‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 53 sur 156 · la coupe [des pierres] pour Hamiyân Barrân · texte numérisé non relu

la coupe [des pierres] pour Hamiyân Barrân

L. 1. — 3.T2iTfna, cf. JS., Mission..., I, p. 251. Ici, Nahastab est certainement un nom propre d’homme; cf. n° 135 et n° 166. — xm, v. nos 94 et 166. — ma N « serviteur de Wadd ». On serait porté à regarder cette expression comme un titre dont se glorifie Nahastab. Mais ce titre étaitil l’indice d’une dignité quelconque, d’une consécration spéciale à la divinité ou bien dénotait-il simplement le sentiment religieux d’un individu qui aimait à se reconnaître, par dévotion, le serviteur de Wadd? Il est difficile de demander au texte la précision sur ce point; pour une expression analogue, v. n° 166, et ci-devant 135.

L. 2. — Si on tient compte de N, on lira yjjfN* « le plus habile, le plus fort », cf. Hommel, Süd-ar. Chrest., p. 38. Mais il ne semble pas que cet ale f appartienne à l’inscription. Nous lisons donc jm répondant à l’arabe « artiste, ouvrier » comme dans les inscriptions lihyénites, n° 82;

cf. nu 166, 1. 3. — “arraby est placé entre deux barres de séparation et doit être regardé, au moins, comme une seule expression. Mais il paraît bien composé de deux, et le n° 166, 1. 5, nous avertit qu’il faut lire I by. by répond à Jb « sur » ; narra est un substantif en mim, signifiant l’endroit où se trouve le nan, comme veut dire la place ou gît le et où il est travaillé. Pour nan, en arabe jJ, en hébreu

«,aur, le premier sens est celui de « briser, couper ». Le substantif s’applique à ce qui est extrait d’une mine, l’or principalement, mais aussi l’argent, le cuivre, etc.; cf. Lisân el-'Arab, ad verbum. Nous n’avons pas constaté, en cet endroit, des vestiges d’un métal quelconque pouvant suggérer l’idée de l’exploitation d’une ancienne mine, mais on ne saurait douter de l'existence d’une carrière en cette place. Le terme s’applique

à tout ce qui est extrait de la terre; il semble qu’on puisse l’entendre également des pierres coupées à la carrière. L’hébreu isui « brisure, coupure » rappelle la même idée que Jj. Dans la même région , disons mieux, sur la même roche, nous rencontrons un ensemble de renseignements fort intéressants. Au n° 31, nous lisons le nom du roi qui a ouvert les travaux de la carrière; le n° 128 nous révèle le nom d’un président; ici nous rencontrons le nom de l’ingénieur, Naliastab, et vraisemblablement celui de l’exécuteur des travaux, pan, mentionné à la ligne suivante.

L. 3. — Au commencement de la ligne nous avons encore un r gravé hors cadre. On serait tenté de ne pas en tenir compte et de lire pn « et il a manifesté », en reconnaissant à pn un des sens de l’arabe On obtiendrait ainsi une phrase tout à fait logique : Et il a manifesté à Hamiyân Barràn. Mais, bien que le texte soit plus difficile à expliquer, il semble qu’il faille prendre Yalef en considération, à cause du n° 166 où nous lisons prix. Ce terme pourrait, à la rigueur, être un adjectif, ou mieux un comparatif, se rapportant à “iirra- Dans ce cas, il serait pris

pour une forme élative, J-*i ! , répondant à l’arabe (JPA « plus proche, mieux adapté », de la racine Cependant, le sens ne convient pas très bien au contexte, et, en second lieu, le mot prm réclamerait plutôt un correspondant arabe jjplji. Les différents sens de l’arabe ne

satisfont pas complètement. L’éthiopien wadga « tomber » et 'awdaqa « faire tomber, enlever » conviendrait mieux. Dans une carrière, on coupe, on enlève des blocs; et ce travail a laissé de fortes traces à Talaat

INSCRIPTIONS MINËENNES.

el-Hammâdy où se trouve ce graffite. Eu nous appuyant sur le sens de la racine éthiopienne, nous proposons de traduire prus* par « coupe de pierres ». Nous nous abstenons des autres suppositions, faciles à construire, si on voulait voir des noms propres dans ces mots. — “pans « pour Hamiyân », v. n° 18, 4. — ■pa, peut être comparé au sabéen cm; v. Glaser, 1606, 3, apud Hartmann, Ar. Frag., p. 311; l’arabe y, est donné comme nom propre d’homme dans Yaqut, I, p. 541. pa peut être aussi un nom de lieu; cf. l’arabe ,,tb (Yaqut, I, 540).

