant »? Il sera préférable de supposer une autre racine et d’attendre de nouveaux documents.
N0 190. — Copies; à côté du bloc précédent, un rocher a été débité, presque en entier, en petits morceaux par les constructeurs de la voie ferrée; il était vraisemblablement couvert de graffites. En 1910 nous n avons pas retrouvé tous ceux que nous avions copiés en 1909; le suivant se trouve sur la partie qui reste debout (pl. CXXXII).
Ym n... ]T\V | 1QJ Nimr 'Atari . Hayiju.
iny pourrait être rapproché de 1 hébreu ijny, nom propre masculin
(I Chr. 26, 7); 1 arabe signifie « être fort, être puissant ». Le mot suivant a disparu, sauf le ta final. — l'in s’est déjà rencontré plusieurs fois.
X ’ 191. — Copies; dans l’ouâdy qui s’étend de l’est à l’ouest au pied de Tala at el-Hammàdi, au-dessous de la carrière méridionale de Hereibeh, nous avons relevé un certain nombre de graffites que nous reproduisons suivant la place qu’ils occupent sur les rochers, en allant de l’ouest à 1 est. Les premiers se trouvent sur un rocher isolé au sommet duquel a été creusée une tombe, v. p. 50 (pl. CXXXII).
"nï Suhay.
iirtv, d une racine « être clair », serait peut-être à expliquer
comme (Ibn Dor., 142, 21), par la forme diminutive J^.
N° 192. — Copies; sur le même rocher (pl. CXXXII).
TjSn '(nyrr Yala'hunn Malik (roi?).
]nyhv Le second élément de ce nom composé peut se rapporter à la racine ]:n, en arabe « avoir de la miséricorde, être favorable ». De cetle même racine, l’hébreu a comme nom propre pn (I Chr. 11, 43);
'oan (I Reg. 16, 1); rvoan ( Dan . 1, 6); cf. l’arabe (Ibn Dor., 320, 17). Eu safaïfique se trouve fréquemment (DM., Mission..., 102, 252, etc.).
N° 193. — Copies; sur le même rocher (pl. CXXXII).
Ce graffite répond au graffite minéen n° 75. On remarquera simplement en plus le n devant 'sa.
N° 194. — Copies; au même endroit (pl. CXXXII).
“jailisn î Tfja | b^anisn TamhamVil ’A'akk [de] du Ba'a[l\ Samîn.
baarran, composé de trois éléments : an « parfait, accompli », an « protéger », S N* « Dieu ». On pourrait traduire ce mot : « ’El protège complètement » ou « protection complète de El ». — « plus brave, plus
courageux », pourrait être une forme JJdl de qy = — pailla, nous
parait être pour ïaiirbsn; le b aura été omis ou aura été assimilé au ùr qui le suit. L’inscription n° 64, où est mentionné paizjbin, se trouve sur le même rocher.
N° 195. — Copies; au même endroit (pl. CXXXII).
ittbsn ha-Fals.
iubs rappelle l’arabe J* « monnaie, argent »; nom d'idole
(Caetani, Annali..., 9, 20).
N° 196. — Copies; au même endroit (pl. CXXXII).
■jysiï VJÎÜ Sad [des] du Yafa'ân.
tyûr. On remarquera la forme du Xü qui est renversé. Tout le graffite a un aspect minéen; du reste ces mots se rencontrent souvent en cette langue.
N° 197. — Copies; au même endroit (pl. CXXXII).
ïySH ïnsn Naamad (?) [des] du Yafa'ân.
Le dernier signe n’est pas certain. On notera sa forme particulière. Peut-être représente-t-il simplement un n. Dans ce cas, on lira naya à rapprocher de l’hébreu nain (Gen. 4, 22; I Reg. 14, 21); cf.
l’arabe (Ibn Dor., 308, 12) et [Kit. el-Ag., XVII, 19, 1. 20).
N° 198. — (pl. CXXXII).
