‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 47 sur 156 · du péché el en ce que · texte numérisé non relu

du péché el en ce que

3. ... dans le temple et se purifie de la transgression et de la fornication...

4. ... et l’ intercession aux oreilles des dieux de Ma'în , en récompense...

o. ... leur récompense, une récompense bonne, au jour d”Abikarib [ Yata ']...

L. 1. — n ha parait être un nom incomplet, mais les deux lettres qui devaient exister avant la barre de séparation sont effacées. — 123 doit être le mot ordinaire, Kabir. Après la barre de séparation, on distingue une lettre, un 1 ou un n, et ensuite les autres signes ont disparu.

L. 2. — Avant la ligne de séparation, on aperçoit une lettre, un ÿ vraisemblablement dont on distingue les deux jambages et le crochet. —

jna répond à ]n, — ^ian ne saurait être autre chose que le

hébreu, et l’arabe ILI « péché » (Muller, Süd-ar. Alt., p. 20 s.). — est l’équivalent de jb « en ce que » (Muller, loco laud.). Les autres signes ont disparu; peut-être au commencement.

L. 3. — Au début de la ligne un n suivi de la barre de -séparation. — ■jQinm « dans le temple ». — rïth « et s’est purifié ». Le 1 sert de copule;

Nïn est une 8e forme d’une racine nïi équivalant à l’arabe Ub, terme spécifique pour indiquer la purification rituelle avant la prière. En arabe 011 emploie la 5° forme U=y, mais on sait que la 8e forme a souvent un sens analogue. Sur la formation de ces verbes, v. Hommel, Süd-ar. Chrest., p. 20. Comme dans ce texte il s’agit de péché, il semble conforme au concept général de la phrase d’admettre le sens de purification pour aïn qui s’est déjà rencontré dans d’autres textes avec une signification un

peu différente; cf. CIH., 321, 2 et les renvois notés dans le commentaire; IIal., 353, 14. — mnm | puis. Ces deux mots placés après Nïn doivent avoir le sens de « faute ». La signification de rnny est équivalente à celle de l’arabe « fornication, mauvaise conduite ». pub nous semble avoir le sens de « transgression ». Car le verbe qui veut dire

en premier lieu « briser un objet matériel », s’applique aussi à l’infraction d’un ordre : LiJLkj !51 jlS « il a brisé son commandement

lorsqu’il s’y est opposé ». On comparera naturellement ce texte avec 28, 5. Même ici un doute plane sur l’interprétation et, dirions-nous, sur la lecture du W qui ne se présente pas d’une façon très franche; cependant il parait plus assuré que le -.

L. 4. — Après la barre de séparation, un waw copulatif et ensuite p-}i « entrée, intercession ». C’est le sens de « pénétrer au milieu d’un

groupe ». — ■ nbxbx | rmio signifie : « aux oreilles des dieux ». m-ûo.

répond à pb. Cette signification, très naturelle, parait préférable, quoique pN puisse aussi avoir le sens de « client »; cf. n° 8, 4. — À la fin de la ligne [ajifn « pour une recompense, une grâce ».

L. 5. — oyj ne peut être qu’un adjectif de mn. — 21 3 a. s* est mentionné comme roi de Ma'în dans n° 17, 7. — Après la barre de séparation, on aperçoit les restes d’un signe qui peut être le sommet d’un t ; on aurait la première lettre de yni, surnom d’Abikarib.

Texte inédit.

Cette inscription provient de Hereibeh; elle est gravée sur la paroi de rocher méridionale, à l’endroit appelé lalacit al-Hammadi , dans une ancienne carrière. Il nous a été impossible de 1 estamper, car elle se trouve à une quinzaine de mètres de hauteur environ, et notre échelle n’avait que neuf mètres. Quant à essayer de 1 atteindre par le sommet de la montagne, la hauteur de la roche qui la surplombe rendait impossible toute tentative de cette sorte. A laide d une jumelle, nous axons déjà,, en 1909, tenté une première lecture, et nous avons recommencé le déchiffrement en 1910. Nos copies, exécutées indépendamment les unes des autres, à des époques éloignées et avec des instruments différents, concordent dans l’ensemble et assurent le sens général de 1 interprétation. Les lettres sont profondément gravées et de belle dimension; mais 1 eau

de pluie, cil coulant le long de la roche, a entraîné un peu de terre et a rempli, en graude partie, le creux des lettres. C’est ce qui nous a fait hésiter pour la copie de quelques signes (pl. CIII). Nous lisons :

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