‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 16 sur 156 · mourut au mois de siioan o. l’an deux cent et un · texte numérisé non relu

mourut au mois de siioan o. l’an deux cent et un

L. 1. — Le mot mtr 52 dont les deux premières lettres sont très visibles ne souffre pas de difficulté, d’autant plus qu’on distingue encore quelques traces de l’alef à la fin. — nu ne peut être douteux comme lecture, quoique les deux premiers signes soient très détériorés.

L. 2. nup s’est rencontré plus haut comme nom propre (n° 370). — p, le 2 a à peu près complètement disparu; p au lieu de u a été signalé plusieurs fois dans les graffites précédents (nos 240, 261). Il n’a pas lieu de surprendre devant un mot aussi nettement juif que celui de pyatt dont la lecture est assurée par le début de la ligne 3; du reste les trois dernières lettres sont très nettes.

L. 3. — imiN est suggéré par ce qui précède, mais dans ce mot, seul 1 alef est bien clair. — 17, le 7 est bien détérioré; on reconnaît après la partie supérieure d’un ’ final.

L- nia, forme bien araméenne au lieu de ma comme en hébreu. Le n a un galbe tout à fait nouveau et dont nous ne connaissons j)oint d exemple dans les inscriptions nabatéennes publiées jusqu’à ce jour. A cause de cela, au premier abord on pourrait hésiter sur la lecture ; mais le même signe se retrouve à la ligne suivante dans des mots suffisamment caractéristiques pour faire disparaître tout doute au sujet de sa valeur réelle. — mu, quoique les deux dernières lettres soient un peu détériorées dans le bas, on n’hésitera guère cependant pour la lecture. La forme du 7 vaut d’être notée, car elle se rapproche beaucoup de celle du ^ arabe. Quant au n, il est pointu au sommet comme dans toutes les inscriptions nabatéennes de basse époque. — Nous avions déjà releve à Médàin-Sâleli la mention du mois de pin (n° 22 4) Le i dans ce mot et à la ligne suivante ressemble à un iod minéen. Après le ] il n’y a plus aucun signe et la fin de la ligne n’était pas écrite.

L. 5. ma ne fera de difficulté pour personne ; le n est identique à, celui de nia, au début de la ligne précédente. — pnND, seul le n n’est pas clair, les autres lettres sont bien conservées; à noter encore

INSCRIPTIONS NABATÉENNES.

le n qui parait avoir ici en plus une petite queue dans le haut. — • nnNï avec la copule i en avant correspond exactement à l’arabe La

date 201 doit être calculée d’après l’ère de Bosra ; l’inscription serait donc de l’an 307 de notre ère.

On rapprochera ce texte d’un autre qui provient aussi d’el-'Ela et qui a déjà paru dans le Corpus ( CIS ., II, n° 333). Nous avions emporté la transcription de ce dernier avec un calque du dessin de M. de Aogüé, espérant pouvoir étudier à nouveau le monument sur place, mais il nous a été impossible de le retrouver. Cette inscription date au moins de l’an 200, peut-être de l’an 206. Elle est donc à peu près contemporaine de la nôtre. Ses caractères, saut le n, offrent une grande ressemblance et tendent à se rapprocher de l’écriture coufique; ils rappellent ceux de l’épitaphe de la mère de Ka'abu (n° 17), antérieure dune quarantaine d’aunées et cependant beaucoup plus teintée d’arabismes. Dans le n° 386, seul le dernier mot est spécifiquement arabe; par contre nous avons l’hébreu p.

Au début du ive siècle, longtemps après l’absorption du royaume de Nabatène, il existait donc encore à el-'Ela une population faisant usage de l’écriture et de la langue nabatéennes. L’épitaphe que nous publions aujourd’hui et celle qui a été publiée dans le Corpus en font foi. Souhaitons que de nouveaux textes viennent jeter encore là-dessus quelque lumière et nous apprendre d’une manière de plus en plus précise le moment exact où le nabatéen a été complètement absorbé par 1 arabe.

A peu près en face de la gare d el- Ela, à 1 ouest.

IqSiî? p VQN ’Abiu fils de Saltnu.

La lecture rua sans être absolument sûre est très probable. Ce nom se retrouve en hébreu comme nom propre (Lidzbarski, Handbuch...); dès lors il n’y a pas lieu d’être surpris de trouver, après, p au lieu de ni.

Sur le flanc de la montagne, à l’est du village d’el- Ela.

npJîS Salut! Anqah.

Pour ce nom propre, cf. le nom commun xpjK = wb « chamelle » (Levy, s. v.). On pourrait peut-être le rapprocher aussi du palmyrénien p;x (Lidzbarski, Ephemeris, II, p. 300).

Au sud du massif de Ilereibeh, au milieu de graffites minéens (n"5 66 ss.) et lihyanites (noS191 ss.).

□Sût DH7D Sarhas, salut !

Ce nom paraît être d’origine étrangère.

Au même endroit : lettres à peine marquées, appartenant à l’ancien alphabet araméen.

■OC Sagay

.. H (fils) de Habib (fils de)

7sSn Elpar.

ijRy, rencontré une fois dans les inscriptions sinaïtiques ( CIS ., II, 1242'. i“, étant donné la forme ancienne des lettres, on s’attendrait à lire plutôt 17. — mn, le n, quoique mal tracé, semble assez sûr; le mot peut être comparé à l’arabe (Yaqut, IV, 880). Il pourrait y avoir

encore une ou deux lettres après le dernier 2. — nsbx peut être un nom composé de Sïs et de la racine -ns « briser ».

Auprès du n° 384.

imy 73“ Qu’il soit fait souvenir de Gawtay.

i my est pour inbamy qui est assez fréquent dans les inscriptions sinaïtiques (CIS., II, 1252, 1291, etc.). Nous avons rencontré aussi Sxm ’j (n° 103: 109, I).

Inscription greco-nabatéenne trouvée dans les ruines de Zizeh (1), à l’est de Mâdabâ (pl. LXXI, 1, 2). Elle venait d’être découverte lors de notre passage dans cette localité au printemps de 1909. Nous en avons pris un estampage avec une photographie et une copie. Ces documents ont déjà été publiés dans la Revue Biblique (2) et nous n’avons pas grand’chose à ajouter à ce qui a été dit; nous redonnons néanmoins ce texte pour être compdets.

(1) Voir plus loin le texte grec n° 21.

(2) ItB., 1909, p. 587 ss.

INSCRIPTI ON S NARATÉENN ES .

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