Copies; sur un rocher voisin au nord du précédent
nnbn
Halbat.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
raSn, nom propre : existe en safaïtique (DM., Voyage..., 76; cf. Vogué, 267). En arabe, 'iAL-
N° 199. — Copie; au-dessus du même rocher (pl. CXXXII).
inb Labîd.
■nb a été trouvé, comme nom propre, en safaïtique (DM., Voyage..., 16j; cf. l’arabe xJ « sac de provisions suspendu pendant le voyage aux flancs du cheval »; nom propre d’homme (Ibn Qut., 43, 11; et Ibn Dor., 71, 9).
N° 200. — Copie; au même endroit (pl. CXXXII).
nbîon | riz? Sitt Hâmlah.
ni:?, nom nouveau; cf. tamoudéen n° 214. Peut-être pourrait-on le rapprocher de l’arabe « parole de blâme, de reproche ».
N° 201. — Copie; au même endroit, au-dessus d’une représentation grossière d’un homme (?) (pl. CXXXII).
□oiz? | TZiy 'Adb Samâvi
■nb Labid.
□où? est à rapprocher de l’arabe .»L~> « hirondelle » .
N° 202. — Copie; au même endroit (pl. CXXXII).
nbmn Haramlah.
nboin « interdiction de ’llah ».
N° 203. — Copie; sur le même rocher (pl. CXXXII).
tins | in | bxby ' Ali’ il fils de F alias.
hub'j « ’El est élevé » ou « hauteur de ’El »; cf. DM., Voyage..., 255. — tz?n2, cf. n° 270-
N° 204. — • Copies; sur un autre rocher, à côté (pl. CXXXII).
no^x p Fils de’ Ay mat.
noix p sera peut-être comparé à noix p (Glaser, 1081, apud IIart-
mann, Ar. Frag., p. 310; cf. Müller, Süd-ar. Alt., p. 15). Il ne semble pas que nous' puisse être comparé à l’arabe « veuve ».
N° 205. — Copies; sur le même rocher (pl. CXXXII).
1 | ]lbn Hulivân [des] du
■jONE Fd’mân.
pSn est à comparer à l’arabe « honoraire du prêtre » d’après Ibn L)or., 314, 1, ou bien « gratification, dot ». — pas. La première lettre ressemble à un y, mais nous restituons un s à cause de la fréquence du mot.
N° 206. — Copies; au même endroit ([>1. CXXXII).
rtbïN UhNi “bit Zaydlah (?) Yaras (fils de) ’Aylah.
“tStî devrait probablement être lu nbn; peut-être manque-t-il encore une lettre après le signe pris pour un -, de sorte que le mot reste dans l’incertitude. — uhN'1' pourrait être l’imparfait de U7"in; cf. n° 132. — nb’N, nom nouveau.
N° 207. — Copies; sur un grand rocher, à vingt mètres à l'est du précédent (pl. CXXXII).
□m~ Zaydhamm.
on, second élément de ce nom composé, peut être rapproché de l’arabe « louange, pleur », etc.
N° 208- — Copies; au même endroit (pl. CXXXII).
nbyn I 1S1 Rafad ( Rufayd ) Ta'alah.
TS1, trouvé en safaïtique (DM., Mission..., 363, 378). L’arabe ji signifie « donner, secourir ». — nbyn. Le second signe serait matériellement un 2 ou un y, et on lira Ta'alah ou Tafalah. Les deux racines Jjj et Jiy existent en arabe.
N° 209. — Copies; sur un autre rocher, à cinquante mètres à l’est, dans la même vallée (pl. CXXXIII).
yra njQTî
Zaydmanâl [des] Rata'.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
Sur la grande famille de Bata' qui avait sa résidence à Hâz, à vingt kilomètres au nord-ouest de Sana'à, voir Hartmann, Ar. Frag., p. 237 ss., 322, etc. Si cette famille a eu son efflorescence sous les Minéens, elle existait encore sous les Lihyanites.
N° 210. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII).
nnn Dîmat.
non, nom nouveau, pourrait être rapproché de l’arabe « pluie qui dure toujours ».
N° 211. — Copies; à quatre cents mètres plus à l’est, dans la vallée (pl. CXXXIII).
