IN
Sur la paroi occidentale de la première colline, à l’est de celle sur laquelle ont été relevés les graffites précédents (2) ; grosses lettres.
□Sur imv n nynn toi
Qu’il soit fait souvenir de Muterai fils de Gawtu. Paix!
nyrrn, le deuxième signe, décapité, ne peut être qu’un n ; les deux barres ne permettent nullement la lecture njnn. Ce nom propre est nouveau; il correspond à l’arabe « mariage temporaire » ou « jouissance », de la racine ^ « jouir ».
Au même endroit, tout à côté du précédent. Lettres gravées très profondément.
nom Rahmah.
Le dernier signe, bouclé dans le bas, doit être un n plutôt qu’un n; quant au premier, nous y voyons un i de préférence à un ■?, à cause du petit crochet qu’il y a à gauche dans le haut; les i sont toujours droits. Ce nom égale le syriaque et l’arabe « miséricorde »; on sous-
trope) de la reine Chouqâilat » ( Rec . d’arch. or., II, p. 380 s.). — 'Exei 8’ ô PaatXsù; ènirpono-i twv £ratptov «va, xaXoujJievov à8sX<p6v (Strabon, XVI, 4, 21).
(1) On en a un exemple typique dans la personne de Syllæos, l epilrope du roi Obodas II (ef. Clermont-Ganneau, Rec. d’arch. or., VII, p. 313 ss.).
(2) Cette première colliue en allant vers l’est, répond à la partie méridionale du groupe des tombes qui porte la lettre E dans le plan d’ensemble. Ce grafïîte et le suivant sont situés à peu drcs à l’ouest des tombes E 11 ou E 12.
INSCRIPTIONS NARATÉENNES. 213
entend naturellement le nom de Dieu. Cf. *13! 'U2.J n. pr. masc. (Yaqut, II, 715). Si on préfère la lecture nam, ce mot peut répondre à ^j, « foule, presse » et à
Sur la paroi nord-est d’une colline rocheuse faisant face, à 1 ouest, aux deux graffïtes précédents. Il y a là les débris d’une stèle entourée de nombreux graffïtes illisibles; celui que nous donnons est à une dizaine de pas à l’ouest de la stèle, à trois ou quatre mètres de haut.
*imy D Sa Salut! Gawtu
vn 12 fils de f/ayyu.
Au même endroit, à une quinzaine de pas plus loin vers l’ouest, sur un grand rocher isolé situé à l’extrémité occidentale de la colline.
•jipi «^2, ipiy Salut! Gawtu fils de Hayyu.
11 s’agit vraisemblablement du même individu qu’au numéro précédent.
Au même endroit et sur le même bloc, ainsi que les trois numéros suivants.
A bel obodat petitde Taymallahi.
12 12 pourrait bien n’être que la répétition du mot 12 due à une distraction du scribe; mais rien n’empêche non plus de traduire le texte tel qu’il est écrit en donnant à ia 12 le sens de petit-iils. Nous avons eu à faire la même remarque à propos du n° 157.
(?) imn ion* 12 ioSutn dS vj
Salut! Aslamu fils de ’Amu des Haritli (?).
ion, cf. nox n° 27, 2 et le safaïtique dn (DM., nos657, 728, etc.). Le dernier mot pourrait être lu imsn, irvnn et mieux min, qui appartient à llarith. Ici Harith doit être un nom de tribu.
D’n 12 nny nSc Salut! * Aziray fils de Hayam.
nny, l’avant-dernier signe paraît être un 1 et non un On pourrait rattacher ce mot à la racine « abonder », d’où^â « abondant », on « réprimander », sans parler du syriaque i^ji « enveloppé ». Malgré l’irrégularité de transcription que cela supposerait, on serait bien tenté de faire appel à 1 hébreu Tty = syr. ;*>. « secourir », de l’arabe « excuser quelqu’un ». On obtiendrait ainsi en effet un hypocoristique tout à fait satisfaisant. Nous avons eu l’occasion de signaler quelques exemples de 5 rendu par ?, ce qui donnerait une certaine consistance à l’hypothèse
hasardée (1). — D’n, cf. ia’n {CIS., II, n° 338, 3), et l’arabe Xi « nomade ». '
“l’iSD 73 D2731R Euphronios fils de Matiyu.
Dans une des grandes inscriptions funéraires, n° 32, 1, 2, nous avons rencontré un Matiyu , stratec/e, fils d’ Euphronios . Comme ces deux noms sont assez rares, volontiers on supposera que notre graffite mentionne un des deux personnages du n° 32, ou bien Euphronios père de Matiyu, stratège, qui eût été en même temps fils d’un autre Matiyu, ou bien Matiyu, stratège, fils d’Euphronios, et père d’un second Euphronios. Dans les deux cas, le petit-fils aura porté le nom de son grand-père, ce qui était assez ordinaire.