N° 146. — Copies; caractères nets.

'Aies.

N° 147. — Copie; lettres très nettes; le 7, devant le second mot, a disparu dans une cassure de la pierre.

nben Taymlât

{de) Ridâ\

Cf. n° 132 etc.

N° 148. — A une hauteur de quinze mètres environ, se trouve une inscription d’une certaine étendue, assez semblable à celle du n° 31 ; cf. pl. CXXVI. Au moyen d’une jumelle, nous avons essayé de la lire, mais les caractères, qui ont été fortement gravés et sont d’une belle dimension, sont très peu visibles, car ils ont été remplis de terre entraînée par l’eau qui a coulé le long- de la roche; il aurait fallu les brosser et les laver comme nous avons fait pour d’autres graffites gravés à la hauteur de notre échelle. Mais le document qui nous occupe était hors de notre portée. Nous croyons cependant utile de reproduire le résultat de notre travail, si imparfait soit-il, ne serait-ce que pour guider un explorateur futur, plus habile et plus fortuné. Nous n’avons remarqué aucune ligne de séparation entre les mots. Les trois derniers signes de la ligne 2 ne paraissent pas faire partie de l’inscription; de même, après la ligne 5, quelques signes très rapprochés ont été regardés comme formant un graffite spécial et reproduits sous le n° 150. La transcription est faite dans les mêmes conditions que le fac-similé.

itfiyp .1 ...aiirnbnaûriparun .2

niriynnsmnpnnin .3 urarmîms .4 ïîvh .5

A la ligne 1, lire probablement atoy au lieu de izrizrp, v. n° 31, à moins de reconnaître à irü.'p le sens de « couper » ; en ce cas, on aurait peut-être une allusion au travail de la carrière. — On remarquera l’analogie entre la ligne 2 et la ligne 3. Dans les deux cas, le second mot se lira peut-être pan, ayant quelque rapport avec la racine Ensuite, à la

ligne 3, 2'jxà « peuple ». - — L. 4. Au lieu de ttron lire peut-être □□□J. — L. 5. Au lieu de yrv>7 lire naiv>7?

A côté de ce texte s’en trouve un autre, encore plus obscur. Avec le secours d’une jumelle nous avons distingué les lettres suivantes :

rvnnn | m ... .1 | am a ... .2 uata | n ... .3 .m .. ûn | pn .4

N° 149. — Copies; caractères très nets.

b»njw Sa d'il

]J7Si7 de Yafa ' ân .

Au-dessous de ces noms fort connus, se trouve un monogramme dont on peut voir le fac-similé, pl. CXXVI, et que nous proposons de lire : ■jy gi.

JN° 150. — Copies; graffite gravé au-dessous du n° 148.

□773 I rnaiia Nasamal (de) Nadram (?).

nnüa pourrait être comparé au substantif arabe ïw « respiration, souffle » et à 1 hébreu nnttfa. L’arabe connaît *.^3 comme nom propre (Kit. el-Ag., XIII, 27). — Le mot suivant reste douteux. La lecture anj

est possible; une localité, dans le Yamâmah, s’appelle s, Jj (Yaqut, IV, 772).

N° 151. — Un monogramme; voir fac-similé, pl. CXXVI.

Sn'771 Wadad’il ou bien Sn777 Wârîd’il (Wûrûd’il). Le dernier, Sn771, pourrait signifier « apparition, ou arrivée de El ».

N° 152. — Copies; les caractères, très nets, sont écrits sur une ligne verticale comme on peut le voir sur le fac-similé, pl. CXXVI.

□7*ÿ bNiznnn

Taaivs'il (de) Gazar.

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

On s’attendrait à la forme si connue bâtons , cependant le n initial ne parait pas douteux. On verra donc dans irmn le masdar de la forme t 2 ou t 3 (5e ou 0e forme arabe). La signification restera à peu près la même que celle de ffilü « don » avec une idée de réciprocité. — □Tîÿ est à comparer avec ir}b de Hal., 357, 2, nom de famille.

Au-dessous de ce dernier mot sont gravés quelques signes qui ne paraissent pas faire partie du graffite.

N° 153. — Copies; caractères bien gravés.

vûi | iirm ’Aws de

p Zayrân.

cf. n° 27, 2 ; pour pua, v. n° 163. A la lin de chaque ligne se trouve un signe que nous négligeons; le premier a une forme mal déterminée, et le second est un nûn ou un alef.

