C-N ’Abam
dün doit être rapproché de in, n° 171.
N° 192. — Copie; caractères très nets, enfermés dans un cartouche; ce g] affîte est gravé à côte du n° précédent, à vingt ou vingt-cinq mètres de haut.
TU a | p | D’n Taym fils de Bemvadd
ymnin de 'Ammîrata'.
TU Ma « fils de Benwaddou petit-fils de Wadd » ; sur l’expression run, cf.
N° 193. — Copie; graffite situé sur la même paroi que le précédent, à une dizaine de mètres plus bas; les caractères sont en relief.
TlT>1 Zaydioadd.
Le graffite doit se lire de droite à gauche, quoique les deux 7 soient tournés en sens contraire.
N° 194. — Müller, Ep. Denkm . , XXXII. Estampage; longueur 0m,40; largeur Om,lG; hauteur moyenne des lettres 0m,0p caractères négligés,
très lisibles cependant; le a est écrit à l’envers; de même le à la seconde ligne.
n iia
Mârî’a Natin
Hâfid fils de Zaydwadd
rmy
de ' Aivrat .
NVia, soupçonné par Mordtmann, Beitrage..., p. 56, est un nom nouveau, qui a cependant des rapports avec nain, n° 26, 1 et nxnn (Muller, Ep. Denkm., XIII, 4). îOm est peut-être un diminutif, y «petit homme ». En arabe est une épithète signifiant « brillante, splendide », donnée à l’oiseau appelé Qata et à la femme célèbre par sa beauté, h ,U est un nom fréquent de femme (Kit. el-Ag., II, 22; IV, 14, etc.), et ^U, d’après quelques Arabes (apud Freytag), était un nom propre d’homme. — pru est d’une lecture certaine malgré la forme un peu spéciale du yod. Il paraît être un nom nouveau. Faut-il le considérer comme un diminutif Np « petite puanteur »? La signification semblerait peut-être un peu extraordinaire, bien que cela ne répugnât pas absolument à l’usage arabe qui donne souvent aux enfants des noms à sens péjoratif contre les ennemis de la tribu. Mais il ne serait pas impossible de reconnaître à pru une signification hébraïque ou araméenne, en le considérant, à la rigueur, comme un participe passif du verbe ^ro. Dans ce cas, pru signifierait « donné, livré à quelqu’un ». Ce serait un peu comme les Qijiro hébreux, domestiques chargés de l’entretien matériel du temple (I Chr. 9, 2; Esdr. 2, 45, etc. ; Né h. 3, 26, etc.). Dans cet ordre d’idées, on serait tenté de conserver à pru le sens propre à l’hébreu de « serviteur » et de chercher dans le mot qui suit le nom du maître servi. Mais pru peut être aussi une épithète. Au point de vue épigraphique, rien n’interdit cette combinaison, puisqu’il n’y a pas de barre de séparation entre les deux mois et que, d’autre part, on a sous les yeux, semble-t-il, une seule inscription. Sur le mot suivant, isn, v. n° 186. En sabéen, il est un nom de tribu ou de localité (Hal., 465, 1; 466, 1, 2). — rm, certain, contre ra* de Müller, nous paraît répondre à mn, v. n° 195. — En troisième ligne, notre estampage porte miy; le waw n’est pas très visible, ni le n non plus; cependant la lecture est plausible, niïÿ est, semble-t-il, un nom de localité ou de tribu. Hamdany, 189, 14, mentionne un lieu du nom de ainsi que Yaqut, III, 741.
N° 195. — Müller, Ep. Denkm., XXXI. Estampage; longueur 0'", 20 ;
INSCRIPTIONS MINÉENNES. 3S7
largeur 0ra,t2; dimension moyenne des lettres 0ra,04; caractères très nets.
□ J Gamin
ram | rnn Harâm (de) Hazmân.
Le premier mot DJ peut se rapporter à une racine ^ « être plein, être
dans 1 abondance ». Il ne serait pas impossible d’v voir un nom propre et de traduire : Gcimm Harâm de Ilazmân. Sur Din comme nom propre d’homme, v. n° 7, 8; 120. pourrait être un nom de famille, mais on sait cependant que c'est un nom de ville dans Yaqcjt, II, 258. Haram pourrait signifier le sanctuaire. Dans ce cas on traduirait : « A été dans l’abondance le sanctuaire de Ilazmân » ; mais cette interprétation parait moins sûre que la précédente.
N° 196. — Estampage; longueur 0m,i2; la largeur est de la dimension des lettres qui varie entre 0m,12 et 0in,07 ; caractères très négligés.