En continuant une centaine de pas vers l’ouest, sur la paroi nord d’une colline.
12 Vpyttt 7’27 Qu’il soit fait souvenir de Sulaydu fils de
oSttfi 2T23 *lO’n Taymu, en bien! et paix!
ïvyw a déjà été rencontré plusieurs fois, nos 10, 1; 36, 1 etc. Ici un défaut de la pierre dans le bas de l’avant-dernière lettre pourrait faire songer à lire ■D’jnr, nom bien moins probable que le précédent.
Sur la même paroi, un peu plus à l’ouest.
(1) On pourrait lire aussi VDïJ? qu’on rapprocherait alors de RfUJ? n. pr. [Esdr. 10, 27).
INSCRIPTIONS NABATÉENNES.
muy ta |bn3 toi
Qu'il soit fait souvenir de Kahelân fils de Ganimu.
fms, cf. n° 19, 1, 5.
Au même endroit.
13 abll?3N yoi Souvenir de ' Absalam fils de
lin Hayyu,
□bv?3R correspond au nom biblique de d lbtt?3N, Absalon, le fils rebelle de David.
Sur la même paroi, un peu plus haut à droite. Caractères très nets et bien soignés.
dSu.t mis? 13 ny3Q Mun 'at fils de Gawtu } salut!
Noms bien connus. Au-dessous il y a encore deux autres graffites en mauvais état.
Sur la paroi du sud de la première grosse colline à l’ouest des tombes F, avant d’arriver à la tombe inachevée reproduite pl. L1V.
V31in. 13 nin Huru fils de 1 aimai .
bn répond exactement au nom propre biblique ’obn (. Num . 13, 22, Jos. 15, 14’, Jud. 1, tO; II Sam. 3, 3; 13, 37).
Au même endroit, au-dessous du précédent.
N*anS loi Qu’il soit fait mention de Fahmâ.
La seconde lettre du nom propre, un peu détériorée dans le haut, pourrait être un n ou un n; nous lisons de préférence un n à cause du mouvement inférieur de la haste de droite. On rattachera ce nom soit à la racine « égaler, ressembler », soit plutôt à l’arabe ^ « être
très noir » d’où « charbon », syriaque (1). Le mot ^ « im-
(lj L'analogie des noms propres en usage dans le pays rend de telles appellations tout à lait vraisemblables. Un Arabe de notre connaissance est appelé Habas, « Abyssin ». Comme nous
portant » fournirait encore un très bon rapprochement. Cf. aussi le safaïtique pris (DM., Voyage..., 268).
Dans l’ouâdy Madbah, sur la route de Médâin-Sâleh à Teima. Voir l’Itinéraire, p. 111.
m ïsbü dSut . Salut! Salafu fils de Sakru.
I3bur, le ur est incomplet mais paraît néanmoins certain. Cf. l’hébreu nom d’un des descendants de Sem ( Gen . 10, 26; I Chron. 1, 20). On trouve dans les tables de Yâqùt le surnom de ^àLJt. Les substantifs
arabes wiU. « ancêtre », et peuvent fournir aussi tous les trois
un nom propre excellent. Les inscriptions sinaïtiques ont fait connaître NisSu;, mais les deux dernières lettres ne sont pas sûres (Euting, Sinaït. Inschr., n° 544). — rm, nom nouveau répondant au palmyrénien et à l’arabe ^ (Yaqüt, Regist...) ou /Il (Yaqut, IV, 333). Ce dernier est encore assez employé à Jérusalem. Cf. aussi le lihy. -ptf.
Dans la même vallée, huit minutes plus loin (Hdber, Journal..., p. 1,0 2, n° 28 et Euting, N abat. Inschr., p. 13, n° 42, 1. 1).
ICTI 13- Qu’il soit fait mention de Taxjmu.
On notera l’orthographe isi pour tsi. — A côté est écrit en rare gros caractères le mot dSu? ; le nom propre qui l’accpmpagnait est effacé.