Sni Wâ’il.
N° 212. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII).
by"ia | ynn Harûs Mir'al ( fils de)
iN'iny ' Ammrâ’y .
ynn rappelle le nom propre hébreu ynn (II Reg. 21, 19). — bjnn, nom propre nouveau. Jiv , en arabe, signifie « glaive tranchant », de
« transpercer avec un glaive ». nbsno, en hébreu, est un nom propre de localité. — Le premier élément de ce nom composé est ny repré¬
sentant le dieu av ou le nom commun « oncle », n° 68, 5. — -unoy signifie « le dieu 'Amm qui voit » ou « l’oncle voit » ; à comparer l’expression biblique : Ns'i Sx nnss {G en. 16, 13).
N° 213. — Copies; sur un autre rocher, à vingt mètres plus à l’est (pl. CXXXIII).
niyiN SttSy * Ali' il ’Aysak (?).
bxby, cf. n° 203; on pourrait aussi lire Sn ay pour b>my. — dernier signe est douteux. Peut-être faudrait-il lire simplement répondant au nom déjà expliqué
N° 214. — Copies; sur les rochers de Tala'at al-Hammâdi, auprès de la grande paroi rocheuse où a été creusée la carrière principale, un peu au nord-ouest (pl. CXXXIII).
MISSION ARCHÉOLOGIQUE EN ARABIE, robn | p | îjp-nî? ' Abdqayny fils de Malikah.
ipïus; « serviteur de Qayny » d’après n° 54 s. up, qui a été rapproché de ijip, pourrait aussi être comparé à l’arabe « possesseur », quoique avec moins de raison. Mais pour bxjp, par exemple, fréquent en safaïtique (DM., Mission..., 173, 369 etc.), on l’expliquera fort bien par « ’Ël possède » ou par « possession de ’El ». — nsbn est à comparer à l’arabe LCU (Yaqut, III, 646); cf. rpbn, Gen. 11, 29 etc.; Nomb. 26, 33.
JN° 215. Copies; en allant vers 1 ouest, à une distance de cent mètres environ sur la paroi rocheuse, auprès de la représentation d’un animal fantaisiste dont on peut voir la reproduction entre les nos 217 et 216 (pl. CXXXIII).
'33 Bany.
’33 peut répondre au nom propre hébreu 133 (II Sam. 23, 36), ou m {Nêh. 9, 4).
N° 216. — Copies; au même endroit; grandes lettres (pl. CXXXIII).
« I ]3 | robn Halakat fils de ’Yâs
l^S'l I iy [des] du Yafaân.
rijbn est à comparer au nom du roi de Saba m>obn et à nabn (Hartmann, At . Frag., p. 258 et 266). — pS'H. Le t n’a pas la barre transversale au milieu, mais il ne saurait être douteux, à cause de sa position devant le mot si fréquent pgi.
N° 217. Copies; au même endroit; devant la gueule de l’animal fantaisiste (un chien?) (pl. LXXX1X et CXXXIII).
bl Râkil.
Même nom qu’au n° 141.
N° 218 — Copies; sur la même paroi, un peu à l’est (pl. CXXXIII).
13 Par du
13ÜT Sabar.
13Ü? peut être comparé au nom arabe (Ibn Dor., 70, 7).
N° 219. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII).
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
yiun iby 'Aly ha-Tarad.
ÿnan, nom nouveau. La racine ne se trouve pas dans les lexiques mis à notre disposition.
N° 220. — Copies; au môme endroit (pl. CXXXIII).
■jnSitf T>T Ziyâd Salhân ( ’llahân ?).
T>T. Le premier signe ressemble plus à un' minéen qu’à un t lihyanite; on fera la même remarque pour le il? du mot suivant. T>' répond à l’arabe — inbii? est un nom nouveau. Peut-être pourrait-on lire p-iba.
N" 221 (1). — Copies; caractères minéens; sur la même paroi, une quinzaine de mètres plus loin, vers l’est, à sept ou huit mètres au-dessus du sol (pl. CXXXIII).
