‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 33 sur 156 · les Dédanites... Ba'ar du ’Ahirah de · texte numérisé non relu

les Dédanites... Ba'ar du ’Ahirah de

INSCRIPTIONS MINEENNES.

.3. ... McCânyat au Dédanile el à du ’Ahirah...

4. ... Ma'în (?) et leurs fils et leurs filles el leurs proches ?...

5. ... [A consacré) tout enfant qu'enfantera Ma 'anyat, comme toute la famille de ’Ahirah...

G . grâces .

L. 1 . — jh n’est que la fin d’un mot. Avant le i, on aperçoit les vestiges d’une lettre très effacée, présentant quelque ressemblance avec un y ou un v Comme nous n’avons pas le commencement de l’inscription, il nous paraît impossible de proposer une restitution. Vraisemblablement il s’agit ici d’un nom de roi. — jora, certain au point de vue du déchiffrement, reste douteux quant à l’interprétation. Serait-il possible de le

rapprocher de l’arabe Ul> « être faible » ou bien aurait-on ici quelque élément du nom propre dont il devait être question? La seconde hypothèse paraît plus plausible, car nous lisons peu après aaya | qba. — [□Jiiami. A la ligne 4, on a niiam; ne faudrait-il pas aussi restituer le pronom pluriel à la ligne 1 ?

L. 2. — ii', lettre certaine, qui représente soit le pronom suffixe, soit la dernière radicale du mot précédent. — D'art « les Dédanites », peut être considéré comme le pluriel de ■tvr, comme dans fs. 21, 13. Le mot m revient plusieurs fois dans les inscriptions d’el-'Ela, v. tables — p .. n reste illisible. On aimerait à lire pyyj « peuple », mais la partie supérieure du premier signe ne parait pas devoir cadrer avec la forme d’un xr ; de plus, le y demeure fort douteux et semble même être exclu par une barre gravée parallèlement à la haste du i. — 7x3. La première lettre est surmontée d’un trait qui ferait penser è la partie supérieure d’un ir; mais il se prolonge trop haut pour être intentionnel. Le 3 est donc tout à fait plausible. Le dernier signe est transcrit 1 plutôt que ü?, bien que sa forme soit moins franche que celle des autres 7 de ce texte, -usa se trouve dans Cl II., 230, 2; 338, 8, avec le sens de « puits ». On pourrait peut-être lui reconnaître ici la même signification; car la question de l’eau a toujours revêtu une importance capitale dans la région qui nous occupe. Mais 7x3 peut être aussi un nom propre, comme dans Jug. 9, 21. Le 7x3, de Nomb. 24, 16 est en pays de Moab. Dans Yaqut, MuUarik..., p. 34, et Mugam..., I, 463, ,U est un village du Yémen. • — mnxî « de la famille de ’Ahirah ». Le n paraît avoir à son sommet une boucle fermée semblable à celle d’un n, mais c’est une illusion produite par un défaut de la pierre. Même remarque pour l’extrémité inférieure de ce même signe où il est nécessaire de distinguer les traits intentionnel-

lement gravés des lignes accidentelles. On ne mettra pas cependant ce déchiffrement en doute, d’autant plus que ce môme mot revient deux autres fois dans le texte, 1. 3 et 5. Mais le sens reste dans une certaine obscurité. Faudrait-il rapprocher ninxi de l’arabe iLsdffi ô « ceux de

l’avenir (?), la postérité »? L’hypothèse est peu probable, croyons-nous, malgré l’emploi fréquent du mot scmN dans les inscriptions nabatéennes et même lihyanites. On établira aussi difficilement une comparaison avec Tn N « reculer » de Muller, Süd-ar. Altert., p. 29 et inx « autre » de CIH., 99, 8; cf. OLZ., 1907, p. 310. Peut-être sera-t-il préférable de considérer ninxï comme désignant un nom de famille ou de tribu, surtout à cause de sa position après ijtt, à la ligne 3.

L. 3. — rroyn. La terminaison ni parait égaler il de l’arabe, désinence féminine des noms gentilices; n 'WQ répondrait donc à l’arabe ïlilX usité encore aujourd’hui pour désigner une femme de Ma'ân, Par ce terme, notre texte indiquerait une femme originaire de Ma'ân à laquelle on aurait voulu assurer des droits ou des avantages. Mais peut-être pourrait-on aussi supposer un nom propre? Cf. l’arabe ÏJ !*=, dans Kit. el-Ag., Vit, 77. — ijvo. On s’attendrait à trouver oïjtt, comme à la ligne 2. La terminaison i suggérerait l’idée qu’il s’agit ici d’un homme en particulier, d un Dédanite dont il était question probablement dans la partie du texte qui a disparu. — idi « et [comme] à »... Il est établi une sorte de comparaison entre ijh et jorm.

L. 4. — dj doit être restauré djj/q ou Dm? L’estampage est illisible : on croirait apercevoir la boucle d’un i. Mais si on restitue ojh, ne seraitce pas une incorrection, pour dijh, 1. 2? — hbizfiN‘1, lecture douteuse, à cause du mauvais état des signes, presque complètement effacés. Le mot "ühx pourrait être rapproché de l’arabe pluriel de « pro¬

ches », dans le sens d’une proximité locale. N’aurait-il pas eu aussi la signification de proche par le sang, de parents? Cette acception conviendrait assez bien après la mention des fils et des filles. Dans CIH., 134, 2 et 253, 2, TfüJix est regardé comme nom propre; 76, 1, aaun, nom propre également. Le contexte, qui a été détruit, nous aurait indiqué vraisemblablement 1 interprétation à donner à ce mot ici.

L. 5. — my pourrait être restauré nyû? « consacrer ». — est l’imparfait du verbe iSl. Il s’agit d’une disposition regardant les enfants qu enfantera Ma ànyat, laquelle disposition parait s’étendre aussi à du ’Ahirah. — b:o peut être traduit de deux façons : « à tout... » ou « comme tout », suivant qu on reconnaîtra au premier a une valeur directive ou

une valeur comparative. Si le verbe est considéré comme gou¬

vernant toute la proposition, ce 3 ne peut guère servir qu’à établir une comparaison entre les enfants clc Ma'ânyat et la famille ’Ahirah.

L. 6. — ■ De cetle ligne on n’aperçoit que l’extrémité supérieure de quelques lettres; vers le milieu, inm « grâces » (?).

Müller, Epigr. Den/cm., XII; Moudtmann, Beitràge..., XII.

Sur le mur d’une maison, à hauteur d’homme, dans la rue appelée Seqeiq, non loin de la porte qui conduit à la source 'dm Tadil. Longueur O111, 37; largeur 0m,12; hauteur moyenne des lettres 0ra,25. Ce n’est plus qu’un fragment de 4 lignes, fort endommagé. Notre estampage permet d’ajouter la lecture de quelques lettres au déchiffrement déjà proposé (fac-similé, pl. XCV11I). Nous lisons :

... [ü]’Jp | bai | irnnïrri | irn.s ... .1 ... b: | dïir | Soi | bn ... .2 ... [mj-aizn | psp2i | nam | on[n] ... .3 . VT) ... A

1. ... Son secours et ses pèlerinages (?) toute possession...

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