Au même endroit et tout à côté, en vieux caractères assez voisins de l’hébreu carré. Copiée par Huber et Euting (Huber, Journal..., p. 402, n° 27 i Eüting> Nabat. Inschr., p. 13, n° 42, 1. 2) ; interprétée parle Corpus (CIS., Il, n° 120). Nos copies diffèrent sur quelques points de celles de nos devanciers. Nous proposons de lire :
demandions la raison de ce nom, on nous raconta que le jour de sa naissance quand on l'avait présenté à sa mère, celle-ci en voyant son teint brun s’était écriée : « Mais c'est un babas! >, El
e nom lui est reste. Il eût été un peu plus noir qu'on ne se serait point fait faute de l'appeler Fanent, « charbon ».
INSCRIPTIONS NARATEENNES.
sbaizma m ami abu?
Salut! Waddhumm fils de Naliasgallâb.
Après le mot obtt? qui semble bien, devoir être restitue, le nom piopic nous a paru débuter par un 1 et non par un s comme dans les copies de lluber et d’Euting. Ces deux explorateurs auront peut-être pris un défaut du rocher dans le bas de la lettre pour une barre horizontale d’un s ; il est à noter que la même confusion se reproduit dans le mot 12 écrit chez eux
za . ami serait un composé du nom divin “n et du substantif « soin, souci ». Par sa forme, ce nom propre appartiendrait plutôt A l’arabe du sud; mais ni = est aussi très fréquent dans les inscriptions sinaitiques, sbiOTJ pourrait être composé de ©na « serpent » ou « cuivre » et du verbe « importer, réunir ». La présence de Tl dans le
premier nom inviterait à voir dans le second le mot de tyna « serpent » relevé plusieurs fois à Médàin-SAleh et à el- Ela dans le nom propre minéen smn: (min. n° 1, 3). Mais le sens de ne paraît pas alors
très approprié ; on ne peut guère songer a 1 hébreu et a. 1 araméen 2S.1 « raser », à moins qu’il n’y ait là-dessous quelque mystification qui nous
Taymu fils de Halfai.
isbn 11 îaTi
Nous avons déjà trouvé comme nom propre *^>n, n° 121, et plusieurs fois isbn, nos 36,1; 53. La nouvelle forme de ce nom, 'sbn, a été transcrite en grec, dans le Nouveau Testament, par ’AAça-oç, Marc. 2, 14; Mat/h. 10, 3, etc. ; dans tous ces passages, le syriaque porte
A Seqeiq ed-Dib (p. 120), quelques pas au sud de l’entrée de la gorge au fond de laquelle se trouve le gadir; sur la paroi de la montagne qui regarde l’ouest, à plusieurs mètres du sol.
Salut! Bagrat fils de Nadru, en Van 36 de Bab’el.
•ma 12 mas obœ bssib 36 naW2
mua, cf. nosll, 2; 12, 1. — ira, on remarquera le point placé au-dessus de l’avant-dernière lettre et qui peut-être était un signe caractéristique pour distinguer le 1 du t Nous avons noté la même particularité à propos
MISSION ARCHÉOLOGIQUE EN ARABIE, du n° 181. Le nom propre Nadru est nouveau en nabatéen, mais facile à
analyser. Il répond à l’arabe et au syriaque iljj « vœu, chose vouée » (1); on trouve l’équivalent ru dans les inscriptions safaïtiques (DM., 219; Vog., n°228). — Nous avons fait ressortir dans la Revue Biblique, avril 1911, p. 273, l’importance historique de ce petit texte qui prouve que Hab’el II a régné jusqu’en l’année 106 de notre ère.
Au même endroit.
Nïsn 71 min dSit Salut! Taymu fils de Tafsa.
Nous avons déjà rencontré plusieurs fois le second nom.
Au même endroit. L’écriture dans les trois dernières lettres est assez curieuse et vaut d’être notée comme il ne peut y avoir aucune difficulté de lecture. Voir le fac-similé.
’nWn Taymallahi.
Au même endroit.
□Su? nnip Qayâmat, paix !
Ce nom propre nouveau rappelle mip n. pr. masc. assez fréquent dans les inscriptions sinaïtiques (CIS., II, nos 822, 825, 1146, etc.); on l’a rapproché de naip à son tour peut être comparé à ce même nom, la terminaison n ne modifiant pas nécessairement la forme.
Au même endroit, un peu au nord des précédents, dans le bas.
iSni min dSizt
Salut! Taymu fils de Wà’ilu, arpenteur.
nSi 3 répond exactement au syriaque fui « mensurator ».
(1) On peut le faire dériver aussi des formes hébreu « voué, consacré à
Dieu », car on a pu voir à propos de l’écriture 73-7 pour 1737 que le 1 n’était pas nécessairement rendu en nabatéen. Cf. n” 318.
INSCRIPTIONS NABATÉENNES.
Au même endroit, à l’entrée de la gorge, sur la paroi méridionale.