ïn D'OU? Sukaym (/ Ils de) Su-
Sn'iS laymâl.
ü'Ott? est vraisemblablement un diminutif de cou?, nom propre en hébreu ( Nomb . 26, 31 ; Jos. 17, 2) ; cf. inbnstt? (Lidzbarski, Handbuch...), et l’arabe /*&> (Ibn Dor., 315, 3), et Ï^LCa. (Ibn
Dor., 87, 17). — Le nom bnibï peut être un nom propre de la forme
JJe de la racine nbï; cf. l’hébreu llicSx, prince de Madian ( Jug . 8, 5) et
l’arabe (Ibn Dor., 293, 18). On supposera dans ce cas que le S final
est mis pour un min.
N° 222. — Copies; à l’ouest de la précédente, à côté de l’inscription minéenne n° 31, à cinq ou six mètres de haut (pl. CXXXIII).
p'iaii? |V»]n IJ[ayyu\ Sâmirîn.
Du premier nom, nous n’avons transcrit que le n, mais le mot se restitue. — Sur yiaü? v. n° 181. La finale “p est la terminaison du pluriel.
N° 223. — Copies; à l’ouest du précédent, sur la grande paroi de rocher (pl. CXXXIII).
□mn Hamram.
(1) Ce graffite a été oublié dans la collection des graflites minéens; c’est pourquoi nous le reproduisons ici.
□icn est à rapprocher du safaïtique mn (DM., Voyage..., 82);cf. l'arabe iy**. (Ibn Dor., 58, 7) et l’hébreu lian (Gen. 33, 19 etc.).
N° 224. — Copies et estampage; caractères négligés; longueur 0m, 1 0 ; largeur 0m, 17 ; au sud des sphinx (pl. XC et CXXXIII).
njnia
Taba 'ah
DÏ3,
Budm
fils de
nbâ
Dillali.
nsma peut être un nom propre niyaia ( Esdr . 2, 43); cf. n° 224. U paraîtrait moins probable de voir dans nyi'û le verbe suivi du pronom suffixe n et de traduire par : « il l’a gravé ». — aîn pourrait rappeler l’arabe « intelligence, force ». Cf. le nom propre (Yaqut, III, 401). — p semble très plausible comme lecture, quoique le min n’ait pas une grande inflexion et qu’une série de points paraissent l’unir à la barre de séparation. — nS"T pourrait être rapproché du safaïtique ln (DM., Mission..., 292). De la racine l’arabe a formé un nom propre féminin, six» (Yaqut, IV, 469).
N° 225. — Copies et estampage; caractères très nets, gravés sous la porte d’une tombe, sur la grande paroi de rocher, uu peu au sud des sphinx; longueur 0m,26; largeur 0m,10 (pl. LXXXIX et CXXXIII).
h 'J | an lAly a achevé.
□n peut être regardé comme le parfait du verbe p « être achevé » et « achever ». — S V ne répugne pas à être rapproché du nom proprets. On aurait ainsi l’indication que la tombe creusée au-dessus a été achevée par un certain Àly. — hy | on pourrait aussi être comparé à p.
N° 226. — Copies; caractères minéens. Sur une roche détachée, en avant du précédent (pl. CXXXIII).
ÏJ3
Marâm Sulayl [des] du ’El bany.
bburmn est composé de me (v. n° 307) et de bbu; (v. n° 39). — ijabx'T. Le nom de clan ou de famille ’Elbany s’explique aisément; les sont mentionnés dans CIH., 287, 7; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 236.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
N° 227. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII).
aby 'Ulla\
nSï? est à comparer à l’hébreu aSv, nom propre d’homme (I Chr. 7, 39) et à l’arabe (Ibn Dor., 110, 4).
N° 228. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII).
iSï'! | rUDTJ Zaydmanât et Zadlar(?).
Le premier mot est fort connu, mais le second est absolument nouveau. Les signes sont assez nettement tracés pour écarter la restitution de nbi*. Peut-être le graffîte est-il incomplet à gauche, par suite d’une cassure de la pierre.
N° 229. — Copies; à côté de l’inscription n° 66, au-dessus d’un tombeau (pl. CXXXIII).
