‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 87 sur 156 · L. 9. — nbnb « pour trois »; cf. n° 68, k · texte numérisé non relu

L. 9. — nbnb « pour trois »; cf. n° 68, k

L. 10. — piy répond à l’arabe « années ». On notera la forme des deux nûn écrits à l’envers; cf. ]. 6.

Müllek, Epigr. Den/cm., 23.

Sur la grande paroi de rocher qui se dresse à pic à quelques centaines de mètres à l’est des ruines de Hereibeh. Cette inscription était gravée à une hauteur de deux à trois mètres à côté d’un groupe d’inscriptions, comme on peut le voir pl. LXXXVIIbls. Euting a estampé ce texte, et c’est d après cetestampage, reproduit dans Epigr. Denkm., pl. II et IV, que Muller a donné sa traduction. Doughty en a rapporté aussi une copie ( Documents épigraphiques, pl. XVI). Lors de notre visite à Hereibeh, nous n’avons pas retrouvé linscription en place. Elle avait été détachée de la roche et enlevée par un ouvrier qui travaillait à la construction du chemin de fer. Heureusement, M. Sobliy, chef de section à Médâin-Sâleh, avait fait une photographie de cette inscription et des trois ou quatre autres qui sont gravées à côté; et cet ingénieur a eu l’extrême obligeance de nous donner la seule reproduction qu’il possédât. C’est d’après cette photographie que nous essayons un nouveau déchiffrement de ce document. Lorsque, par une nouvelle découverte, on aura déniché, soit dans un musée, soit dans quelque réduit obscur, la « pierre écrite » détachée du rocher de Hereibeh, il sera facile, sans doute, d’en faire une reproduction plus parfaite et d’améliorer peut-être la lecture et la traduction. En attendant, nous livrons ici notre déchiffrement avec un fac-similé aussi exact que possible de la photographie reproduite elle-même pl. LXXXVIIbis et CIX.

"iis vn (1)1 | ï]Snin a mn | yan [ nyui | nyin .2 ii | Dim | p | inaa-in I □ .3 pan | linx | ynn | ny» | m .4 yn | p | nSSi | râ | nypam .5 any | i Syton | Sian [ ^ .6 2 | abir : ton | Sian | ryb .7 iNii | iran | rw | anal .8 ûmjn | pay .9

Abu’ il f [fils de) Hayyu, président des conseillers (?), société de HNS (?) et leur Seigneur,

Harâmnahar fils cle Wahim, présidents de la société de HNS (?), ont pris ce lieu et cette place, tout entière, depuis le lieu du noble Hânï’aly jusqu’à la limite du noble Hàni’salâm,

[pour] leur prospérité! V année cinq du gouvernement d”Abdon Hanu’âs.

L- 1- — pN'IN. Qu’on les examine sur la photographie, sur l’estampage dEuling ou sur la copie de Doughly, les deux dernières lettres présentent une ressemblance frappante; on serait porté à première vue à les prendre pour deux S. Dans ce cas on lirait SSnix, mot parfaitement sémitique répondant à l’arabe JJl y\ « père de la douleur ou du frémissement ». En regardant de très près, on observera cependant que la dernière consonne offre une légère différence avec la précédente dans la forme de son angle de gauche plus arrondi que celui du b. C’est sans doute cette raison assez spécifique qui a porté Muller à y voir un 3, et en cela nous sommes du même avis. Nous lisons donc qbis'lN, nom qui se retrouve en lihyanite, n° 75, 3. Du reste, c’est un excellent nom sémiti-

que, pour ne pas dire arabe, répondant à >. sd! y] (1) « père de l'amitié ou

de 1 alliance ». Le mot est suivi de la barre de séparation après laquelle vient un a, parfaitement bien dessiné par Doughty et visible sur la photographie et l’estampage. Mais ce a se trouve gravé immédiatement devant la consonne suivante qui nous paraît être un n; nous n’apercevons nulle part aucune trace d’un j qu’on désirerait cependant rencontrer pour aboutir au mot p « fils » mis par Müller entre deux barres de séparation,

(1) Sur 1 emploi et l’extension du terme v, âJ!f en arabe, voir Al-Hamâsah, p. 342 et p. 636.

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

avec un point douteux sur le J. Ce nûn n’existe pas, mais on serait bien tenté de l’introduire dans le texte, car on aboutit ainsi à une lecture courante. On supposera donc ici une distraction du lapicide qui a omis le 3. Le mot suivant a été lu par Müller 'iolnap, avec un signe douteux sur deux lettres.

