de Elgafa } asur roi de Ma'în, sous le Kabir Hamxj
h. ... la plate-forme et les objets consacrés, au moisi de du Abarahân, sous le Kabir [.... président des Kabirs]
G. ... le S ami T Vahab 'il ben ffayiju de la famille de ' Ammîrata '.
L- 1- — a été traduit par « qui a couvert », dans Muller, Epigr. Denkm ., p. 26 et Mordtmann, Beitrage..., p. 13 ss. Ce dernier a cité les ditléients passages des inscriptions déjà connues, qui contiennent ce mot. Le sens de « couvrir » peut à la rigueur convenir à notre texte, mais si on a eut s appuyer sur la signification de l’arabe, à l’exemple de Müller, on sera peut-être porté à reconnaître que le sens fondamental de py,
à la première forme, répondant à est celui de « apparaître, se présen- ^ei M> jA-k ; et que celui de « couvrir » est secondaire. Le nuage, n es*: Pas aPPele jUc parce qu’il couvre le ciel — les Arabes se servent du mot pour indiquer ce phénomène — mais parce qu’il appai ait dans le ciel; le nuage est une chose qui se montre, qui frappe, dans le ciel d’Arabie, rarement couvert. Dans les autres exemples
apportés dans Epigr. Denkm., ij^, et le syriaque jjlll, on trouve la signification « d être impotent, de ne pouvoir aller vers la femme », à cause dune impuissance physique ou d’un ensorcellement; mais on ne voit pas que l’iclée de « couvrir » intervienne dans cette signification. Et généralement, en arabe, le mot est construit avec la préposition marquant 1 éloignement. Le sens primitif « apparaître, se montrer » paraît être confirmé par les expressions arabes : ^taJt « le côté de la maison », la chose apparente; « les extrémités de l’arbre ». Il sem¬
ble donc légitime de reconnaître à py, qui répond à la deuxième forme arabe, la signification de « faire apparaître, élever, construire ». Et ce sens est parfaitement acceptable dans ce contexte (1). Car si on fait une
(1) Dans Muller, Lpigr. Denkm., XVII, inscription que nous n’avons pas retrouvée, on lit
MISSION EN ARABIE. — II
maison, on a l’habitude de la couvrir, et on ne comprend pas la raison pour laquelle on mentionnerait régulièrement dans les inscriptions miuéennes la pose de la toiture d’une chambre haute, sans jamais pailci du plus important qui est la construction de cette chambre haute ellemême. A cl- Ela comme partout en Orient, à Jérusalem surtout, on \oit des maisons sans chambre haute, sans iCÏc. Bien souvent 1 étage supérieur ne se bâtit qu’après coup; c’est la rv>bj? « chambre haute », mot rapproché par Millier de l’arabe ïlL, de l’hébreu njby, de 1 araméen rnbsr. Cette
chambre haute — si chambre haute il y a (?) — ne devait être en définitive que l’étage supérieur des constructions, maison ou forteresse, du Hedjaz. — psnï (< plate-forme ». Le sens propre de ce mot paraît être « surface unie ». Nous verrons plus loin, pag. 408, comment il s’applique à une paroi de rocher. — « et il consacra ». Sur notre
estampage apparaissent les vestiges indubitables de 13. Nous lisons pipti,* restitué par Mordtmann, d’après la ligne 2.
L. 2. — xorrh'ji « sa chapelle ». S’agit-il d’une chapelle proprement dite? On aurait alors le sens de l’arabe übLs cl’après le Qorcui, 22, 41 et le dictionnaire de Sartouny : J ! « les Juifs se sont réunis
dans leur synagogue ». Mais peut-être s'agit-il de ces niches creusées dans le rocher, si fréquentes à Médâïn-Sâleh (JS., Mission. I, p. 414 s.). Il est vrai qu’à Hereibeh nous n’avons pas constaté l’existence de ces
1.6: nrVu:i | pnyoa | p | pG(n)Q. A cause de son obscurité, ce passage n'a pas été traduit, et il faut reconnaître qu'il est en effet difficile. Mais ne pourrait-on pas essayer d’attribuer à
p la signification de l’arabe « apparaître, se présenter »? pnjlCll peut s analyser. Le Z est à comparer avec le Z essentix de l’hébreu, ayant la signification de « comme, en la qualité de » ; cf. Gesenius-Kautzsc:i, Ilebrai. Gram., 27° éd., § 119, i. En arabe peut aussi avoir ce sens, bien que plus souvent il signifie « avec », surtout après les verbes de mouvement « conduire, mener, apporter ». pnî?Q est un participe de la lre, 2e, 3° ou 4e forme arabe. Or le
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participe de la 4» forme, à le sens de « mis en liberté, affranchi ». Il lie serait donc
pas impossible de traduire : « 11 se présenta en affranchi (ou avec un affranchi) dans le temple
de... ». Avant p Mordtmann propose de lire pCTO, qui pourrait êirc l’équivalent de l’arabe
« voilé » ou bien, « donnant, offrant un don », d après n" 6, 4. Nous proposerions de traduire l’inscription de la façon suivante :