Srùn | inn Hamay de Sayiâl (Sayal).
b’iin pourrait être comparé à l’arabe Sayal, dans W üstenfelü , Régis ter . . ., p. 399 et Ibn Dor., 25, 7 ; on a JUJ', nom de localité, dans Hamdany,
N° 197. — Estampage; longueur Om, 18 ; largeur O"1, 10; hauteur moyenne des lettres 0,02; caractères faiblement gravés, très effacés. On dirait que plusieurs graffites empiètent les uns sur les autres. En fait, cette paroi est surchargée de noms, dont la plupart sont illisibles. Nous avons copié et estampé ceux qui nous ont paru susceptibles d’un déchiffrement. Le n° 197 fait suite au n° 169 dont la dernière lettre se prolonge sur la deuxième ligne de notre graffito.
rrras'j. . ... Ka tara l (?)
nprn I naù ' Aykal de Haqab,
raûi | nnm -Martad de Gurâbat.
A la première ligne, nous lisons misa... mais les lettres qui précèdent résistent au déchiffrement. — nau. Le 'j reste douteux; on pourrait lire aussi un waw. n a’ y serait à comparer à une forme du verbe
« incliner vers, s’approcher de quelqu’un », ou mieux à une forme «U.
Sur aprn v. n° 46. — arnn à comparer à l’arabe (Ibn Dor., 311, 6), de la racine ^ « attendre, amonceler », en sabéen « consacrer ». Sur la famille inia en sabéen, v. Hartmann, Ar. Frag., p. 282 ss., etc. Sur ru iÿ v. n° 27, 1.
N" 198. — Estampage; longueur 0m,33; la largeur est de la dimension des lettres variant entre 0m,07 et 0,n,025 de hauteur; graffite bien gravé et très clair. Sur la même paroi que le n° précédent.
ymnjn | dSü Sâlim de ' Ammîrata*.
Sur abiy qui parait assez certain malgré quelques défauts de la pierre à l’endroit où est gravé le XD, v. n° 72.
N° 199. — Muller, Ep. Denkm., XXVIII. Estampage; longueur 0m, 1 5 ; largeur 0n,,08; hauteur moyenne des lettres 0m,03; caractères très bien gravés et très réguliers.
ÎH | 313 Karib de
Wmmîrata.
313 se trouve fréquemment dans les inscriptions sabéennes, surtout dans les noms composés, v. MD VG., 1907, p. 56 s.; en arabe (IBn
Dor., 157, 20).
N° 200. — Müller, Ep. Denkm., XXVII. Eslampage; longueur 01U,21 ; largeur 0m,08; les lettres varient entre 0m,05 et 0m,025 de hauteur; caractères clairement gravés, moins développés à la seconde ligne qu'à la première.
7 ! Tjiira Musayk de
| O'Hï Dahzam.
“''ira au lieu de 3.iiz?n dans Müller; la barre supérieure du 3 n’offre aucune difficulté, "pira répondrait à l’arabe .jCj, de « prendre ».
On connaît en arabe YCU, nom d’une tribu juive {Kit. el-Ac/., XVI, 17); en safaïtique ^DQ, rapproché du grec Maae^oç (DM., Mission..., 10, 39 etc.); en nabatéen 13©Q (JS., Mission..., p. 205, et Lidzbarski, Handbuch..., p. 318). — Dini. Le ÿ n’est pas très bien gravé; il est cependant hors de doute, avec ses deux extrémités réunies par un trait et sa barre transversale au milieu. Les autres lettres sont certaines. Il faut croire que sous le nom D7nv se cache un nom de famille ou de localité.
NJ 201. — Ce numéro est composé d’un monogramme qui nous parait renfermer les deux mots du n° 202 : Sim | inn.
N° 202. — Eslampage.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
S’ÙH | ?an Hamay de Sayial.
Sur S’il? v. n° 196.
N° 203. — Estampage; longueur 0m,40; la largeur égale la hauteur des lettres qui varie entre 0m,07 et 0m,05; caractères très nets.
■pai | ru Gaza’ de Marrân.
RU est à rapprocher peut-être de XL (Ibn Dor., 137, 18; Kit. el- Ag., XV, 83); cf. safaïtique nu (DM., Voyage..., 6).
N° 204. — Estampage; longueur Om, 33 ; largeur Om, 21 ; hauteur moyenne des lettres 0m,08; caractères assez clairs, mais on aperçoit, au milieu des dernières lettres, des signes qui ne se rattachent pas à ce graffite.
nrnn Z ayd-Harig
Nmi | de Data.
L'arabe connaît comme nom propre d’homme (Yaqdt, I,
480; II, 507; Ibn Dor., 175, 13). Peut-être serait-il permis de voir dans nn un mot rappelant qui s’applique au soleil sortant de derrière
l’horizon; comparer ^UJ! dans Hamdsa, 218, 5; dans le Qoran,
signifie la résurrection.
Nraî n’offre pas de doute sérieux de lecture. La boucle supérieure du n disparaît un peu sous des éraflures ou des traits étrangers à l’inscription; on la distingue pourtant suffisamment. Valef est gravé un peu en dessous de la ligne, sans doute à cause d’un autre graffite qui commençait en cet endroit.
N° 205. — Estampage; longueur 0m,15; hauteur des lettres 0m,08; caractères très nets.
nia ’ Yamît.
En hébreu, on a comme nom propre ’una (Ex. 6, 19), d’une racine
uhc qui pourrait être apparentée à en arabe [L> « douce, molle »,
est un nom de femme (Kit. el-Ag., VII, 48).