D’après la photographie nous lisons, sans hésiter, lin. La copie de Doughty confirme cette lecture, sauf peut-être pour la seconde lettre mal dessinée; mais en revanche celle-ci est visible sur la reproduction de l’estampage ( Epigr . Denkm., pi. II), où le ivaiv apparaît aussi distinctement. l’n est déjà connu comme nom propre ( CIS Il, n° 2950 ; JS., Mission..., I, p. 209, 211 etc.). On le comparera avec l’himyarite Olin ( CIH ., 99, 7; 270; 298, 3), où ce nom est muni de la mimation. On trouve aussi lun avec deux yod [CIS., II, 2574; 2949). Le mot pourrait se traduire par « vivant », peut-être par « vie ». — *133, à la fin de la ligne, nous parait certain d’après la photographie. Doughty a copié les deux premières lettres; Müller a lu ..Sa. Il faut avouer qu’il existe une certaine ressemblance entre le dernier signe et le S ; on remarquera cependant que dans cette inscription les b sont plus ouverts, à gauche surtout, et que la barre de gauche du b est oblique, tandis que dans le signe en question les deux jambages s’abaissent plus directement. On notera de plus que le même mot revient, sous la forme du duel, aux lignes 3-4. Nous proposons donc de lire "D3, mot fréquent en himyarite pour désigner un magistrat ou fonctionnaire public ; voir à ce sujet OLZ., 1907, p. 22, 609 et MDVG., 1901, p. 72; M. Hartmann, Arab. Frage, p. 434 ss.

L. 2. — njnn. La détermination de la seconde lettre n’est pas exempte de toute hésitation; Müller a lu un ui et regarde le premier mot de la ligne comme étant semblable au second, nytfn. Doughty a dessiné un signe mal défini qui a cependant quelque ressemblance avec le vi du commencement du mot suivant; mais il le gratifie d’une longue queue qui n’existe pas en réalité, comme on peut le voir sur la photographie et le fac-similé. L’estampage d’Euting permet d’observer que l’extrémité inférieure de cette lettre vient se terminer au sommet de la barre médiale du n placé immédiatement au-dessous, laquelle barre semble être en quelque sorte son prolongement. Mais ce n’est là qu’un trompe-l’œil; cette lettre ne dépasse pas en longueur les autres consonnes de la même ligne. Cependant sa nature reste douteuse. La prendre pour un comme Müller, c’est ne pas tenir assez compte de son galbe propre. Le ni du mot suivant, d’abord bifurqué au sommet, s’infléchit un peu à droite avant de former sur la gauche une petite pointe qui constitue une sorte de ligne brisée avec

la partie inférieure de la lettre; il est facile de constater le même galbe pour le ur de la ligne 4. Dans le signe qui nous occupe, nous ne remarquons point ces particularités, mais on voit clairement que la lettre tout entière forme une courbe commune au 1 et au 1. De plus, au milieu de la courbe, on distingue un point ou un anneau attaché à la barre infléchie. Si c’est la boucle propre au 7, on reconnaîtra aisément qu’elle ne ressemble pas à celle des autres 7 de l’inscription où elle est séparée de la tige; voir, par exemple, lignes 6, 7, 11. Malgré cette anomalie, ce signe nous parait se rapprocher davantage du 7 que du cr et du 1 et nous sommes portés à lire ni nn (1). Nous ne croyons pas qu’il faille le comparer à l’arabe sjuco « chasser, repousser », sous la forme ou

, mais nous y verrions volontiers l’équivalent de pluriel de

Les sens de ce mot sont assez variés; littéralement ^bJ! signifie « celui qui appelle, qui invite, qui invoque », par suite, le demandeur en justice. En Égypte, était, dans les affaires judiciaires, le personnage

le plus élevé après le juge suprême (2) (Freytag, sub v. 0J^3). Sous le terme ni i in, nous serions portés à reconnaître ces fonctionnaires dont les attributions nous sont inconnues, et auxquelles provisoirement nous donnerions 1 appellation de « demandeurs », faute de termes plus explicites. On notera qu Abou ilf est le chef, le kebir des ninn, qui par conséquent doivent, parait-il, former une sorte de corporation ou de société. Et cette sorte de corporation ou de parti semble être déterminée par les deux mots suivants ÿan | nintf traduits par Millier : « la secte de la tradition ». Le mot ni?ü a été rapproché de l’arabe « parti, adhérents, secte ». C’est le sens reconnu aussi à l’himyarite yitf sodas, nsra soda, uxor, jimÿ acljavare ( CIH ., 1, 2; 6, 1; 79, 7; 140, 6). On sait aussi que inr, en sabéen, signifie prêtre : Tl m = le prêtre de Wadd (Müller, Süd-ar. Alterth., p. 28), peut-être cette dernière signification provient-elle d’une racine éthiopienne qui a le sens « de brûler, sacrifier ». Du reste, la question n’est pas à discuter en ce moment, mais il s’agit de savoir laquelle de ces différentes significations il convient d’adopter dans le cas présent. La