□Sl27 ]N’ON 13.
’ Udaymân fis de ’ Umayân , salut!
psnx, nom nouveau qui se présente comme le diminutif de ms* n. pr. fréquent dans les inscriptions safaïtiques (DM., Mission..., 182, 297, 302, etc.). En combinant le " avec le ^ on pourrait lire aussi ]DnN, cf. iohn n. pr. sinaïtique très fréquent, — p^onN peut être rapproché de l’arabe
'Cj>\ n. pr. très usité.
Sur la même paroi.
□Su? ‘îS’Sn Hulayfu , salut!
iS^Sn, assez fréquent dans les inscriptions sinaïtiques, égale v — ; c est le diminutif de isbn rencontré plus haut.
A côté du précédent, avec plusieurs autres en mauvais état que nous n’avons point copiés.
□SttJ inSfriiyiU paty Adnun fils de Sft adallahi, salut.
égale Nous avons trouvé dans l’inscription funéraire n° 38,
pnjrny — 11 est intéressant de constater que le nom du fameux
ancêtre des tribus arabes du sud était porté aussi tel quel par ses descendants sans être précédé du terme respectueux de « serviteur ».
Sur un des rochers du Hesem Gebalah, Itinéraire, p. 126. obir 1121 ii ni an nai Cette enceinte est celle de Dakaru, salut!
Nous avons donné plus haut, p. 125, deux dessins de ces sortes d’enceintes et essayé d’en déterminer la nature. — Le dernier mot obiy, quoique étant un peu séparé et pas tout à fait sur la même ligne, doit faire paitie aussi du graffite.
Auprès du gadir de Haàâhls el-Qerân.
nnap 13 v... ... fils de Qumryah.
La forme du n est à noter. Le dernier mot, à terminaison un peu insolite, est nouveau. On trouve dans le Kitâb el- Agoni une chanteuse célèbre du nojn de (VI, 17; XXI, 281, etc.). Il existait aussi une tribu appelée (AV/. e!-Ag., XIII, 2, 3).
Au gadir de Mukattabeh, sur la paroi qui regarde l'est. C’est le seul graffîte nabatéen copié à cet endroit où abondent par contre les inscriptions tamoudéennes. Il vaut d’être signalé à cause de cela.
... "13 H (?) HJilX TOT Souvenir de ’ Ubaynah (?) qui est fils de...
Le nom propre est très incertain. Cf. le libyânite ro3N, n° 66.
Au gadir d el-Hebou el-Garby (p. 131), dans le bassin le plus méridional. Caractères très nets.
NÏSN "13 dS^N Aslam fils de ’Afsà.
A une cinquantaine de pas au nord-est du précédent, dans un second bassin, sur la paroi faisant face au nord-est. Écriture un peu spéciale.
YOT Souvenir de Kana'an.
Il est regrettable que la première lettre du nom propre ne soit pas très claire et puisse être lue aussi 3, car on serait heureux de relever à cet endroit d une manière sûre le nom de Canaan.
Sur la même paroi, non loin du précédent.
I’nb -jbn lYUWD Mas * ûdu roi de Lihyân
roi 3ro a écrit ceci.
lYiywo est 1 équivalent du nom propre, excessivement fréquent en
INSCRIPTIONS NABATEENNES.
arabe, — On n'est pas peu surpris de rencontrer dans une inscrip¬
tion araméenne la mention d’un roi de Lihyàn, et surtout de voir uu roi de Lihyàn employer une langue et une écriture étrangères de préférence ’à la langue et à l’alphabet lihyânites dont font usage toutes les inscriptions de Hereibeh relatives à Lihyàn. Le fait s’explique peut-être par le voisinage de Teima, un grand centre araméen dont l’influence devait se faire sentir dans tout le désert environnent. Au premier abord, nous avions cru ce graffite assez tardif (1) à cause de son aspect négligé qui paraissait rappeller certains graffites du second siècle de notre ère. Aujourd’hui, après avoir étudié la forme de chaque lettre en particulier, non seulement nous serions moins affirmatifs, mais nous penchons même de préférence dans le sens opposé. Certains caractères en effet, tels que le ü, le le n et le n rappellent beaucoup les mêmes lettres du graffitc n° 319 rapporté par le Corpus au ne ou m° siècle avant notre ère. Cette ressemblance est surtout frappante quand on compare nos deux copies de ces numéros (voir les fac-similés, pi. CXVIII et CXIX) ; sans nous en douter, nous avons noté dans les deux le même mode de gravure. Le n, le 3, le S et le n surtout, se rattachent à la dernière époque de l’ancien alphabet araméen ou à ce qu’on pourrait presque appeler l’alphabet araméen proprement dit; car l’ancien alphabet des inscriptions araméennes, celui dans lequel est écrite la stèle de Teima, n’est autre en somme que l’alphabet phénicien, tandis que l’alphabet de ce graffite, de même que celui des graffites 223, 319, 337, très voisin de celui des inscriptions 114. 115, 116 du Corpus , qui proviennent de Teima, est une évolution de l’alphabet précédent, évolution due surtout, croyons-nous, aux Araméens et qui a abouti à l’hébreu carré et au nabatéen. L’écriture des papyrus araméens découverts en Égypte nous parait tenir le milieu entre l’écriture de ces graffites et celle des vieilles stèles araméennes. Les graffites nos 127, 146, 268, 336, 342 se rapprochent encore beaucoup de la stèle de Teima et doivent être antérieurs d’un ou plusieurs siècles au groupe de graffites dont il vient d’êire question. En s’appuyant sur l’écriture, nous daterions donc le n° 334 du uc siècle avant notre ère. Si cette conclusion est admise, on aura là un point très précieux pour l’histoire des Lihyânites qu’on ne sait trop à quelle époque placer.