N° 154. — Copies; caractères clairs.

7 | 7; yj ' Abnadd de

pria Zayrân.

73^ÿ « serviteur (?) de Nadcl ». Le nûn est placé un peu plus haut que les autres lettres, de sorte qu’il est permis de se demander si on ne pourrait pas lire 7a,y, sans tenir compte du nûn. Mais 7J7ay est également possible; sur 73, v. n° 74. Et r; pour 717, dans les noms composés, se rencontre fréquemment; p. ex. (Ibn L)or., 150, 16) pour jut

i Jr

N° 155. — Copies.

Data '

Rida de

Ruwyân

yba. reste un peu douteux comme lecture; yba pourrait être mis en

rapport avec Ub, nom propre masculin (Ibn Dor., 106, 7; Kit. el-’Ag., XIII, 136). Pour prn | iïi, v. n° 104. Avant pVl, un signe parait être un S; s’il faisait partie de l’inscription, on lirait pïl2.

N" 156. — Copie et estampage; caractères petits.

SH | 131 Wafay de

ïnin 'Ammîrata

Le même graffite se retrouve en un autre endroit où nous l’avons estampé; v. n° 176. Ici, on remarquera que le 1 initial n’a pas sa barre transversale, au milieu.

N° 157. — Copies; caractères nets. Quatre noms propres gravés à cinq ou six mètres de haut.

ymny | fon H âni’ [de) Ammîrata',

T VT | in ffurr de Wadd,

■pSa | Wafay {de) Kalbân,

71 ï I ’joSiy Salmân de Wadd.

Ti peut être rapproché de 1 arabe « le libre, le noble »; en minéen, on connaît déjà prt, n° 28, 6. — tiÎ. Wadd, nom d’une divinité, a été rencontré comme nom propre d’homme, et figure maintenant ici comme appellation d’une famille, à moins de reconnaître à î le sens de « dévoué à, serviteur de ». — pba; cf. nos 82 et 93. Kalbân n’est qu’une forme allongée de Kalb, de même que 'pb'ir n’est qu’une autre forme, un peu différente, de ou ^L.. Ce Salmân appartient aussi à la famille de Wadd.

N° 158. — Copie; caractères nets, à droite du n° 161.

■pn Hurrân.

Cf. nos 28, G; 157.

159. — Copies et estampage; caractères développés, nets, mais mal formés.

DTI Waddam.

mi peut être pris ici, soit pour le nom du dieu, soit pour le nom propre d’une personne.

N° 160. — Copies; caractères nets.

“V- Marad.

Sur ce nom propre, v. n° 33, 5.

N° 161. — Estampage ; longueur 0m,38; largeur 0m,17. Caractères nets,

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

mais gravés un peu négligemment. Le cartouche qui devait encadrer le graffite n'a pas été terminé. Vers l’extrémité de gauche un défaut de la pierre a fait renvoyer le n de nîvt à une certaine distance du n, mais la lecture ne soulève pas de doute (pl. LXXVII1 et CXXVI).

xrm | Tü?N | b 3*1 Râkil {/ils de) ’Asad de Data' ,

N | p | SnT'Î Zayd’il fils de ’Asad

xrvn I Ttt? de Data’.

b;"!, nom nouveau, à expliquer par l’hébreu bai d’où ban « marchand »

ou par l’arabe « poireau » ou par la racine « exciter sa monture avec le pied ». — Tüm, nom propre d’homme, est à comparer avec j-vl (Ibn Dor., 43, 7), plutôt qu’avec de Hartmann, Ar. Frag., p. 355. Les deux personnes nommées ici, Râkil et Zayd’il, sont de la famille de Data’ ; tous les deux sont fils de ’Asad ; mais on remarquera que dans un cas le mot p est exprimé, et dans l’autre il est passé sous silence. L’emploi de p dans les généalogies est libre dans ces graffites comme dans l’usage actuel arabe.

N° 162. — Estampage; longueur 0m,39; largeur 0m,20; hauteur moyenne des lettres 0m,07. Les caractères sont soignés. On pourrait croire que le graveur avait commencé par tracer le premier mot un peu plus haut, et qu’il a ensuite refait ces deux lettres à une autre ligne pour achever l’inscription. C’est ainsi, semble-t-il, que l’ont compris nos devanciers qui n’ont pas reproduit ces deux lettres; cf. Muller, Ep. Denkm., LVII; mais peut-être ces deux signes cachent-ils un nom propre qui s’explique parfaitement en sémitisme.