(1) La lecture ninn est possible. Dans ce cas, le mot pourrait-il être expliqué par l’hébreu •HH, î?7 « amis, compagnons », ou bien serait-il préférable de recourir à une racine arabe, ou éthiopienne? nous ne saurions le décider pour le moment.

(2) ^b était un titre courant chez les Arabes du Yémen (Derewbourg, 'Oumâra du Yémen, p. 29, 82etc.). Goeje (BAG., IV, p. 235) a réuni sous la racine plusieurs significations intéressantes de

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

solution dépend de l’interprétation du mot suivant. Millier a lu yan et l’a rapproché de l’arabe qui a le sens de tradition puisque la racine veut dire « attribuer un récit à quelqu’un ». Gela parait être un sens dérivé, tandis que la signification première serait « élever, mouvoir » ; Jkdl « le terme d’une chose, la sanction d’une décision ». Mais on ne voit pas le rapport qui existe entre ces différentes acceptions et le mot précédent (1). Peut-être faudrait-il admettre ici un nom propre de lieu? Enfin, il est nécessaire de remarquer que la lecture du y, quoique assez probable, n’est pas absolument certaine; car la boucle supérieure est mal formée, et ce signe a quelque ressemblance avec le n. L’interprétation reste donc nécessairement indécise. — Le mot suivant anxïi ne souffre aucune difficulté de lecture. Nous traduisons : « et leur Seigneur ». Le pronom affixe DH doit se rapporter à njnn. Le nom de ce maître est indiqué à la ligne suivante.

L. 3-4. — irumn. La dernière lettre a été prise pour un n cursif par Müller qui pourtant a vu clairement la ressemblance très prononcée de ce signe avec le n; mais il a été frappé de la prolongation de la barre du milieu qui dépasse un peu l’angle formé par l’aboutissant des deux barres latérales. Cette particularité est évidente, mais elle ne suffira peut-être pas pour constituer un ri même cursif, qui présente par lui-même un galbe bien différent. Et puisqu’on admet que l’auteur de l’inscription a pu employer une écriture cursive, on sera sans doute plus dans le vrai en supposant qu’il s’en est servi pour tracer un n un peu gauche. Du reste, on n’aura garde d’oublier que le n lihyânite dérive du n himyarite dans lequel la barre du milieu dépasse sensiblement le point de jonction des deux autres. On sera donc porté à lire la première lettre n. Le mot imam peut se décomposer en deux éléments : le premier, cnn, forme un nom connu en arabe, en nabatéen et en sabéen; il a été trouvé plusieurs fois en safaïtique (DM., Mission..., 25, 90, 338 etc.); on le rapprochera aussi de l’hébreu D'Hn ou cnn. Le second élément “inc répond à l’arabe « juguler, ouvrir la veine du cou d’une victime » (2). — Le c du mot suivant ■p, noté comme douteux par Müller, est certain d’après notre photographie. — Dim. Notre lecture s’écarte de celle de Müller qui a lu brin; mais la première consonne ne saurait être un n; sur la photographie, on aperçoit nettement la partie supérieure du waw et on distingue les vestiges de la partie inférieure, de sorte que le 1 2 nous paraît à peu près certain.

(1) pn pourrait venir d’une autre racine telle que ou

(2) Cf. l'hébreu lira, Gen. 11, 26, etc.

