‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 58 sur 156 · la double prospérité d’eux deux · texte numérisé non relu

la double prospérité d’eux deux

L. 1 et 2. — Sur l’estampage, on aperçoit les vestiges d’une ligne qui a disparu. Il est plausible que les lettres qui restent des deux premières lignes forment un mot complet. A supposer qu’elles se suivent régulièrement, on lirait inan qui pourrait peut-être être comparé à l’arabe « lieu de retour » ou « cliaud », ou bien à l’hébreu ma « le matin »,

(1) Lidzbakski, Epliem., III, p. 216, a vu un ~ clans le second signe; mais l’estampage ne laisse aucun doute sur sa valeur T. La ligne transversale se poursuit d’un seul trait entre les deux lignes latérales et ne porte au milieu aucune trace du petit signe caractéristique du “.

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

ou mieux encore à lino, nom propre (I Chr. 4, 11); le syriaque i;?.~ « géomètre » pourrait aussi former un nom propre; cf. le minéen pnn n° 7, 6 (1). — Si « et à »; c’est la traduction la plus obvie.

L. 3. — ansMan. Le premier signe est endommagé, et par conséquent douteux; mais comme le nom est connu de par ailleurs, v. nos 62, 5; 71,3, etc., il paraît très naturel de le restituer ici et de le regarder comme nom propre.

L. 4. — inîTnaiS. Le substantif est à l’état construit du duel, v. n° 35, devant le pronom suffixe du duel terminé en ’ tandis que le pronom suffixe arabe est en â, dans U*.

Muller, Epigr. Denkm., 12.

N° 38. — Les inscriptions n° 38 àn° 63 ont été estampées dans le village actuel d’El-'Ela. Nous indiquerons aussi exactement que possible la place de chacune d’elles. Les numéros marqués sur le plan serviront de points de repère : v. pl. XVIII.

Simple fragment, tronqué de trois côtés, gravé sur une pierre encastrée dans le mur, près de la porte sud du village, au premier tournant, à gauche en entrant. Des gens d’el-'Ela ont, par fanatisme, effacé cette inscription, presque aussitôt après que nous l’avons eu estampée. Elle mesure 0m,19 de long sur 0m,16 de large; la hauteur moyenne des lettres est de 0m,035; signes en relief, assez endommagés; trois lignes; estampage (pl. CIV). Nous lisons :

72n | m... .1 i | ntaipi... .2 im | lin... .3

L. 1. — Avant le Q on aperçoit l’extrémité inférieure d’un signe que nous ne pouvons déterminer. — 7in paraît assez certain comme lecture,

(1) Le il, quoique placé devanl un nom propre, représente l'article arabe J! qui bien souvent se trouve aussi devant un nom propre. Nous le traduirons de différentes manières suivant les cas.

1° Lorsque il est devant un nom propre, au début d'une phrase, ou que ce nom propre n’est précédé par aucun autre nom propre, nous rendons H par ha-, pour indiquer simplement sa présence; on pourrait également le supprimer.

2° Lorsque il se trouve devant un nom propre qui est précédé d’un autre nom propre, nous lui reconnaîtrons la valeur de l’article arabe placé dans les mêmes conditions. Or, en arabe, J!, entre deux noms propres, est souvent mis pour on dit par exemple pour

(j/î ^ « 'Awdah lils de Sâlih ». Dans ce cas, nous traduirons n par « fds de ».

bien que du x on ne distingue guère que la partie supérieure; mais ce signe est un peu trop haut placé pour être un y ou un S. Le mot TJi pourrait être rapproché de l'arabe a~oj « seuil de porte, portique, grotte ». Il est possible aussi que le waw soit la copule. Dans ce cas, le mot TJ sera comparé soit à « chasse, butin », soit à Jw>, en hébreu TJ « côté » et

aussi en arabe « empêchement, montagne ». Le manque du contexte rend la précision impossible.

L. 2. — nanp traduit par Millier « diadème, pendants d’oreilles » d’après l’arabe qui signifie aussi « mesure, poids ». Le même sens se trouve en éthiopien. Ce nom pourrait être aussi un nom propre.

L. 3. — égale peut-être « et de ». Le substantif arabe signifie « un sol dur; un lieu d’asile ». — 7OT; la lecture est certaine au lieu de 7Ùr. de Millier : le premier signe n’est pas barré. Le dernier signe parait être un ", comme le dernier signe de la première ligne : car si c’était un 7 le champ serait complètement évidé après la barre du 7. La signification est difficile à déterminer. La racine correspondante en arabe signifie « partir en voyage, tordre une corde ». Peut-être Tüy est-il un nom propre.

Texte inédit.

Sur la porte de la maison de Salem el-Qâdy. Les caractères sont fortement gravés et régulièrement tracés; mais l’inscription est tronquée de tous côtés; elle mesure 0m,46 de long sur 0m,13 de large; la hauteur moyenne deslettres estde 0m,0i ; deux lignes; estampage (pl. LXXIXetCIX). Nous lisons :

.. | bbur | p | m ...

... | nSxn | nain ...

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