de la part de cAmmi-bâl, de Dedan, l’illustre
nyiay « serviteur de Gawt ». nÿ est à rapprocher de l’arabe nom propre d’homme (Yaqut, III, 432) ; c’est aussi un nom de tribu (Caetani, II, 1, 131, 132). On connaît le dieu arabe formé de la même racine ô-.’» « secourir » (Welluausen, Reste..., p. 19 ss.). by serait-il un nom de dieu sous une autre forme que ? — nSm est à expliquer par -Vj <l accroissement d’Ilah ». Ce nom, ainsi que Sntî, se trouve plusieurs
lois dans nos inscriptions et graffîtes minéens etlihyanites. On remarquera l’écriture nS pour nSx.
L. 2. — aniy est le second nom de nSïr, nom de sa famille ou de son ancêtre. L arabe auquel il peut être comparé, signifie « agile »; c’est également le nom d un oiseau et veut dire « loup ». — mp répond à
1 arabe et à l’hébreu llp « consacrer, offrir ». — oSïn « statue » comme l’hébreu abat « statue sculptée »; cf. l’arabe ^ « idole ». dSï se lencontie ensabéenel en palmyrénien. L’article n possède presque ici une valeur démonstrative : cette statue.
L. 3. — ru jnb : cf. n° 82, 3. — nmini semble indiquer le motif de la consécration. Ce mot sera rapproché de l’arabe qui, à côté d’autres significations, a celle de « être clair » ; ~ ^ « chose claire et distincte » ; l’éthiopien baraka a le même sens. On pourrait croire qu’il s’agit ici d’un honneur ou d’une distinction accordée à la maison de 'Aly par un personnage important mentionné plus loin. En témoignage de reconnaissance, 'Abdgawt consacre cette statue.
L. 4. — mi est un verbe de même racine que le mot précédent. Et ce verbe nous paraît être au passif, « a été honoré, distingué ». — Toutes
les lettres qui suivent jusqu’au n inclusivement, de la ligne 4, semblent
concourir à un concept unique puisqu’elles n’ont entre elles aucune barre
de séparation. njNttrmbrrra « la maison de du 'Aly, l’illustre ». Comme
nJNWn est au féminin, il faudra supposer que ru a été pris dans un sens
collectif et a été par suite regardé comme un féminin tandis que dans
le sens d’habitation est du masculin. Peut-être serait-il aussi possible de
prendre ru dans le sens de nu « fille », substantif féminin auquel se . £ rapporterait na«wn. En hébreu, pu? veut dire tranquille; l’arabe jb,
implique davantage une idée de noblesse, de distinction.
L. 5. — bnnyn. Le dernier signe seul est un peu douteux, à cause de l’extrémité inférieure qui a disparu dans la cassure de la pierre ; mais le sommet, très visible, offre toutes les apparences d’un b. Ce mot sera traduit par : « de la part de 'Ammibal ». Le Q du début répond à ^ « de » et est gouverné par le verbe passif nu. biny « Bal est [mon] oncle » s’explique assez aisément. Cependant la disparition du V après le a sautera aux yeux de tous. En palmyrénien, bu = Bol est bien connu, quelle que soit du reste l’origine de ce dernier. — ]Tî nous parait être la ville de Dedan. On s’attendrait à trouver un nom de dignitaire après banj?, tel que le mot Tjbn. Peut-être a-t-on supprimé le mot "]bc, parce que la phrase était suffisamment claire : 'Ammibâl de Dedan. — [Yjâürn. Le u? paraît certain ; le s n’a conservé que le sommet des deux traits supérieurs qui pourraient aussi appartenir à un n ; du J on n’aperçoit aucune trace. Le mot pu?n reste par conséquent douteux. S’il est admis comme plausible, on lui reconnaîtra la même signification qu’à la ligne 3.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
Texte inédit.
Gravé sur une pierre, à côté du n° précédent, en beaux caractères en relief, très réguliers. L’inscription est tronquée au début et à gauche; elle mesure 0m,58 de long sur 0m,18 de large; la hauteur moyenne des lettres est de 0m,05; trois lignes; estampage (pl. LXXX).
Nous lisons :
i i p i nbxùrj .1 ! mais ; najnb .2 ...xoix \ p | .tt | nnna .3