□n Dam ( fils de)

il? | psvr | pan Hamiyân de Yafa'cîn

non a écrit.

□n, gravé tout seul au-dessus de pan, peut être regardé comme faisant partie du graffite. On le comparera à l’arabe (Mas udy, Prairies d’or, I, p. 75-78; Wüstenfeld , Register..., p. 200) et à l’hébreu on. Les autres mots sont expliqués, nos 132 et 165.

N° 163. — Estampage ; longueur 0m,22 ; largeur 0m,23 ; hauteur moyenne des lettres 0m,07 ; caractères très nets.

b | mn

Hirral de Zayrdn.

mn. Le deuxième signe, malgré une petite barre horizontale qui prend naissance au milieu de la courbe, ne saurait être qu’un i ; du reste ce petit trait parait être le résultat d’un défaut du rocher, mn est à rapprocher de l’arahe ïja dans Ç^)l {Kit. el-Ag., X, 7) ; ijifi, nom d’un

chanteur, est un diminutif de Sjù « le chat » dans le proverbe : ^ àjxi 'il

(< il ne distingue pas le chat du rat »; sur Hirr, nom propre,

V. W ü stenfeld , Register , p. 227. Dans DM., Mission..., 272, 276, in peut être lu Hirr aussi bien que Haur.

N 164. Estampage ; longueur 0m,35 ; largeur 0m,18 ; hauteur moyenne des lettres 0m, 07. Müller, Ep. Denfan., XLYIII.

3 nS»in Maw'âlat (de) ( Wâ’ilal ? de)

pR Fa'mân.

Le n est gravé un peu en dehors de la ligne et il n’est pas formé avec soin . la boucle inférieure n’est pas fermée ; il peut surgir un doute sur son authenticité. Si on n’en tient pas compte, on lira nbRÏ « Wâ’ilat » à rapprocher de Sri, n° 180, et de l’arabe ïlslj (Ibn Dor., 114, 2). Toutefois, la lecture nWin, admise par Müller, est la plus vraisemblable, répondant a l’arabe « retraite, lieu de refuge » (Ibn Dor., 160, 10); on comparera ce nom avec celui de la lévitesse SrId, n° 12, 2. — Après le 2, on remarque deux traits grossiers qui ne nous paraissent pas appartenir au graffite et nous lisons pNS, nom bien connu. Dans le cas très peu probable où le 2 serait considéré comme représentant la copule, suivie de la barre de séparation, on lirait p# à la seconde ligne, répondant

à 1 arabe ^!; cf. nabatéen i^dr (JS., Mission..., p. 245) ; l’arabe L^î, nom propre de femme (Wüstenfeld, Register..., p. 03; v. Lidzbarskj, Handbuch..., p. 220).

N° 165 — Estampage; longueur 0“,37; largeur 0m,17; hauteur

moyenne des lettres 0m,0G; caractères très nets, bien gravés (pi. CXXVII).

bRimi Y aies' il

Yonitf | 112m de Habrâr a écrit.

bRÙ'N'i « El donne »,n est qu une forme différente de SrÛ71R, et se trouve déjà dans Hal., 177; 192, 1. Pour bRtttiR v. C1H., 337, 3; 338; Müller, Epigr. Denkm..., III, 3; 1 arabe (Ibn Dor., 250, 2) ’Awsallcih, dans Wüstenfeld, Register..., p. 99. — yu ni est un nom de famille, selon

INSCRIPTIONS MINÉENNES

toute apparence. Comme nom de lieu, l'arabe connaît v. Ibn Haukal, 30; Hamdany, 216. 2; et ,LJI o, v. Hamdany, 94, 0. — innir « a écrit » est la 8e forme du verbe nair.

N° 166. — Estampage; 6 lignes; longueur 0m,50; largeur 0,29; hauteur moyenne des lettres 0m,05. Les caractères sont grossiers, mal formés, mais assez fortement gravés sur une roche fruste. Le rapport de ce graffite avec le n° 145 apparaîtra de lui-même aux yeux du lecteur.

212 irn;

Nahastab

arm

de Data

Ti | i?;y

protégé de Wadd

Tianii?

a tracé

72no | Si?

sur la carrière

prix

la coupe des pierres ( ?