Au même endroit, tout près du précédent.
(1) RB., ÎUO'J, p. 580, nt. 7.
nwn Mas ' ûdu .
C’est le même nom que dans le n° 334 et il doit s’agir du même individu. La lecture du graffite précédent est ainsi confirmée, car à voir la distance qui sépare le n du u? (voir le fac-similé) on aurait pu se demander si la première de ces lettres faisait vraiment partie du nom propre.
Au gadir d’el-Hebou es-Sarqy. Itinéraire, p. 156. En vieux caractères, dans le genre de ceux de la stèle de Teimâ.
.. 1 la Spyny pin Tayman ' At'aqab fils de...
pui parait assez sûr comme lecture. Il faut y voir vraisemblablement un nom propre d’individu ; sa place en effet au début de l’inscription ne permet pas de considérer ce mot comme un simple adjectif. — apyny s’est rencontré fréquemment dans les inscriptions palmyréniennes. Voir 32 2; 66, 2; RB., 1903, p. 607 ; 1906, p. 177 etc. — Le dernier mot est très détérioré : peut-être pourrait-on lire pi?
Au même endroit; grosses lettres assez mal gravées mais bien lisibles, l’nb -jSn nwn Mas 'ûdu roi de Lihyàn.
Nous retrouvons encore notre fameux roi de Lihvân qui décidément a dû séjourner dans ces parages ou du moins a fait plusieurs fois le chemin de Teima, car la même caravane ne devait pas s’arrêter à Hebou es-èarqy et à Hebou el-Garby.
Au même endroit, sur la paroi du rocher qui fait face au nord, ainsi que les trois suivantes
ÏHW 12 nilÿ \4 widu fils de Guziyat.
Vti ïy, relevé auprès de Mabrak en-Nàqah, nu 197. — n >vj, nom nouveau; cf. hji (Kit. el-Aç/., III, 135, 155 etc.), les iÿc (IbnDor., 177, 20) etjill ou (Yaqut, III, 162; I, 21, 113 etc.).
INSCRIPTIONS NÀBATÉÉNNES.
«l-pyn -Q iin Hayyu fils de Mugayru.
dSu? VU? ' Aivyu , salut!
Ce nom propre a été signalé plus haut, n° 256, à el- Ela.
Nia Farci
Le second signe ressemblerait plutôt à un a, mais sas n’existe pas
sis est aussi possible comme lecture. On rapprochera ce mot de l’arabe £
!yJl, surnom donné dans Yàqût, I, kk, 55 etc.
Sur un rocher aux abords du gebel ed-Dogs ; simple nom en vieux caractères araméens.
■jSai llamlân.
Le premier signe pourrait être lu aussi i. Pour Ramlân cf. Sm [DM., Voyage..., 201b) et le nom commun arabe « sable » qui peut être un nom propre aussi bien que « rocher ».
Au même endroit.
VVTjr 'Adru.
Nom fréquent à Médâin-Sâleh.
□SïJ Titt? 12 iSiy tAyalu fils de Sûcl , salut!
ïbiy, cf. n° 181. — nu, cf. vnu? ( CIS ., Il, n° 166); égale l’arabe ^ ou On pourrait lire tout aussi bien tiï? qui serait l’équivalent de o U j [*•*" •
Au meme endroit.
Nioy obe ïsen ia nas*
’Akat fils de Masaku, Salem fils de 'Amrà.
