‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 62 sur 156 · pour le don de ceci, de la part de ’AnasÇilah · texte numérisé non relu

pour le don de ceci, de la part de ’AnasÇilah

L. 1. — nbiS'ir'j pourrait être restauré, d’après le début du dernier mot de la ligne 3, en nbaiWN « ’llah est ami ». L’arabe connaît (j*JÎ comme nom propre (Ibn Dor., 169, 7). Mais nbttiyj « ’llah protège » donne un sens tout à fait satisfaisant : Nitfj est à rapprocher de l’arabe « protéger », en parlant spécialement de Dieu; et ’llah se trouve représenté par n b suivant l’usage lihyanite. Peut-être même cette dernière explication serait-elle la seule possible si on tient compte du commencement cl’un trait gravé à droite du j et qui marquerait le début de la barre (ou des deux demi-barres) de séparation. La lettre de la fin de la ligne paraît être un yod.

L. 3. — ram « pour le don » ; cette traduction suppose la racine am, répondant à « donner » ; on pourrait aussi penser à l’arabe ïla> « moment, durée ». — nb, au masculin, parait être à l’état construit avec nan : « ceci, celui-ci ». peut être, à lui seul, un nom propre, sans avoir besoin d’être complété par nb.

Texte inédit.

Simple fragment ou mieux simple graffite gravé sur une pierre encastrée dans le mur d’une maison située au sud du corps de garde, à l’est du chemin; les lignes sont séparées par de larges traits; les caractères

sont en relief, mais ont beaucoup souffert de l’usure du temps; longueur 0ra,22; largeur 0m,13; hauteur moyenne des lettres 0m,04; trois lignes; estampage. A l’extrémité gauche de l’estampage apparaît un ï qui ne fait point partie de notre inscription (pl. LXXIX et CIV).

Nous lisons :

p | Ski .1 ayï | ii; 12 .2 vn(-i) .3

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