L. 1 et 2. — arm :mmi; au n°145, le 7 n’est pas exprimé devant arn. — L. 3. n yjy « protégé de Wadd » ; yjy, comparé à l’arabe parait bien avoir cette signification devant le nom du dieu Wadd; nous écartons à dessein toutes les autres combinaisons — et elles seraient nombreuses — qu’il serait aisé d’établir en considérant ri comme nom propre de famille ou de personne. Dans le n° 145, 1. 1, on lit rmN « serviteur de Wadd » ; l’idée reste la même. Le yjy qui au n° 145 a un autre sens est renvoyé au début de la ligne 2, avec la difficulté de 1 n gravé audessus du y. — L. 4. “nsrvü? est le verbe fréquemment employé en minéen pour signifier qu’on a fait une inscription, qu’on a tracé des lettres ou des signes, en un endroit. — L. 5. imn | Si? « sur la carrière » ; dans le n° 145. il n’existe aucune ligne de séparation entre Si? et lano, de même que le graveur a omis celle qui devrait se trouver entre un et n alors qu’elle est exprimée ici entre j ?jy et n. — Le premier mot Si? est

la préposition « sur ». — irma v. n° 145. — pTlN> v- ri° 166.

N° 167. — Muller, Epigr. Denkm., XLIX. Estampage; longueur 0™, 25 ; largeur 0m,21 ; hauteur moyenne des lettres O"1, 07; caractères très nets.

1 | fin Murâd [de)

•pi Rnwyân.

douteux dans Millier, est ici d’une lecture certaine. Ce nom est a rapprocher de l’arabe 2!^*, nom propre d’homme (Hamdany, 211, 10 , nom de femme [Kit. el-Aÿ., VII, 36); nom de tribu (Kit. el-Aÿ., 1, 22,

V, 190, etc.; Hamdany, 80. 19, etc.). signifie « le voulu, le désiré de Dieu ». En safaïtique, on a trouvé vin, transcrit Mard, dans DM., Mission..., P- 161 où l’on a le renvoi à Lidzbarski. Mard suppose une racine qui parmi d’autres significations a celle de se « révolter ». A cette racine se rapporte l’amante de Harûn ar-Raéîd {Kit. el-Ag., V, 40; XIX,

70-71), et l’hébreu lin (I Chron. 4, 17); Mwpaâ des LXX suppose ^ U. — 'pn, cf. n° 95.

N" 168. — Estampage; longueur 0m, 35 ; largeur 0m, 14 ; hauteur moyenne des lettres 0"',05; caractères mal formés, du même galbe que ceux du

(a)T0iima I rm Bart Nahastab

N'mi de Data.

rna. Le i est tout petit, mais très lisible. Ce mot est à rapprocher de l'arabe « guide connaissant bien le chemin ». Il suffit d’avoir traversé

une fois le désert pour apprécier un pareil guide et comprendre qu’un Arabe puisse se glorifier de porter un pareil nom. — 3i3Ù?ri3 ; le a, ne fig'ure pas sur notre estampage, soit qu’il ait été oublié par le graveur, soit que notre feuille de papier fût trop courte; mais il se restitue de lui-même.

N° 169. — Copie ; caractères nets.

7 3 XÔ Sâkir

pn Hirràn.

73 est à comparer à l’arabe JÇ U,, nom ancien (Yaqut, III, 849 ; Hamdany, 111, ^ un usage courant. — pn, cf. Hal., 520, 15; Hartmann, Ar.

brag., p. “269; on peut le comparer à l’arabe nom d’un château du Yemen (Yaqut, IV, 958). Au n° 163 on a mn.

N° 170. — Copie; caractères nets.

7 | S.NÙn Wass'il de

Yafaal.

s explique par Wassa’il « ’El a accordé un bienfait », sans recourir à l’ordinaire ht*vr\x. — Nous avons ici nettement bysi au lieu de l’habituel psi. Le S final pourrait être un résultat de la prononciation vulgaire, comme aujourd hui on dit ’Ammdl pour ' Amman.

INSCRIPTIONS MINEENNES.

N° 170'. — Estampage.

nspT | :... ... de Qâbat.

Le graffite n’est pas complet; c’est la faute probable du papier qui n’a pas été assez long. On aperçoit un nûn, puis la barre de séparation. mpT est déjà connu (Hartmann, Ar. Frag., p. 292).

N° 171. — Muller, Ep. Denkm., sous le n° XLIX. Estampage; longueur 0m,3à; largeur 0m,09; hauteur moyenne des lettres 0,04; caractères bien gravés. Millier considère ce graffite comme la fin du nu 167, mais le galbe des caractères n’est pas le même et trahit une main différente.

JSND | ÜN ’Ab Safag.