H3N, cf. l’arabe « chaleur étouffante ». La seconde lettre détériorée dans le bas pourrait bien être aussi un simple i ; on aurait alors niN qu’on pourrait rapprocher du safaïtique 'niN (Vog., II; 300). Ni V'J, cl. nay, comme on a Ni3y et nay.
Dans la région appelée el-Furgeh, sur la route de Teima, à 1 est de Mukattabeh.
•na» Zabdu.
Nu 347.
inbiye Sa'adlahi.
DlC N DI 13 uyo Taanu fils de Jlamà, salut!
Ijyia, cf. pis très fréquent dans les inscriptions safaïtiques (DM., Mission..., 107, 181, etc.). On pourrait le rattacher aussi à la racine ^ « porter ))t — ^OT, cf. syr. viol. Ce peut être aussi une écriture défective pour Non, nom bien connu.
DîSn 13 îatn Taymu fils de Halzam (?).
□Vin, qui paraît sur comme lecture, est difficile à expliquer.
□le ni’Hnl Vl3 Balû et Hudayrat, salut!
iSs pourrait peut-être égaler l’exclamation ^3; mais le ï qui vient après et que nous considérons comme une copule fait croire à un nom propre
lb3, à comparer avec (Hamdany, 130, 16; 131, 2 etc.). — mnn, forme diminutive de la racine >:<» « orner », cf. les yj (Hamdanv, 119, 6).
n 13 niy
' Aydu fils de...
INSCRIPTIONS NABATEENNES.
Ce graffitc est probablement incomplet, comme beaucoup d’autres du même endroit. Le graveur n’aurait eu le temps d’écrire que la première lettre du second nom propre ; à moins de supposer que ce nom propre est >02 et qu’il faut sous-entendre le mot 12. Mais la première hypothèse est plus vraisemblable, d’autant plus que les lettres marquées par un simple trait témoignent de la précipitation avec laquelle elles ont été tracées.
V>n "il SnQI nSty Salut! Ram'el fils de Hayyu.
Le dernier mot a été détruit en partie par 1a. tête d'un chameau gravé au-dessous.
12 12272T2ÎT ' Abdmannanu fils de...
Graffite incomplet, la dernière lettre est marquée seulement en pointillé et le nom du père n’a jamais été écrit. Ijj)2i2y est nouveau; les trois derniers signes ne paraissent pas douteux. Peut-être ce nom pourrait-il être rapproché de wVi [Kit. el-Ag., XXI, 187) « le serviteur du
Bienfaisant », comme on a « le serviteur du Miséricordieux ».
En tout cas il n’est pas douteux que la racine fy n’entre dans la composition de ce mot.
12 IS'W Sanîfu fils de...
Encore un texte inachevé.
SN2H2ÿ 12 ïQm Rahmay fis de ' Abdrab'el .
ïam, nom nouveau, hypocoristique.
np. im .
sni, nom nouveau dérivé peut-être de « marais ». Il serait possible de lire îns rencontré comme nom propre safaïtique (DM., Voyage..., 58, pl. IV). — Peut-être le graffite est-il encore incomplet; la dernière
MISSION EN ARABIE
lettre est bien courte, en comparaison des deux précédentes, pour être un noun final ou un S. Si on lit -jnp ou bnp, on rapprochera le mot des racines arabes et J»; cf. JlsSJî n. pr. (Yaqdt, I, 72, 104 etc. ; Kit. el-A(jr.,X IX, 53, 57). A noter le n à côté du p, au lieu de l’emphatique u qu on a en hébreu et en syriaque et généralement aussi dans les inscriptions naba-
téennes.
Dayan u.
On a vu plus haut et 131“, cette nouvelle forme en 1 final est encoie plus régulière que les précédentes; cf. |iq « juge ».
inS.NüriN' 11 T>n
Haxjyu fils de Ahasallahi.
Quoique dans le dernier nom la seconde lettre soit douteuse parce quelle est décapitée, il est impossible cependant de lire wm comme on pourrait être tenté de le faire, car cette lettre comprend sûrement deux jambages; c’est unn ou un n. Nos copies feraient peut-être pencher vers un n, mais la lecture ;rn>S' semble préférable; ce serait la quatrième forme d’une racine tyum, qu’on lui donne la signification de 1 arabe «'( « connaître » ou du syriaque « affliger ». Le sens de ce nom
propre serait « Dieu afflige » ou « Dieu fait connaître ». — Avec ünN il faudrait recourir à une huitième forme assez problématique de « donner » ou de « fonder ». Si on le fait dériver de ^>1, inbxutnN sera à peu près l’équivalent de inbattHN.
wg nn min
hayral fis de Ma ’anu.
mm, nom nouveau; cf. nn, Lidzbarski, Handbuch..., et le n. pr. fém. (Yaqut, I, 645) avec (Yaqut, IV, 565, 766). Au lieu de
■layo une copie porte i3yn.
