‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 41 sur 156 · Ya'adwass · texte numérisé non relu

Ya'adwass

L. 1. — On n'aperçoit que l’extrémité inférieure des lettres; peut-être a au commencement et n à la fin.

L. 2. — Avant la barre de séparation, on voit la boucle d’un f. — inü'i'iÿs « et excepté eux deux ». Sur *y>ÿ, v. CIR., 86, 12. Il ne parait pas plausible de recourir à une racine « ouvrir la bouche ».

L. 3. — ilfi. On ne saurait affirmer absolument si le mot est complet. Après le iir, il existe un espace suffisant pour recevoir la barre de séparation ou un commencement de lettre; mais peut-être ces signes étaient renvoyés à la ligne suivante. Si le mot est complet, on hésitera encore pour savoir si c’est un nom propre ou un nom commun, substantif ou verbe. La racine &*!, en arabe signifie « faire du bien à quelqu’un à titre de récompense ». Dans le cas où serait regardé comme nom propre, on aurait l’équivalent du nabatéen lân ( CIS II, 325). Et Wass et Wahab seraient les deux personnages dont le pronom suffixe duel, à la ligne précédente, fait supposer la mention. Mais on doit reconnaître aussi que ûm | nm peuvent être deux verbes et signifier « il a donné et il a gratifié ».

L. 4. — Avant la barre de séparation, les restes d’une lettre, d’un nûn vraisemblablement. — ppuin « la terrasse »? Hommel, Süd-ar. Chrest., p. 124, traduit nnpttin par « terrasse à brûler de l’encens ». L’arabe veut dire « une fente, un bas-fond, un défilé ». Pourrait-on rapprocher le mot de piptra « linteau de porte »?

L. 5. — rODl[i]. La restitution du ■> est assez indiquée. — rub'r parait être un nom propre, du Layt, si le mot est complet. Sur les Béni Layt, v. Caussin de Perceval, Essai..., I, 194; III, 348.

L. 6. — iltnyï peut être pris comme nom propre et comme nom commun. Dans le premier cas, il sera composé de “tjp, imparfait de -jn, Axj, « promettre » et de itfi, nom propre, à la ligne 3, et qui serait ici un nom divin. Mais ttW peut être aussi l’imparfait du verbe au pluriel, avec le pronom suffixe : « ils lui promettent ». Après la barre de séparation, un 11 tout seul.

Texte inédit.

Gravé sur un débris de stèle funéraire, actuellement encastré dans le

(1) Cette inscription a été publiée et commentée dans la Revue Biblique , 1910, p. 521 ss. Elle a été reproduite telle quelle par Eidzbarski, Ephemeris..., vol. III, p. 273. Nous avons connaissance du travail de Lidzbarski pendant que nous corrigeons les épreuves.

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

mur d'une maison, auprès de la citadelle dite ’Umm-Nasr. L’inscription est complète et relativement bien conservée. Longueur 0,a,49; largeur 0m,20; hauteur moyenne des lettres 0m,04; 5 lignes. Estampage (pi. LXXV et C). Nous lisons :

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