3iz?p | nlnm Wahablah Qasb.
nitfp pourrait être rapproché de l’hébreu üttip « attention » ou de l’arabe « datte dure et mauvaise » (1).
N° 230. — Copies et estampage; au même endroit; caractères développés, réguliers et clairs; longueur 0m,75; largeur 0m,30; hauteur moyenne des lettres 0m,12 (pl. LXXX1X et CXXXIII).
Nahasdabb
11ÎN | 11)2 Maran a pris.
Dans JS., Mission..., I, p. 251, on a essayé d’expliquer un mot qui se rapproche beaucoup de : c’est Siaittru écrit avec un n au lieu d’un
V ; le même mot se trouve à Hereiheh, en minéen, nos 135, 168. On constatera l’analogie entre les deux noms; le premier élément itfnj reste commun; mais on maintiendra la distinction à cause du second élément. 2ï rappelle l’arabe (i?Z?v 1913, p. 100) et l’hébreu nsr [Lév. 11, 29). L’arabe connaît comme nom propre d’homme (Ibn Dor.. 111, 9) (2). — lin, cf. minéen n° 203.
(1) Nous estampons tout près de ce graflite le même nom de gravé avec beaucoup de
soin (pl. T.XXXIX, n° 229l‘u).
(2) Y aurait-il un rapport entre 3Y et 213? Les caractères pour rendre le premier signe sont différents. Le lihyanite a un signe spécial pour rendre le 12. Or ici nous avons celle lettre
N° 231. — Sur la porte d’un tombeau, au même endroit. Copies et estampage; caractères indécis, négligemment tracés sur la roche non aplanie; le dernier mot est illisible. Longueur 0m,64; la hauteur des lettres varie entre 0m,02 et 0m,08 (pl. XC et CXXXIII).
| bny I ï I bnoi Yamhal et "A Hl.
Snai. Tous les signes sont à noter : le premier est un xyod grâce àsa petite boucle de droite; le second a la seconde barre de gauche trop développée pour être un S et par conséquent doit être pris pour un n; le troisième est un n mais n’est pas sans analogie avec un n. Le mot Snai est un nom nouveau à la forme de l’imparfait; il peut être rapproché de l’arabe (< il va doucement ». Sur l’emploi douteux debnn, v. DM., Mission..., p. 223. Le ivaw suivant se trouve entre deux barres de séparation : celle de droite est très développée. On pourrait se demander si cette barre avec le signe pris pour un waw, ne forme pas un 1 ■ — Dans le mot suivant, bny, le n n est pas absolument certain, bien qu’il demeure très plausible. Le mot sera comparé à l’arabe Jé£ « être dans l’abondance » ; cf. l’hébreu ibny (. Esdr . 10, 28) et rnbny (I Chr. 8, 26).
X° 232. — Au même endroit. Copies et estampage ; caractères gravés avec négligence sur la roche fruste; longueur 0m,50; hauteur moyenne des lettres 0m,05 (pl. LXXXIX et CXXXIII).
ma* 73ÿ lAbd ’ Abtawb.
Le second élément du nom, iniN, assez certain comme lecture, est sans doute composé lui-même de deux parties : un « père » et un à rapprocher vraisemblablement de « convertir ». Dans Qorân, 2, 35, 51, etc.,
(< Ie convertisseur » est un des attributs d’Allah; l’arabe connaît
comme nom propre (Ibn Dor., 182, 15).
N° 233. — Copies et estampage. Inscription placée sur la porte d’un tombeau; elle a dû être coupée par un agrandissement de la porte. Les caractères sont nets, très développés. Le fragment de droite mesure 0m»67 de long sur 0m,17 de large, dimension de Yalefj le fragment de gauche a 0m,41 de long sur 0m,17 de large également, dimension du
encore un peu indéterminée, que nous avons transcrite par Une simple différence de prononciation vulgaire suffirait-elle pour expliquer la différence d’écriture?