N°206. — Estampage; longueur 0m,55; la largeur est de la dimension des lettres dont la hauteur varie entre 0m,12 et 0m,03; caractères bien gravés et très nets. Il ne serait peut-être pas impossible de reconnaître
deux graffites appartenant à deux auteurs différents, mais il est possible aussi que ce soit le même graffite (pl. LXXVIII).
Mtthay | nfjip Qaynah ' Abdsabîb .
n^p répond à l’arabe jAii) « l’ouvrier » (Ibn Dor., 317, 7; Kit. el-Aÿ., II, 194; XI, 92; et 4aqdt, IV, 697); en hébreu ’pp est fort connu ( Gen . 4, 11); eu nabatéen uip, nom propre féminin (JS., Mission...., I, p. 155 et p. 163); et nom propre masculin, p. 233; fréquent en safaïfique (DM., Mission..., 91, 336, etc.); cf. Lidzbarski, Handbuch..., p. 362. — iiurny, nom composé de iny « serviteur » et de mur qui peut répondre à ^ « jeune», nom propre dans Yaqüt, I, 620 ; II, 342, etc.; Ibn Dor., 176, 16; hit. el-Ag., VIII, 109; X, Il , etc. Le même nom inui a été mentionné en safaïtique (DM., Mission..., 170, 624). Si notre graffite peut se lire 'Abdsabib, il ne répugnerait pas non plus à être transcrit ' Abdsabâb « serviteur de la jeunesse. » Qu on lise ou on regardera ce nom
comme une épithète divine ou le nom d’un ancêtre divinisé ou celui d’une tribu .
N° 207. — Estampage; longueur 0m,47; la largeur est celle de la hauteur des lettres qui varie entre 0m,12 et 0m,06. Caractères très clairs.
nbm | DÿJN ’An'am de Malih.
D3MN « le plus gracieux », forme J^|| se trouve en lihyanite, n° 299, et en arabe (Yaqut, IV, 1022); il est très fréquent en safaïtique (DM., Mission..., 59, 98). — nSnï, cf. n° 32, 2; Hal., 478, 6; 520, 8; CIH., 109, 1. Hamdany, 109, 25, mentionne L; 71, 13, p. 93, 5, dan
Yaqüt, IV, 628, JS IV, 631; JU, IV, 631.
N° 208. — Copie; non loin du précédent.
inï | nn Riyâh Dâhid.
nn peut-il être comparé à l’arabe (Ibn Dor., 64, 15; 127, 22)? — inï , la dernière lettre reste un peu douteuse. Dâhid serait un nom nouveau.
N° 209. — Copie ; sur la paroi du rocher, à un km. au nord de Ilereibeh. Cf. n° 91 .
jSj
Kalb.
INSCRIPTIONS MINÉENNES. 361
N° 210. — Copie; en face de Qebour Gendy, sur un rocher, à l’ouest de la voie.
...2 Sn'27 Rabb'il (fils...)
in o 7 de Mâhir.
Sn27 existe en sabéen (Hartmann, Ar. Frag., p. 236). Après le b on aperçoit un a; mais le i et le mot suivant ont disparu. — innï. L’arabe connaît^; comme nom propre d’homme (Ibn Dor., 222, 21); nom de tribu dans Kit. el-Ag., X, 72.
N°211. — Copie; sur un gros rocher à l’ouest du précédent.
7D37 | 2713 Zarib de Namr.
2TÜ, nom nouveau; cf. l’arabe « colline ». — 7037, cf. le nom
d’homme ^101 « la panthère » (Ibn Dor., 113, 12).
N° 212. — Estampage envoyé par M. Cumont; longueur 0m, 36 ; hauteur moyenne des lettres 0"’,08. Nous ne connaissons pas l’endroit précis d’où la pierre a été prise avant d’être expédiée au musée de Bruxelles. Peutêtre le lieu d’origine est-il à l’endroit où on a ouvert une carrière pour la construction de la ligne à Hereibeb : toutes les inscriptions gravées sur les rochers ont disparu.
...m | rain Tawâbat de T...
rain, déjà rencontré au n° 122; le mot suivant a disparu dans la cassure de la pierre.
N° 213. — Müller, Epigr. Denkm ., VI.
Sur une pierre en grès rouge, provenant du village d’el-'Ela, et entrée aujourd’hui au musée de Bruxelles. Nous devons à l’extrême obligeance de M. Franz Cumont l’estampage qui nous a permis de vérifier cette inscription qui avait probablement disparu d’Arabie au moment de notre exploration. Malheureusement, ce n’est qu’un fragment; caractères très réguliers; longueur 0m,34; largeur 0m,14; hauteur moyenne des lettres 0ra,03; 3 lignes (pl. LXXVIII et CIII).
Nous lisons :
..n | inapntfnnsi | J fonNtf | ph . . .1 ...□nut | Sd | m-ijn | barm'o | ... .2 .[balmwi | }mb:sn | prias | n ... .3