‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 34 sur 156 · perfection (?) et faveur et intelligence et piété · texte numérisé non relu

perfection (?) et faveur et intelligence et piété

L. 1. — Le commencement de la ligne est en partie illisible. Avec les éléments conservés, on serait tenté de restituer irrijjns] « son secours » ; mais si on aperçoit quelques vestiges du n, 011 ne saurait, par contre, distinguer aucune trace du n. — ünrûm. Les deux premières radicales sont douteuses; il semble qu’on voit le sommet des trois branches du n et une partie du signe suivant qui pourrait être ; ou a. Dans ce dernier cas, il serait possible de lire rônrun « ses pèlerinages »; sur ce mot, v. JS., Mission..., I, p. 252. En minéen, avant le nom jn « pèlerinage », on trouve le verbe nns, nH 29, 2. Mais dans notre texte, la copule 1 qui suit la barre de séparation, empêche probablement cette combinaison de termes. Comme le déchiffrement est incertain, on pourrait penser à une restitution iunrmi | irm « ses fils et ses filles »; cependant les vestiges du n dans le premier mot s’opposent, semble-t-il, à cette hypothèse. — [□J’Op | b:> est certain comme lecture, sauf le n final; l’estampage porte la marque d une barre sur le bord de la cassure; le reste de la lettre a disparu.

L. 2. — Sn, fin d'un mot effacé; les autres lettres de cette ligne sont claires.

L. 3. — nnfn] reste douteux; car du premier signe on distingue à peine un trait lequel pourrait convenir au a. Le mot tan[n], rapproché de l’arabe

signifierait

« parfait, perfection ». — vjn « faveur, bonheur » (CUL,

95, 5; 140, 10, etc.). — pspsi est certain comme lecture, excepté pour la copule “i qui a sombré dans l’effritement de la pierre. Le sens de ce mot nous est donné, selon toute vraisemblance, par l’arabe ^yLsis « intelligence », et cette signification cadre assez bien avec le contexte. Il ne parait pas téméraire de dire cju’il s’agissait dans ce texte d’une prière adressée à la divinité pour obtenir « faveur, intelligence et piété ». — ■ [m]llû? « piété ». Les deux dernières lettres sont restituées, pour faire de ce mot un substantif comme les mots précédents.

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