2N. Devant le mot, on distingue sur l’estampage un petit trait mais qui ne parait pas être une barre de séparation. ’Ab peut être un nom propre comme en safaïtique (DM., Mission. .. , 413, 559 etc.), quelle que soit l’étymologie : « refuser »; ^,J\ « revenir », « rapidité, habitude »;jj!

« père ». — aSND. La troisième lettre ressemble à un S mais il a une forme un peu spéciale : le côté gauche aurait été fermé par une barre toute droite au lieu de deux barres se coupant à angle aigu. Pourrait-on penser à un nom, J) \j~, de K vent violent »? Le signe a aussi quel¬

ques apparences de V.

N° 172. — Estampage; longueur 0m,16; largeur 0m,16; hauteur moyenne des lettres 0m,03; caractères négligés et peu profondément gravés.

DTTI3. Bahaydas

"rySH de Yafaân

■yiarvu? o écrit.

D-pru, certain comme lecture, reste d’une interprétation difficile. Il ne serait peut-être pas impossible d’y reconnaître le mot « splendeur, gloire », et ^^5, nom propre cl’homme dans \aqut, I, 81, et nom de tribu dans Abu ’l-Féda’, Hist. antéisl., p. 184 et Caussin de Perceval, Essai..., III, 254 ss. Après les deux derniers mots, on a gravé un trait qui a quelque ressemblance avec un serpent, emblème que nous avons rencontré ailleurs. Ce serpent suggérerait peut-être de regarder la fin du premier

mot, dt, non point comme répondant à mais à ^5, d’où ^.CS,

nom d’un serpent, Lisdn cl-'Ar., ad verbum.

N° 173. — Estampage ; long ueur 0'",34; la largeur est celle des lettres dont la plus grande a 0m,08 et la plus petite 0m,03; caractères très nets.

ymny I Ùnx ’Aws [de) ' Ammïrata .

N° 174. — Müller, Ep. Denkm., XL11I. Estampage; longueur 0m,33; largeur 0m,20; hauteur moyenne des lettres 0ra,07; gravure grossière, mais caractères nets.

TT | a 2 Benudâr

narra de Yâtmat.

TT | as. Après le waw se trouve nettement et fortement gravée la barre de séparation qui empêche de lire tm. La dernière lettre est, malheureusement douteuse; mais comme les caractères sont tout à fait négligés, nous croyons pouvoir lire ce signe t, à cause de l’infléchissement du sommet. Et on comparera tt | an à l’arabe ,!aJ| yj (Ibn Don., 226, 5). Sur le mot suivant, v. n° 26, 2, 3.

N° 175. — Müller, Ep. Denkm., XL. Estampage; longueur 0m,li; largeur 0m, 10 ; hauteur moyenne des lettres 0m,04 ; caractères nets.

SnTù Zayd’il

Nim de Data’ .

Les doutes de lecture exprimés par Müller sont supprimés par notre estampage.

N°176. —Müller, Ep. Denkm., LX1I. Estampage; longueur 0m,20; largeur 0m,09; hauteur moyenne des lettres 0m,04; caractères réguliers et nets.

3H | ’SÏ Wafay de

yma ' Ammîrata’ .

13% déjà rencontré au n° 186, répond à l’arabe Ji*, d’après Müller. On pourrait aussi le comparer à l’arabe « parfait, intègre », qui ne répugne nullement à être un nom propre. Les suppositions de Mordtmann, Beitrage..., p. 61, ne se réalisent pas. — ymojn. Sur ce dernier mot v. n° 11, 6.

INSCRIPTIONS MINEENNES.

3ol

N° 176 bis. — Copies; caractères très nets.

ilby 'Ulaway.

iby peut être un nom propre; mais on préférera vraisemblablement le comparer à l’arabe Jg.lé qui s’applique, d’après Yaqot, III, 592, à tout

habitant du pays élevé, au Nedjed, par opposition au pays bas, le Tihâmat. Il est même fort plausible qu’on ait ici le nisbeh du village de en face duquel se trouve le graffite.

N° 177. — Muller, Ep. Denkm., XXXIX. Estampage; longueur 0m,50; la largeur est égale à la dimension des lettres qui varient entre 0m,09 et 0m,05. Caractères très nets.

| jnnî | pN | ’Abân de Habazân .

pK à comparer avec le nom propre arabe ^Id, très fréquent. Ce nom

se trouve également en lihyânite sous la forme ruas* ; on pourrait aussi le rapprocher de in, n° 171. — innî est certain comme lecture. Mordtmann, Beitrâge..., l’avait déjà préféré à la lecture pui de Müller. se trouve dans Hal., 607, 4. Yaqut, II, 399, mentionne un château de ce nom, dans le territoire de Yambu', près de La Mecque.

