‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 19 sur 156 · qui a mêlé les épices de l’offrande et qu’a pris · texte numérisé non relu

qui a mêlé les épices de l’offrande et qu’a pris

3. ...les épices et les biens de l’offrande pour que le salut...

•4. ...’Ammy donnant l’offrande ; et par ce qu'on a volé de...

3. ...cette stèle a été profanée et a été brisé son socle et a pensé...

G. ...en compensation du vol ont offert des parfums Waddbayt Faram...

7. ...un secours et une force bonne ; et a rendu la sécurité à Ammy contre le vol...

8. ...et [à] Yafad son fils ; le secours; et ont offert Waddbayt...

9. ...a abandonné (?), car a été affaiblie la santé de Asfal chef...

10. ...une perte [ . ] et lui donna le ND de sa mère Nafiyat et

11. ...et parce qu’elle est morte sa mère Nafiyat et a été laissé ce qu’elle a

laissé à...

12. ...a possédé tout (?) elle s’est hâtée de procurer à son frère Ray la fidélité du protecteur...

13. ...fidélité de vie et de mort suivant la décision des conseillers (?)...

L. 1. — iis. Le premier signe, endommagé par la cassure de la pierre, peut être pris pour un 3. ou pour un 3; mais dans 1 un et 1 autre cas, le sens reste le même : « à (ou par) la main ». Le mot précédent devrait probablement être restitué comme daDS le n° 17 : « on livra dans la main de... »; cf. Hommel, Süd-ar. Chrest ,, p. 92. DÏM parait assuré comme lecture, le second signe seul étant un peu obscur; mais on aperçoit sur l’estampage, à gauche du signe, le crochet du ÿ assez nettement gravé, quoique légèrement empâté par une éraflure de la pierre. On a trouvé en sabéen le mot nain (Hal., 535, 12), nom de ville, à comparer vraisemblablement avec l’hébreu nain (Gen. 10, 7; I Chr.

I, 9); dans les LXX, 'Peyp.a ; mais comme nom propre d’homme, il ap¬

paraît ici pour la première fois. Il sera regardé comme l’équivalent de l’arabe A ou de toute autre forme. Le mot dans Yaqut,

II, 795, désigne un nom de lieu sablonneux. — NiaiO. La lecture parait certaine; le s, qui a un peu souffert, est pourtant visible sur l’estampage (1) ; la boucle du 7 est aussi suffisamment caractérisée; elle est un peu éloignée de la hampe, mais il est aisé de constater la même forme dans d autres 7,

(1) Une éraflure de la pierre donnerait une certaine apparence de 17; mais les traits gravés sont bien ceux de l’N.

à la ligne 7, par exemple. L’interprétation du mot est facilitée par Ênbl qui vient après et qui parait être en rapport avec lui. est donc un nom

propre. — tint. Le i, sur le déchiffrement duquel il n’y a pas de doute sérieux, représente la copule, 25s sera considéré comme formant un mot complet puisqu’on aperçoit la barre de séparation après le s.

L. 2. — ù", fin d’un mot ou pronom affixe. On ne saurait dire combien il manque de mots au commencement et à la fin des lignes. — ■jn = .J « que » (Hommel, Siïd-ar. Chrest., p. 54). — rpS répond à l’arabe ou Le verbe arabe a le sens de « mêler » et de « presser ». Si le mot

suivant ibriR signifiait épices, on donnerait volontiers à TpS le sens de « mêler » pour indiquer la préparation subie par ces produits. Mais si ibnx a le sens de « dattes douces », comme il est permis de le supposer d’après les explications fournies au numéro suivant, on préférera admettre pour “pb le sens de « presser » en y voyant une allusion à la manière dont les dattes sont pressées dans les peaux de chèvres pour être conservées, ou bien sont amoncelées en tas dans les maisons, comme à Teima, ou encore sont disposées en sorte de gâteaux pour être offertes aux hôtes et aux étrangers. — ibnR. Sur l’incertitude touchant la signification de ce mot, voir Mordtmann, Beitràge ..., p. 8. Dans le cas présent, ni le sens de « famille » adopté par Muller ( Epig . Denkm..., p. 21) ni celui de « ornements » proposé par Hommel (Sild-ar. Chrest., p. 123) ne paraissent convenir à noire contexte. En faisant dériver le mot d’une racine nous croyons qu’il indique soit des épices, soit des dattes douces; cf. n° 7 (1). — 213 « offrande ou don ». Le môme mot se rencontre deux fois, un peu plus loin, sous la forme déterminée •p-p. Regarder ce nom comme un nom propre (2) ne cadre pas avec le contexte qui met en scène d’autres personnages, en nous parlant d’offrande et de vol. Il sera donc pris pour un nom commun. On sait que le verbe 2"inj signifie « consacrer »; on connaît également l’emploi du pluriel 2'i3R dans le sens de « présents ». Il semble naturel de reconnaître à 213 une signification analogue. Et comme il se trouve en rapport avec des objets consacrés à la divinité, il prend naturellement le sens de « offrande ». — si « et en ce que ». Le dernier signe est un peu petit; mais il ne porte aucune trace de la barre caractéristique du 3 ou du iz? (3). — tixûv « a pris », d’après l’arabe à supposer que le mot soit complet.

(1) Lidzbarski admet la racine -*=>• et donne à ‘'SriN' le sens de « épices ».

(2) Sur son emploi comme nom propre v. Otto Weber, dans MD VG., 1907, p. 56 ss.

(3) Lidzbarski a pris ce signe pour un XU.

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

L. 3. — n fin du mot précédent qui se restitue aisément en 2iro « consacrer ». — bbrm « les biens ». Le dernier signe, un peu effacé au sommet, est très probablement un b. bu reste bbrm s’est déjà rencontré ( Cltl. , 79, 6). Ce mot comparé à l’arabe peut signifier « biens, propriété, troupeaux ». Dans cette offrande, le mot ibrus désignait un objet bien déterminé — épices ou dattes — et bbnis indiquait les biens en général, à moins qu’il ne signifiât le petit bétail comme J&a. dans l’arabe actuel. — N213. Au lieu d’un x, le verbe a généralement un 1 à la fin, 12*. Peut-être avons-nous ici le substantif qui répond à l’arabe « perfection, intégrité » ; cf. 1. 9.

L. 4. — îQjr, nom propre d’après la ligne 7. îny se trouve fréquemment en sabéen dans des noms propres composés : 212DJ?, ymny etc. —

icnn « donnant », participe de la deuxième, de la troisième ou de la

quatrième forme, ouyUr*. La seconde forme y serait ici acceptable ou la quatrième « donner ». Sur le sens de « donner », propre à ion, v. CIH., 2, 6. mnn pourrait être aussi un substantif avec le sens de « dons »; mais le participe semble mieux en situation après le nom propre 1 ay, « Ammy donnant l’offrande ». — 'jrai « et en ce que ». — p*iiy peut répondre à l’arabe « a été volé » ou bien à \Jj~> « on a volé »; cf. CI IL, 30, Y, 5. — p — ^ on voit Yalef initial du mot suivant.

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