la dimension et le fondement
4. ont donné abondamment [pour] leur prospérité et [leur bonheur]...
o. pour la double exaltation de Talmay fils de Ha[nd‘âs\.
L. 1. — [nbajm est restitué d’après les vestiges laissés par les lettres qui ont disparu dans l’effritement de la pierre. — ’JpT» n’est pas à traduire avec Müller par : « Zayd a consacré » mais par : « accroissement de Qaynî ». ijp, en effet, doit être ici comparé à l’hébreu tjip (I Sam. 15, 6), nom madianite; cf. Jug. 1, IG; 4, 17; Gen. 15, 19. Il est extrêmement intéressant de rencontrer ici le nom de i;ip. Le i après le p n’est pas exprimé, pas plus qu’il n’est écrit après ». Sur les Qéuites, cf. Lagrange, Le livre des Juges , p. 10 ss.
L. 2. — naip. Le n final doit être le suffixe masculin qui se rapporte au sujet principal de la phrase, Wahablah. erp nous parait répondre à l’arabe « préposé à une affaire, un préfet » ou bien à qui a le même sens, naip sera donc traduit par « son préfet ou son représentant ». — nous parait être le nom propre de ce préfet; il répond à l’hébreu □y:, nom propre masculin (l Chr. 4, 15). La traduction proposée par Millier nous semble trop recherchée; elle s’appuie sur son inscription n° 8 que nous n’avons pas retrouvée. Mais sa ligne 2 : rôjb | bina | na'p nous parait répondre à notre ligne 2, et nous la traduirions : « son représentant Mubdil du Gâbat » ; le nom propre seul est ici changé. Dans les deux inscriptions, il s’agit d’une construction faite en commun par deux ou plusieurs personnages.
L. 3. — npnn rapproché avec raison, par Millier, de l’arabe signifie « la mesure, la dimension ». — Tpyan nous paraît être pour -pynn « le fondement ». Millier considère la forme tpyan comme étant un participe nif'al hébreu qui n’a point de a comme préfixe; cette forme se retrouverait encore en lihyanite, par exemple dans jnx^n. Que cette explication soit valable pour le cas actuel, ou bien qu’il soit possible d’admettre une forme instrumentale en nif'al, comme parfois en assyrien, au lieu de mi fai, le sens du passage ne saurait être douteux. L’arabe
, j: CA signifie « origine, fondement ». Après avoir mentionné la dimension de l’édifice, TTpn, il est naturel qu’on parle du fondement.
L. 4. — ïpSR « ont donné » ; l’arabe signifie « donner beaucoup, donner plus qu’un autre ». La signification est excellente. Il n’est nullement nécessaire de mettre ce verbe en rapport avec le mot suivant orrais qui fait partie d’une formule stéréotypée, que n’iutroduit aucun verbe ni aucune particule. — A la fin de la ligne, xiri esta compléter en Dmyin.
L. 5. — vraies « par le céleste », d’après Millier, qui voit dans cette épithète une appellation flatteuse pour Talmay. Au point de vue grammatical, iniy peut répondre à l’arabe on ne saurait le contester;
mais on trouvera peut-être l’épithète un peu étrange, appliquée à un personnage lihyanite, ce personnage fût-il un roi. De plus, on observera que d’après le n° 41, 4, 5, l’adjectif vient après le substantif, et qu’il est précédé de l’article quand il s’applique à un nom propre. Tous ces motifs rendent suspecte la traduction proposée par Millier. La marche naturelle de la phrase demanderait un nom commun en annexion avec nsbn. Le mot ïinùi pourrait répondre à l’arabe « les deux grandeurs »
ou « les deux exaltations ». La construction importante dont il est question
dans l’inscription aurait été exécutée au moment de la double exaltation (intronisation ou triomphe) du roi Talmay.
Müller, Epigr. Denkm., d.
Gravé sur une pierre encastrée dans le mur d’une maison, non loin du n° précédent; les caractères, en relief, sont réguliers; malheureusement, ils ont souffert de l’usure du temps; les lignes sont séparées par un large trait; longueur 0"',13; hauteur moyenne des lettres 0m,03; trois lignes; estampage (pi. LXXXII et CV).
Nous lisons :
... nn:n | Sdsn | | Soi | ■> ... A
... anmn | rm* | nain | p | n ... .2 ... i | tï | pin | nüm | nSn | .3
1. ... Le représentant cle Ha-Gassân, grand prêtre, écrivain...