‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 73 sur 156 · il périt au combat de Bàdian Sayd de · texte numérisé non relu

il périt au combat de Bàdian Sayd de

G- 1- — bol a été lu b Ni par Müller. Mais le second signe n’est surmonté que d un seul trait au-dessus de la haste de gauche; ce n’est donc pas un N‘, mais un 3, semblable au d du dernier mot de cette même ligne. De plus, on notera la forme spéciale du 1. bol sera rapproché vraisemblablement de l’arabe « représentant ». Et ce mot est à l’état construit avec le mot suivant. — ne saurait être qu’un nom propre, précédé de l’article. Cette lecture est admise sans difficulté par Müller. Notons que le premier signe, lu n, pourrait être aussi un D, quoique la lecture n demeure plus vraisemblable. Le second signe est bien effacé sur notre estampage où l’on distingue cependant tous les éléments de cette lettre. n yyn répond à l’arabe jllxü. Le nom est fort connu en arabe, grâce aux Azdites qui prirent et gardèrent le nom de Gassân et de Gassanides; cf. Càussin de Perceval, Essai..., I, 201 ss., 335, etc.; II, 65, 66, etc. Si les Azdites sont arrivés dans le voisinage de La Mecque vers 180 de notre ère, il n’v aurait aucune impossibilité à trouver mentionné un Gassanide dans les inscriptions lihyanites. Müller a fait ressortir l’importance de cette mention pour connaître les pérégrinations de cette tribu; mais sa lecture de Sri au lieu de Sz>l l’a obligé à chercher un nom gentilice dans 'jiyÿn qu’il suppose être pour 'uitfÿn. La lecture vraie sup-

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

prime cette difficulté. — b^EN est certain comme lecture, au lieu de nj?SN de Müller. Le représentant de Gassân était en même temps grand prêtre, ’Afkal, v. n° 49. — aran « l’écrivain ». Ce nom Kâtiby peut indiquer la fonction : c’est ainsi que l’ancien drogman de l’infortuné Iluber est aujourd’hui connu à Ma 'an sous le nom de « Mahmoud al- Kâtib » ; mais Kâtiby peut aussi être devenu l’appellation d’une famille : à Jérusalem, 'Alamy « scientifique » est le nom d’une famille.

L. 2. — nain, nom propre, est à rapprocher de l’arabe ou ihy* Yaqut, Register...; Kit. el-Ag., 1, 22; IV, 102-114). — rnx estconsidéré par Müller comme étant l’équivalent de W « lorsque ». — Drain « il les a combattus ». Le verbe peut être à la première forme ou à la troisième

L. 3. — nbn n’est pas douteux d’après notre estampage et exclut par conséquent la lecture nbn regardée comme possible par Müller. L’arabe aJj, auquel il peut être comparé, signifie « périr et détruire » et ce sens

convient parfaitement ici, après la mention de la guerre à la ligne précédente. Comme le verbe n’a point de régime exprimé, peut être le sens de

« périr » se recommande-t-il davantage. — ahm « dans le choc, la mêlée,

le combat » d’après le sens de l’arabe wJj « sauter dessus ». — "phn, certain comme lecture, autant que l’équivalence du second signe avec le js peut être assurée. Mais ici lyia doit être un nom propre de lieu, semble-t-il, en

état d’annexion avec n,nn. Or dans Yaqut, I, 471, nous trouvons mentionné comme localité et dans Bekry, p. 167, nous apprenons que est une localité sur le littoral du lledjaz; cf. Hamdany, 133, 22. — TJ répond à l’arabe « pêche ». Ce mot sert à déterminer pia, qui devait s’appeler « Bâdi'àn de la pêche ». Le ï qui suit indiquait probablement le possesseur de cette localité, à moins d’admettre que le ï introduit ici un nom de famille. Dans ce cas, les noms qui précèdent seraient des noms propres d’homme et on pourrait proposer la traduction suivante : « 11 périt dans l’attaque de Bâdi'ân Sayd de la famille de »; mais la première traduction parait préférable : le contexte seul trancherait la question. A noter que ’jyâra. est nom propre d’homme au n° 59, 2.

Müller, Epigr. Denkm ., 2.

Sur un montant de porte, au-dessus de l’inscription précédente. Les

3flG MISSION ARCHÉOLOGIQUE EN ARABIE.

caractères, en relief, ont beaucoup souffert des injures du temps et paraissent même avoir été détériorés depuis le passage d’Euting; les lignes sont séparées par un trait; longueur 0,n,34; largeur 0m,13; hauteur moyenne des lettres 0m,03; trois lignes; estampage (pl. CVI).

Nous lisons :

... | ]]n | nSnm ... .1

... (n)îfSM | baas. | nÿ ... .2 ... n | bru | rujn ... .3

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