Nu 178. — Müller, Ep. Denkm., XLI. Estampage; longueur 0m,15; largeur 0m,12; les lettres varient entre 0m,07 et 0m,03 de hauteur.

| 133 bSafy [de)

jilüD Bawsân.

133 est certain comme lecture contre ijn de Müller. 133 se trouve en nabatéen, à Hegrâ (JS., Mission..., p. 142, 143); il se rencontre en lihyânite sous la forme rpS3, v. n° 77 et 133,1, n° 80, 1. — ■jimn. Müller rappelle que Hamdany, 81, 23; 195, 23, connaît une localité du nom de au nord de Sana'â; Yaqut, I, 758, donne le même renseignement. C’est le sens à préférer ici plutôt que celui d’un nom propre d’homme, d’une racine « malheur; baiser »; cf. nùm dans HartlWAnn, Ar. Frag.,

p. 312 et p. 322.

N° 179. — Estampage ; longueur 0"’,12 ; largeur O"1, 10 ; hauteur moyenne des lettres 0m,03. Caractères nets.

’inn Zayd ( Zayd’in )

Nmï de Data' .

Vin. Le dernieL* signe peut être un S; car on aperçoit clairement sur l’estampage la barre, à gauche, qui forme la boucle, bien que ce petit trait ne rejoigne pas la grande barre verticale. Dans ce cas, on supposera un oubli de la part clu graveur qui a omis Y r pour SnTo; cf. n° 175. Il peut se faire aussi que ce signe représente simplement la barre de séparation; alors on lira Zavd.

N" 180. — Müller, Ep. Denkm., XXXVII et XXXVIII. Estampage; longueur 0m,49 ; largeur 0m,17 ; les lettres varient entre 0m,02 et 0m,09. Muller, d’après les copies qu’il avait sous les yeux, a fait deux numéros distincts; mais nous croyons qu’il s’agit ici d’un seul graffite, gravé au ras du sol, dont la fin, yrvinsn, a été rejetée au-dessus de la première ligne, au lieu d’être écrite au-dessous. Cette inscription est placée sous un ensemble de tombes; v. phot., pl. XXI, 2. Les caractères sont très clairs et ont été tracés par la même main.

"main De * Ammîrata '

iyplü | p I Sri Wâ’il fils de Barqôs.

Sri est certain contre dri de Müller. Mordtmann, Beitrage..., p. 58, a lu Sri et proposé la réunion des deux graffites en un seul. Mais il regarde le mot suivant comme douteux, probablement à cause de la forme un peu étrange du p; pourtant, cette lecture ne saurait être mise en doute. — iyp-n peut être comparé à l’hébreu Dipp (. Esclr . 2, 53). Ce nom araméen signifie « fils de Qôs ». Qôs est un nom de dieu iduméen; dans les inscriptions cunéiformes, un roi d’Édom s’appelle Qa-us ma-lu-ka , Qos règne; cf. Cook, Nordsem. inscr., p. 234. A Qôs doit être comparé le dieu arabe

Mais Qis et Qos sont également des noms propres d’homme. Si on interprète irp-n par « fils de Qôs », on aura un nom iduméen. Il n’en reste pas moins étrange de rencontrer en minéen un mot de construction purement araméenne. Il est vrai que les Araméens avaient de bonne heure implanté leur domination dans l’Arabie du nord, et notre graffite ne remonte pas à une époque bien ancienne.

N° 181. — Copie; caractères nets.

mai? ' Amiral

San de Yabal.

mny, cf. n° 45. — S3.1 est à rapprocher de l’hébreu Sa1' fils de Lamech,

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

le père des nomades (Gen. 4, 20). Le 7 n'a qu'une ligne transversale v. nos 48, 49, etc.

N" 181a. — Estampage; longueur 0m,12; largeur 0m,07.

I nSiay Abd[al]lah

1177 de Hawr.

nb iiÿ ne parait pas douteux comme lecture. Le dernier signe, après le n, n est pas un min, mais la barre de séparation, nbiay répond au nom propre arabe JJ! J-e. — 7177. Le dernier signe n’est pas absolument certain. Mais le 7 est la lecture la plus plausible. 7177 pourrait être un nom propre de personne, d une racine jdô « choisir » ; cependant, 011 le regardera plutôt comme étant composé de 7 = et de 717 à comparer avec le

nom propre de localité arabe^^, dans le Nedjed (Yaqut, II, 489). Naturellement 717 pourrait être aussi un nom de clan.