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
nûn final. Müller, Epigr. Denkm., 50, 51, a reproduit cette inscription dans deux numéros différents (pl. XC et CXXXIII).
pan [niÎN | iir]N | p | nu/na
Mahsah fils de ‘A \ios a pris] ce lieu.
nana est considéré par Müller comme étant formé de yu=». « être rempli » ou « avoir une respiration difficile », comme (IbnDor.,
245, 15) est formé de « protéger ». Le premier fragment s’arrête après N; on peut restituer ax. Le fragment de gauche contient pan qui sera comparé à l’arabe JXJ! « le lieu ». Auparavant, on restituera le mot in N « a pris » ; cf. n° 72, 4.
N° 234. — Müller, Epigr. Denkm., 30. Au même endroit; copies et estampage; caractères développés et bien gravés; longueur 0m,34; le y, la lettre la plus grande, mesure 0m,14 de haut (pl. XG et CXXXIII).
nïSN* ’Afsah.
ni’SN est à rapprocher de l’arabe (Ibn Dor., 196, 8) de la racine « séparer ». En nabatéen, on a aussi nïSN (JS., Mission..., I, p. 155 et 180).
N° 235. — Copies et estampage; à quelque distance du précédent vers le nord (pl. CXXXIII).
HïSN ’Afsah.
C’est le même nom que le précédent; mais on remarquera la forme spéciale de Yalef, qui n’est pas achevé.
Nu 236. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII).
□Sa Mulimmu.
□Sa est un nom nouveau; on le rapprochera de l'arabe Jy « fort, dur » ou bien de « blâmé ».
N° 237. — Müller, Epigr. Denkm., 33. Copies et estampage; caractères assez réguliers; longueur 0m, 16 ; largeur 0m, 1 1 ; hauteur moyenne des lettres 0"‘,03 (pl. CXXXIII).
iim
□SitfN
Davos
’Aslam.
WVT est certain comme lecture au lieu de Ruwâs de Müller. Il est à rapprocher de l’arabe « fouler aux pieds » (Ibn Dor.. 291, 8); cf. l’hébreu liifH et p’tin, nom propre d’homme (Gen. 36, 25) et nom d’une
tribu iduméenne (Gen. 36, 21). — aSêm répond à l’arabe JÛÎ, nom
propre d’homme et de tribu (Ibn Qut., p. 51 et 54); le nom a été trouvé en minéen, n° 105.
N" 238. — Copies; au même endroit; le graffite est dans un cartouche (pl. CXXXIII).
njasn Ncfam[ma]nât
13 p fils de Faiv
• TT [des] du Da[da]mj.
ruoyj. Le g laveur aura vraisemblablement oublié un q après le q de □i;j; car on sera porté à interpréter le nom par « grâce de Manât ».
13, rapproché de l’arabe J, signifierait « bouche » ; cf. l’hébreu nMs, nom propre d’homme (I Chr. 7, 1) et ni3 (Gen. 46, 13). — ^.^'. Le troi¬
sième signe est illisible; faudrait-il restituer un "T et lire ijtt, en y voyant une relation quelconque avec Dedan?
N° 239. — Copies; au même endroit (pl. CXXXIII .
nynui Sama'ah.
L’hébreu connaît, comme nom propre, nj/DUÎ (I Chr. 12, 3) et (IChr. 3, 5).
N 240. Copies et estampage; au même endroit, dans un cartouche (pl. XC et CXXXIII).
“irpNTQ Maryahîr.
De ce nom composé, le second élément irp est peut-être à rapprocher de nom propre d’homme (Hamdany, 101, 24).
N° 241. Miller, Epigr. Denkm., 48. Copies et estampage; caractères nets, en relief; longueur O"1, 25, hauteur moyenne des lettres 0m,05; sur la paroi, dans un enfoncement (pl. XC et CXXXIII).
cUdbat.
INSCRIPTIONS LIHYAN1TES.
nmy rappelle l’arabe jJæ « d’une nature généreuse et magnanime »; pour la forme cf. l’arabe ï'Jk (Ibn Dor., 51, 4).
