‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 76 sur 156 · a amélioré le combat (Y · texte numérisé non relu

a amélioré le combat (Y

L- 1. 1in*w\7. Le waw initial est douteux. On s’attendrait à trouver

un J à la lin de 7jmN, car nous croyons qu’il s’agit ici d’un nombre cardinal suivi de son régime et la construction la plus ordinaire est de don-

INSCRIPTIONS L1HYANITES.

ner la terminaison — au nom de nombre et de mettre son régime à l’accusatif. Mais le nom de nombre peut être considéré aussi comme un substantif régulier qui se met à l’état construit avec le nom des objets nombrés; cf. Caspabi, Grammaire arabe , § 321. Le second cas est ici réalisé et nous traduirons | TniN par : « quarante esclaves ». Le mot en effet, parait avoir cette signification. On regrette vivement la disparition du contexte qui nous renseignerait sur la destination de ces esclaves.

L. 2. — -Sn peut être un nom propre; cf. l’arabe (Ibn Dor., 270, 18), jJU. (Kit. el-Ag., XIX, 54; VI, 32, etc.), et jJik (Kit. el-Ag., VI, 64).

Mais on pourrait le regarder comme un verbe, jlâ. « a fait durer, a perpétué ». — js?2n parait être un nom propre d’homme. La racine arabe ^ signifie « couper, séparer »; « tranchant, coupant »; cf. n° 55, 3,

où pib pourrait être aussi un nom propre d’homme. — “N* peut être pris

pour un verbe qui rappellera l’arabe 3! ayant, parmi de nombreuses signi-

fications, celle de « offrir ». 31 a aussi le sens de victoire, de puissance. D'autre part, faudrait-il supposer nom de tribu? cf. Ibn Dor., 165, 17; Kit. el-Ag., XI, 44. Au milieu de ces différentes hypothèses nous proposons de traduire : « a perpétué Badian l’illustre, la victoire » ; sans nier la possibilité d’autres traductions.

L. 3. — nais « et les filles ». Le premier signe doit être pris pour un 3 répondant au arabe, rm s’explique tout naturellement par « filles ». A la première ligne, il est fait mention d’esclaves; ici on parle de filles : n’était-ce pas pour les consacrer à la divinité? cf. n° 49. — nSv doit-il être pris pour iSy « sur, pour, contre »? Pour le moment, nous ne voyons pas d’autre solution à proposer, à moins d’admettre que nby est pourüc; mais l’absence du contexte empêche de déterminer le nom auquel se rapporterait ce pronom suffixe et, en second lieu, le mot suivant paraît être un substantif gouverné par^Ji. — qa comparé à l’arabe signifie

« détruire, anéantir »; le masdar voudra dire « destruction ». De quelle destruction s’agirait-il? Y aurait-il une allusion à la pratique des anciens Arabes d’immoler leurs filles? On ne saurait le déterminer. — est encore répété une fois comme pour bien spécifier de quelles filles il s’agissait. — î, à la fin de la ligne, ne serait représenté que par une barre.

L. 4. — nm serait-il à restituer en nam, n° 36, 2, nom propre d’homme? La supposition est vraisemblable devant le mot suivant qui ne peut être

qu’un nom propre, étranger à l’arabe semble-t-il. Si nm n’est pas un

nom propre, il serait possible de le comparer à l’arabe JT « jeter ».

ÿnm:ï\ Le signe, encore mal identifié, que nous rendons par ÿ = se trouve deux fois dans ce mot difficile à analyser (1). Le second signe luimême ne ressemble pas aux autres J. Les deux signes que nous rendons par n pourraient être aussi à la rigueur des S, bien que les S aient une forme plus dégagée. — A la fin de la ligne, nn est peut-être à compléter en San, n° 56, 2.

L. 5 et G. — La valeur et le sens des deux dernières lignes nous échappent. A peine osons-nous émettre quelques suppositions. Le premier signe de la ligne 5 est nouveau. Gomme le -k seul n’a pas encore été identifié, peut-être aurait-on ici sa forme en lihyanite ; il rappelle un peu le Js liimyarite renversé : les deux tiges en haut, et en bas un infléchissement vers la gauche au lieu de la boucle. On lirait ainsi nrrâ. On sait que l’arabe

possède de nombreuses significations parmi lesquelles celles de « aider et apparaître ». — Le mot suivant est à lire narra ou mfinn, suivant que le second signe sera regardé comme représentant un n ou une lettre double ’n, ou même une autre combinaison qui nous échappe pour le moment.

La lecture narra donnerait un sens acceptable, en rappelant l’arabe « fructifiant, utile ». Les caractères de la fin de la ligne sont effacés.

L. 6. — nrra. Lecture tout à fait incertaine. Le premier signe peut être double, si on ne croit pas à une cassure à la partie supérieure. Le second et le troisième signes ressemblent à des n ou à des n mal définis; le troisième ne répugnerait pas à être un ù. — Le mot suivant, rran « améliorer ». Le troisième signe s’est déjà rencontré à la ligne précédente. Il peut se faire que ce soit un n, peut-être un ï; le verbe JaïJ veut dire aussi « améliorer ». — mon paraît assez certain comme lecture et pourrait peut-être rappeler sJL* « combattre avec quelqu’un ». L’hébreu mn signifie « trouble, angoisse ». Ces sens pourraient s’accorder avec celui du verbe « améliorer » qui précède. *

L. 7. — Au commencement, plusieurs signes qui sont peut-être une date.

(I) Il ne semble pas qu’on puisse comparer IJÿ et TÛ¥. Peut-être ÿna serait-il à rapprocher

de ou jjf « soussigné ».

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Müller, Epigr. Denkm., 7.

A quelques mètres à l’est de la mosquée; simple fragment, avec des caractères très nets; longueur 0m,24;' hauteur moyenne des lettres 0ra,35; estampage (pl. LXXXIII et CVI) .

Nous lisons :

in | nbiî | p l'a(an)

Ifabib fils de Zaïjdlali, ’Ar...

Le premier mot, restaure par Müller, se retrouve au n° 247. — nbiî répond à l’arabe aU! pj « accroissement d’Allah » ou « Allah fait croître ». L k a disparu devant nb. — IN n’est que le commencement d’un mot qui a disparu.

Texte inédit.

Sur le montant d’une porte de jardin, à l’est du village; l’inscription, qui parait complète, est gravée en petits caractères un peu irréguliers ; longueur 0m,16; largeur 0m,13; hauteur moyenne des lettres 0m,15; six lignes; estampage (pl. LXXXIII et CVI).

Nous lisons :

n, | mrm .1

ajn | nb .2 bb | i-tn | n .3 | jabyn | n .4 i | niais .5 I myin .6

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