L. 5. — n, fin d’un mot disparu, peut-être nb « cette
« stèle »; cf. CIIl., 23. — rai y est à expliquer par l’arabe JL-i « a été
profanée ». On sait que la malédiction des dieux frappait quiconque portait une main téméraire sur un monument funéraire ou religieux. Si l’explication proposée est admise, 011 y verra volontiers une allusion à la profanation de quelque temple. — irai « et a été mis en pièces », d’après
l’expresion arabe « broyer les pierres ». — iyjntii, traduit
souvent par « aqueduc », d’après CIII., 291, 5, 8, et Glaser, Die Abessinier, p. 48, indique ici quelque chose attenant à la stèle , comme son « socle » ou le lieu où elle se trouve. — ’jj’ôrvi « et il a pensé », d’après l’arabe On s’attendrait à rencontrer la continuation de l’énuméra¬
tion des dégâts commis dans le sanctuaire ; mais on peut aussi supposer le commencement d’une phrase dont le sujet venait régulièrement après le verbe.
L. 1). — yj « à la place de », comme l’arabe — ■jnplû? « le vol ou
l'action de voler », selon le sens du masdar arabe Ï3y~,. — llp « ils ont
offert ». Le mot arabe signifie « recevoir les hôtes, rassembler de l’eau dans un réservoir », par conséquent « réunir »; en sabéen, veut dire « placer devant quelqu’un » (Hom., Süd-ar. Ghrest., p. 127). On pourrait peut-être donner au verbe le sens d’« offrir ou présenter » ; cf. l’hébreu «ip «rencontrer». — Tuy répond à l’arabe « parfum » (1). — nun. Comme à la fin de la ligne 8, ce mot doit être pris ici pour un nom propre composé de Yi, « le Dieu Wadd ou l’amour », et de nu « maison, sanctuaire ». Dans CI H ., 33, on a a^Ti comme nom propre. Waddbayt serait le sujet de np, avec un autre nom disparu. Car le mot suivant, aïs, peut être considéré comme une épithète. Faut-il le comparer avec la racine arabe « couper en petits morceaux » ? Nous lui donnerions alors le sens de « mesquin, ténu ».
L. 7. — “rsjn « et le secours », ou, « a secouru », d’après l’arabe J.^.. — Le mot suivant irai a-t-il la même signification qu’à la ligne 5 ? On serait porté à lui attribuer un sens plus conforme au contexte et à le prendre
comme l’équivalent de « force, courage ». — nvo « bon », déter¬
mine ira. — pniirn « et a assuré, a donné la sécurité » ; cf. « se fier à ». — in y parait être le nom propre du commencement de la ligne 4. — (]n)p7i2? •p « contre le vol » ; cf. ligne 4.
L. 8. — in , fin d’un mot qui manque. — 1311 « et Yafad », nom propre (' CIH ., 53). • — my « le secours »; cf. ligne 7. — pipi « et ont offert »; même signification qu’à la ligne 6. On aura cependant à expliquer l’apparition d’un nûn, au parfait, dans un texte minéen; cf. Hom., Süd-ar. Ghrest., p. 24.
L. 9. — J, fin d’un mot disparu. — «Sniî? répondrait à une forme arabe « faibles, méprisés »; ou mieux peut-être à la quatrième forme du verbe xbri = « laisser seul ». Si on prenait le troisième signe pour
un iod, on comparerait ce mot à l’arabe bl=b— , pluriel de iCs—, « généreuses ». Mais le 1 n’est pas certain. En examinant l’estampage par derrière, on aperçoit laformed’un S. — a « certes ». — « a été débilité », de
l’arabe « a été faible ». Peut-être mentionnait-on ici une guérison après une maladie? — - russi. Le mot employé pour signifier la santé est généralement ai [CIH., 2, 5, 7, etc.). Faudrait-il considérer nxsi comme l’équi-
(l) Dans Kit. el-Ag., I, 31, on trouvera une anecdote intéressante sur une femme qui vendait des parfums. Dans Muller [Süd-ar. Aller ., p. 47 s.) on peut voir la représentation d’un autel de parfums avec le nom de quatre espèces de parfums. Lidzbarski a lu Tt23; mais le premier signe est certainement un V ; il suffit, pour s’en convaincre, de le comparer au y de "lOy à la ligne suivante. Les S sont plus développés.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
valent de « la mort »? — - nstfK (1) est probablement un nom propre. foiO « tète, chef ». — ti; commencement d’un mot; le T est douteux.