‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 45 sur 156 · Fils de Wadad’il de Gurâbat · texte numérisé non relu

Fils de Wadad’il de Gurâbat

2. ... Mâwa'il, (ce) qu'il a possédé de ’Aws fils de Hayyu...

3. ... la prêtresse Mâwa'il, et sa possession et ce qu’elle possède en consécration ( . à Attar de Qabad, à Wadd et à)

4. ... Nikrah et il consacre et il dévoue à lui, et déleste tout...

3. ... cpioi que ce soit et Mâwa'il a fait l’aumônel (la juste) (?) et il a promis et il a tenu parole...

G. ... ( Son tribut) et sa rançon pour la construction de l’étage supérieur de

cette...

L. 1. — ■ “pi, les deux dernières lettres sont certaines, mais la première reste douteuse; elle présente cependant quelque ressemblance avec un ;.

— bair « Wadad’il », nom fréquent en minéen; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. G69. — raiin « de la famille de Gurâbat »; opéré laudato, p. 258. Si on le considérait comme un nom de lieu, voir les renseignements fournis par Müller, Epigr. Denkm., p. 29. Dans Bekry, tp est une hauteur dans le Yamâmah. Gurâbat « les corbeaux » peut être un nom de famille aussi bien que Nemer ou Diydb, qui existent actuellement chez les Arabes.

— A la fin de la ligne, les signes sont effacés.

L. 2. — bain « Mâwa’il », nom propre qui se rencontre à la ligne suivante. Les trois premières lettres sont visibles; le a est mal formé, mais il parait certain; le S final est restauré. — ni, pronom relatif, doit se rapporter à un substantif placé en avant, sans déterminer ijp qui est un verbe au masculin et dont bain ne peut pas être sujet. — p est ici une préposition marquant la provenance du bien possédé. — in à restituer probablement en vn, nom fréquent en minéen. — A la fin de la ligne, on note les vestiges de quelques lettres effacées.

L. 3. — bain | palb « la prêtresse Mâwa’il ». bain ne saurait être ici qu’un nom propre de femme, on pourrait songer à l’expliquer par le mot arabe Jjy « asile, lieu de refuge », à moins de préférer, avec raison,

croyons-nous, l’analyse de « habitation, asile » et Sx « dieu » ; v. 12, 4. — ir’Opl « et sa possession ». Le pronom suffixe ir pourrait se rapporter à SxiQ; mais peut-être rappelle-t-il le nom de celui qui fait la consécration, puisque nous voyons que la possession de la prêtresse est également mentionnée dans le verbe suivant : îjpn | “h « et ce qu’elle possède » ; le verbe ijpn doit avoir en effet, à l’imparfait, un sujet féminin. Il ne semble

pas vraisemblable de supposer ici une forme en t — Jpu ou J lai'. La boucle du ï est un peu effacée ; on croirait en outre apercevoir les vestiges d’un a. Cependant le i paraît être la lettre la plus probable. A la fin de la ligne, u rappelle la formule Siî? 3, | ru se rapportant à une consécration, v. n° 21. Très probablement, on devait lire ensuite le nom des dieux : Aftar de Qabad, et Wadd, avant celui de Nikrali mentionné au commencement de la ligne suivante.

L. 4. — mn à restaurer en rnJJ. — ’Opiï peut être considéré comme l’imparfait de la 2e forme Jju répondant pour la signification à ijpitf

comme ps = , ^répond à paiz?, v. n° 19, 1. — Pour bizniz? v. n°21, 4. —

XJ il- est à comparer à l’hébreu XJÙ? « détester, haïr ». — Sx, à la fin de la ligne, forme le commencement d’un mot disparu dans la cassure de la pierre.

L. 5. — nnn | pi « tout ce que, quoi que ce fût ». — np“ï répond soit à un adjectif au féminin qualifiant bxm, soit à un verbe « elle a fait l’aumône » ; cf. pour ce dernier sens, n° 10, 5. — tny est à rapprocher de l’arabe « promettre ». — [îjsiitt. Le i final n’est pas visible sur l’estampage, mais il se restaure nécessairement.

L. G. — ùrnxüi est une restauration s’appuyant sur des textes analogues, n° 36, 2. On n’aperçoit que l’extrémité supérieure des signes qui ont disparu dans la cassure de la pierre. — m. Le nun du milieu est incertain, mais les deux autres lettres sont hors de doute. — Après ni on distingue l’extrémité supérieure d’un ÿ, commencement de ]nsnï.

Texte inédit.

Sur le mur d’une maison, à côté d’une fenêtre, à une hauteur de 5 mètres environ, vers le centre du village. L’inscription, tronquée de tous côtés, est en mauvais état; plusieurs lettres ont complètement disparu dans les éraflures de la pierre; d’autres sont très effacées et dif-

INSCRIPTIONS MINEENNES.

ficiles à lire. Longueur 0"', 35 ; largeur 0m, 29 ; hauteur moyenne des lettres 0"',03; 6 lignes; estampage (pl. LXXYII etCIi). Nous lisons :

| anbi | isra | p | pas | cnun | S ... .1 | rma | tfnri | auâ | [“îajpir | ybâ’ib | “i ... .2 ...Sa | ]|>]n | p | paan | "ipizrâ ( Si | tir ... .3 ...[pp]irm | jmnjti | pas | rain ... .4 ... | ppum | jmnjn | pâai | ... .5 ... | panai | pns | ruai’ | pn ... .6

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