N 182. Muller, Ep. Denkm., XXX Va. Estampage; longueur 0m,32; la largeur est de la dimension des lettres variant entre 0m,07 et0m,035; caractères nets; gravure un peu négligée.

H7NJ7 i 7TT3 A Zayd de Na'dat.

Le 3 se trouve fréquemment en minéen devant le nom; cf. nos 6, 1; 26, 2 etc. — I77N‘37 désigne une famille, vraisemblablement. La racine 7N3 se trouve en sabéen ( CIH ., 174, 1), avec le sens de « donner, accorder » ; D7K3 [CIH., 99, 4, p. 175) pourrait être un nom propre et rappeler le nom de Nâ’ud, roi d’Éthiopie.

X’ 183. Müller, Ep. Denkm., XXXY. Copie; caractères clairs.

nrO'T Da'alut.

nnjn est à rapprocher de l’arabe (Ibn 1)or., 291, 8); la racine

signifie « frapper la terre avec le pied ou la main », ‘H&S « le chagrin ». riinjn se trouve en lihyanite.

N° 184. — Müller, Ep. Denkm., XL1I. Estampage; longueur 0m,48; la largeur est celle des lettres de 0m,ll et de 0m,05 de hauteur. Les caractères sont clairs, fortement gravés sur la roche fruste. Le graffite doit se lire de gauche à droite.

MISSION EN ARAI1IE. — II

□Qjn abiUN ’Aslam de ' Arnîm .

□StLs* à rapprocher de l’arabe JQ « plus parfait, plus sain » (Wüstenfeld, Register..., p. 90; Yaqut, I, 755; DM., Mission..., 238, 268, etc.). Le même mot se trouve sur une inscription minéenne du Qala ah de Médâin-Sâleh (JS., Mission..., I, p. 259). — nnsn, cf. n° 14, 1.

N° 185. — Pl. CXXYII1. Copies; caractères très nets, lus à la jumelle, à une quinzaine de mètres de haut, sur la grande paroi de rocher, au nord des sphinx.

bayais

Isma ” il de 'Arqân.

bayniri est déjà connu en sabéen ( CIH ., 37, 1,3; 323, 9). — Sur jpTyr v. n° 23.

N° 186. — Copies; caractères très clairs, lus à la jumelle, à une dizaine de mètres au-dessus du précédent. Le graffite est dans un cartouche.

ISil | pp Qayn Hàfd

tamnONÏ de ’ Amatdahânan

msruy a écrit.

pp à comparer avec l’arabe ^Jl'! (Ibn Dor., 317, 7 ; Kit. el-Ag., II, 194; XI, 130, etc.); en hébreu pp; en nabatéen ptp; cf. n° 132. — Sur isn v. Hartmann, Ar. Frag., p. 252, et le n° 194. — pmnnNÎ, nom composé de deux mots : nDN « servante » se trouve en sabéen, dans des mots composés (CIH., 69, 5), unnnN «servante de Hagar », auinuinnN « servante du soleil » ; quant à pm, son apparition paraît nouvelle. On le comparera au nom arabe ^raO, nom d’une tribu en Arabie (apud Freytag) et nom propre d’homme (Wüstenfeld, Register..., p. 158); cf. jUS, nompropre d’homme, dans AÏC el-Ag., XX, 138.

N° 187. — Copie; graffite gravé à côté du précédent; caractères nets. 1133 1 p | nin Tayrn fils de Benwadd.

N° 188. — Copie; graffite gravé à côté du précédent.

□in

Taijm.

INSCRIPTIONS MINËENNES.

N° 189 • — Copie; graffite gravé sur la même paroi que les précédents et lu à la jumelle.

pn I DbiîRD Muslirn ( de ) Mcirrâ n .

DbtoD est à comparer avec l’arabe (Ibn Doit., 55, 19; Kamil al-

Mübarrad, 147, 10; 185, 1, etc.); en nabatéen, mbün; en hébreu, dWd. — Sur pa v. nos 19, 3; 45.

N° 190. — Copie; sur la même paroi que les précédents, au-dessus d un cartouche vide; déchiffré à la jumelle.

□T1J2 ynl'üyn'in Taym ' Ammîrata ' (de) (Beri)wadam.

D^n se rencontre ici, pour la première fois, devant 'Ammîrata'. Les deux lettres qui viennent ensuite sont effacées; peut-être faut-il restituer p devant dti; cf. n° 187.

N° 191. — Copie; à côté du n° précédent.

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