XT2Î
Zabdâ.
Inachevé, type de ces graffites tracés à la hâte. Ce nom propre figure dans les grandes inscriptions de Hégrâ, n" 31, 1.
INSCRIPTIONS NABATEENNES.
Sxî?12H dSï? Salut! lahvi cl.
Nom propre nouveau, composé du mot Sx et de la racine <çjf-
inbîum Wahballcihi.
(lalSmuî? 12 nin. Huru /ils de ' Abdtnaliku.
Inachevé ; le second mot, dont les premières lettres sont simplement marquées en pointillé, est incomplet.
IQin 12 115125? ’Ab'ùdu fils de Taymu.
115?25? pour VT57“3.y, comme on a pour (lut. el-Ag., XV, 76).
ny répondrait alors à l’ancêtre Comme le graffite est un peu endommagé, on pourrait supposer aussi une lecture n 125?.
i:i5?n 12 rmsrnTi Toi 1S2
Oui! qu’il soit fait souvenir de Taym'obodat, fils de Mu'aynu.
;iya doit être un diminutif de uyn, nUi 242, 359. hes tables de Yaqùt enregistrent un fils de Mu'ayn, ^rd.
12 ’jrPti? Sayhàn fils de...
Graffite incomplet. Pour ce nom propre, cf. (IbnDor., 199, 0 ;
242, 11). Dans le Kitdb el-Agani (II, 79, 80) est mentionnée aussi une tribu des sr, Ce mot rappellera en outre à tous ceux qui le connaissent le nom du gebel Sihan, montagne au sud de l’Arnon.
l2lS2 12 IB'K 11j" X‘S2
Oui ! Qu’il soit fait souvenir de ’lyasu fils de Kulaybu.
m MISSION ARCHÉOLOGIQUE EN ARAIIIE.
Nous avons retrouvé ensemble ces deux noms propres dans les environs de Médâin-Sâleb, n° 267.
dSîî? nrny Saheru, salut !
Ce nom propre répond sans doute au safaïtique (DM., Mission , 225 ; Vog., 108, 240). On le rapprochera probablement dej.£X « lune » plutôt que de |5ovi « celui qui veille ». On trouve en arabe le nom propre (Ibn Dort., 304, 21). Si on préférait lire vrntt, on pourrait comparer ce mot à l’arabe (Yaqut, II, 1G8).
... 33 33 if Zaynab fils de...
Dans la copie reproduite on lirait nn, mais une autre copie porte clairement 33 rj. Ce nom est fréquent en arabe comme nom propre féminin, (Kitdb el-Ag., V, 187; Yaqut, III, 698, etc.).
iOrP Yahyâ.
Lettres de basse époque. Pour le nom, cf. *pn1'; voirEuTiNG, Sinaït. Inschr ., 85, et le nom propre arabe très commun encore de nos jours.
ah'CJ 12 (?) NSWOy ' AbyaYa fils de Wuâ'ilan , salut!
*W>3ÿ, la troisième lettre est très douteuse et la quatrième pourrait être aussi un p au lieu d’un u? ; 2V doit être pour -u*?. — Dans le second nom, les deux derniers signes liés sont sujets à une autre interprétation; quelques-uns liront peut-être nWi-
•pn Haydn.
Nom propre bien connu. Cf. n° 21.
Sur la route de Qasr Tamrah à l’ouâdy Qanâ, dans le Harrah de Tebouk Itinéraire, p. 181). Lettres mal gravées et de basse époque.
INSCRIPTIONS NABATÉENNES. 229
ibw isiSn Toi 'Si iSa
Oui! oui! Que soit rappelé Hulaysu fils de Sullaï.
répond à l’exclamation si fréquente sur la bouclie des bédouins *1% ! C’est la première fois qu’on relève ce mot dans les inscriptions nabatéennes; il est l’équivalent de ib3 qui précède. — ijfbn, assez fréquent dans les inscriptions sinaïtiques ( CIS ., nos 503, 588, 767, etc.).
Dans la même région, quelques minutes au sud du précédent.
nbki? Salin i fils de 1 aznu.
Pour iaii cf. (Ibn Dor., 310, k et Hamdany, 98, 9 etc.).