N° 242. — Copies; à côté d’une marque de la porte d’une tombe, v. p. 58 et pl. XXXIII, 3; lettres négligées (pl. CXXXIII).
Ti y cAwd.
T y est à rapprocher de l’arabe ùA (Ibn Dor., 169, 1). Le même mot, gravé à côté d’un dessin analogue, est écrit d’une façon encore plus négligée : peut-être pourrait-il se lire ici ins.
N° 243. — Copies; auprès d’un dessin analogue (pl. CXXXIII).
nrmy Abdhatt.
nn, second élément de ce nom composé, est un nom de dieu ou de héros. Peut-être se trouve-t-il dans le nom de tribu (Kit. el-Ag., I, 33 etc.), malgré l’explication un peu simpliste de Ibn Dor., 304, 18. Dans une de nos copies, prise sous une autre lumière, on lirait de préférence nrmy ~ « serviteur de la maison ». En nabatéen on a
trouvé «nu Nia « Seigneur de la maison » (JS., Mission..., I, p. 213, etc.).
N° 244. — Copies; à côté d’un dessin analogue (pl. CXXXIII).
naSinn Maslamah.
nabùra est à comparer à l’arabe 'ikl LL» (Ibn Dor., 270, 15) ; cf. n° 300.
N° 245. — Estampage; caractères martelés à dessein et rendus presque illisibles; longueur 0m,35; largeur 0ra,14 (pl. CXXXIV).
TiyN | p . îrzr . 3 Asad
ymoy | iyN *Aws c Ammîratcf .
Tous ces noms sont connus; ymay est fréquent en minéen.
N° 246. — Estampage; caractères à traits doubles légèrement gravés; longueur 0m,44; hauteur moyenne des lettres ()'", 08 (pl. CXXXIV).
nrinmy c Udbatbati .
Nom composé dont le premier élément nmy s’est rencontré au n° 241 ;
le second élément ra pourrait être comparé à l’arabe cUj « coupure, séparation » ou mieux à l’arabe « maison ».
N° 247. — Copies et estampage; caractères nets et bien gravés; longueur 0m,42; largeur 0'", 1 9 ; la hauteur des lettres varie entre 0m,04 et (T, 10 (pl. XC et CXXXIV).
7 ' riy cAbd
(n)Sjny | nSl Zaydlah ( fils de) cAtanl[ah].
bjny. Le S final parait assuré d’après l’estampage, quoique nos copies portent un 1. Le nom bjny est nouveau et ne s’analyse pas facilement. Peut-être faut-il le compléter en nbany; cf. l’hébreu b>OJny ( Jos . 15, 17; Jud. 1, 13).
N° 248. — Placé au-dessous du précédent, dans la même disposition que pl. XC et CXXXIV. Copies et estampage; caractères très nets; longueur 0m,79; la largeur est celle des lettres d’une dimension moyenne de 0m,09.
Uh N ’Ars
ùrs1 | raÿïfrOQ Mara du âàbat ’Aws.
un n est peut-être un nom isolé d’après l’estampage : les caractères diffèrent un peu de ceux des mots suivants : Yalef est minéen plutôt que lihyanite. Ce mot pourrait appartenir au n° 347. Sur ce nom, v. n° 132. — Üm « ’Aws » détermine « Mara’ du Gâbat » : — >nn, dans le sens de « Seigneur », est surtout himyarite.
N° 249. — Sur le même estampage, nous lisons à droite, au-dessous de nid, les deux mots suivants (pl. XC et CXXXIV).
nnaur m Zayd Samâtah.
Dans ti 7 le T est un peu incertain. Le ' est minéen. — nnnur, v. n° 126.
N° 250. — Muller, Epigr. Denkm., 47. — Copies et estampage; caractères développés, assez nets, pas très soignés. A gauche, la roche a été coupée intentionnellement et notre graffite a un peu souffert; longueur 0m,40 ; largeur 0m,23 ; hauteur moyenne des lettres 0ra,08 (pl. CXXXIV).
... 'laitfN Yr inv | p ... nïrn | p | bby;
fils de Sahâr Zayd ’Asmâii...
Sulayl fils de Haddah...