Dans l’ouàdy Qanâ.
nuy
' Obaydu .
Au Hesem Abou-Tebeiq, à l’entrée du Harrah (p. 185).
-pi2 Béni soit
Hadadu
TN:n 13 fi^s de Hani’u.
mn, nom nouveau; cf. le safaïtique Tin (DM., Mission, 124) et 1 arabe (Yaqüt, I, 823; IV, 785), sans parler du nom biblique nn, fils d’fsmaël (Gen. 25, 15; I Chron. 1, 30).
Au même endroit, petit graffite qui paraît incomplet.
12 Yaûf fils de...
rpt d’une racine impf. (< ^a^re ”•
Ce graffite et les trois suivants ont été copiés au retour de notre excursion dans le Harrah, sur quelques rochers éboulés, à une heure au sudsud-est de er-Râïs. Insignifiants par eux-mêmes, ces quelques noms
valaient d’ôtre relevés parce qu’ils attestent le passage en cet, endroit de caravanes nabatéennes ou de bergers nabatéens.
ITOÿ ' Obaydu .
Diminutif de nny, rencontré à Médâin-Sâleh, 20, 1.
‘"VOQ Mugîru.
Cf. n. 22, 1. Le i a une forme insolite; il est à comparer avec celui qui se trouve dans le premier mot de l’inscription hébraïque n° 7.
1WIK ’Ausu.
Nom bien connu et très frécpient.
□rtf 'jeray
Cf. iwuy, CTS., 195, 2.
'Obaysân, saint!
Ces derniers textes proviennent d’el-'Ela d’où nous les avons rapportés lors de notre dernière excursion en 1910. Le n° 382 est gravé, au milieu de nombreuses inscriptions et graffites arabes, sur un des grands rochers qui font face, du côté de l’ouest, à l’extrémité méridionale de la nouvelle oasis d’el-Mensyeh, au sud de la gare d’el-'Ela.
mnSx “D (n)inSN TOT Souvenir de el-Hdrit / ils de el-HariL
Le premier signe au début du nom propre ressemble tout à fait à un dhf arabe et ne correspond point à cette lettre en nabatéeu. Nous n'hésitons pas néanmoins à le lire n» et nous voyons dans ce nom propre répété la transcription pure et simple de l’arabe ^ U^t. Le graffite doit être d’une époque assez tardive ainsi que le suggère la forme des n.
Au même endroit.
‘no toi nbur
Salut ! Qu il soit fait mention de Zaydu.
INSCRIPTIONS NABATÉENNES.
A quatre cents mètres environ au nord des deux derniers graffîtes.
ïipab»
Qu’il soit fait souvenir de Naijal (?) Elnaqîr.
Le premier nom propre est d’une lecture incertaine; T»paS« sera rapproché de l’arabe (Yaqut, II, 113).
A une centaine de mètres au nord du précédent. Lettres tracées en pointillé.
TOT Qu’il soit fait souvenir de Wadd...
1TDP mbîn 13 flls de Ba albin, en bonne part.
ia dernière lettre n’est pas certaine; nous avions cru d’abord à un i dont la boucle aurait disparu, mais ce pourrait être aussi un ^ bien que régulièrement cette lettre soit plus longue. Si on s’arrête à la lecture proposée, on verra là un nom propre formé du nom divin T, et d un imparfait de la racine 4 « être jaloux ». - ^ fait penser tout de suite au « Ba'al de Bin », une divinité de l’Arabie du Sud (Hartmann, Die ar. Fraqe p. 210); mais il est difficile d’admettre qu’une personne puisse porter le nom d’un dieu. Il semble donc préférable d’analyser le mot d’une autre manière. Le dieu b"3 restera comme premier élément et p sera considéré comme un verbe correspondant à « montrer, fane
comprendre ».
Sur une pierre encastrée dans un mur de construction récente qui sert de clôture à un jardin du Mensyeh du côté est, non loin de la voie ferrée, à peu de distance du kilomètre 981. Le bloc mesure CT,3'. de larse sur 0"\32 de haut. L’inscription est gravée dans un cartouche en creux de 0”\28 de large sur O™, 27 de haut. Un certain nombre de lettres ont beaucoup souffert, mais le texte est complet. On voit à gauche, dans le bas, le retour du cadre. Les lettres sont écrites entre deux lignes tracées à la pointe. Estampages-, photographie et copies (p . ,. . et CXXl). Nous proposons de lire :
«as n («w)sa (n)a*r .1
b y peu?) 1(3) «ini -2
17 (’m)nN psiaiy .3 piD mu nia .4 nnNï pnsa n:ur .5