Doughty n’a vu que la partie supérieure et a dessiné un n plutôt qu’un 1. Le n qui suit ne fait difficulté pour personne. La dernière lettre a été prise pour un b par Millier; mais dans cette inscription les b sont plus larges au sommet et plus arrondis et les éléments qui le composent sont plus courts; cette lettre nous produit l’impression d’un a. Entre ce n et le n nous croyons apercevoir un i, quoique Millier n’ait signalé aucune lettre. En tout cas, même sur l’estampage d’Euting, on notera l’espace suffisant pour une lettre. Le mot ai ni serait à expliquer d’après l’arabe « insalubre ». — ,''DD les deux kebirs. Le mot est à l’état construit du duel. Nous avons déjà vu qu’Abou’ilf était kebir des ninn, mais il partage avec Harâmnaliar un autre kebirat déterminé ici par ÿ;n | nyur. Le premier mot njw se rencontre déjà à la ligne 2. Le mot suivant, lu y un par Millier, reste pour nous indéterminé; la forme du ï n’est pas claire; la partie supérieure ressemble à un p, mais on distingue malaisément la barre inférieure qui pourrait à la rigueur se confondre avec une barre de séparation de la ligne suivante; on obtiendrait ainsi une lecture yjn comme à la ligne 2. Peut-être s’agissait-il d’une société différente et faudrait-il lire pjn qu’on rattacherait à une racine arabe ^Jj, , (Jjy ou (jpi — ïifm « ont pris ». Tous les mots qui précèdent ne sont pas expliqués, mais on a le sens général de la phrase. Les deux sujets, avec leurs généalogies et leurs qualités, nous sont connus; maintenant l’inscription va nous dire ce qu’ils ont fait. Au lieu de donner à brus' le sens de '< fonder » comme Millier, nous lui reconnaissons ici comme en d’autres endroits celui de « s’approprier, prendre pour soi », v. n° 65, 2. — pan est à comparer à l’arabe « l’endroit, le lieu » (1). Müller a lu bsan; mais la photographie ne laisse aucun doute sur le nûn final. Doughty n’a bien dessiné que le n et le 3.

L. 5. — nypam « l’endroit, la place », de la racine « s’asseoir ». Le n a été mal dessiné par Doughty qui n’a pas vu le petit cercle gravé en avant de la barre infléchie. — nî « celui-ci », au masculin singulier, se rapporte grammaticalement au dernier nom nypan, quoique logiquement il détermine aussi pan. — nbbD est à rapprocher de l’arabe JS'; on notera ici le dédoublement du b. Doughty a mal dessiné le n final. — pa | ja. Nous ne croyons pas qu’il faille considérer ici p*a comme représentant la localité si souvent nommée dans les inscriptions himyarites, ni même qu’on doive le prendre pour un nom propre d’homme, nom

(1) Cette lecture avait été soupçonnée par von Kremer; Müller aura sans doute été empêché de l’accepter à cause du sens qu’il donnait au verbe inN.

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

propre d'ailleurs fortement attesté en sémitisme (1). Car par la particule & il semble qu’on ait voulu attirer l’attention, non point sur la personne qui aurait vendu ou cédé le terrain, mais sur la délimitation de ce terrain lui-méme. En conséquence va marquerait le point de départ, « à partir de », et yj'o serait à rapprocher de l’arabe ,Ua « lieu, place » (en hébreu ■pyc, habitation). Cette place est déterminée par le nom du propriétaire qui suit immédiatement.

L. 6. — ibyton | baan. Ces deux mots, que Millier n’a pas traduits, sont certains comme lecture. On notera cependant que le signe qui précède le yod , c’est-à-dire l’avant-dernier, pourrait être pris aussi pour un c et dans la copie de Doughty on lira même plutôt cette dernière lettre. Quoi qu’il en soit de cette petite difficulté graphique, on ne pourra s’empêcher de reconnaitie un nom propre dans tbyjon. Ce nom se décomposera, suivant la remarque de Müller, en (lie -f- ^jU « serviteur de 'Aly » ou

« serviteur de l’élevé », en prenant ~lc comme une épithète remplaçant le nom de la divinité; cf. Qordn, 4, 38. — Quant au mot qui précède, bsen, nous le regardons comme un qualificatif du nom propre, une épithète, et nous le rapprochons de l’arabe J.LÜ! « le remarqué, le distingué, le noble »; on pourrait aussi penser à la forme active J, O ! « celui qui

fait attention ». On aurait peut-être la désignation d’un titre ou d’un emploi, on dirait chez nous : l'inspecteur; comme on dit le moudîr, dans l’administration turque (2). — izny, Müller a lu :tq. Mais la première lettre, quoiqu’un peu grande, forme un cercle fermé sur notre photographie. C’est ainsi du reste qu’elle se dessine sur l'estampage d’Euting et Doughty a copié aussi un y. Pour le i final, on en aperçoit assez distinctement les traits sur notre photographie; il est également visible sur l’estampage, et très nettement dessiné par Doughty. La lecture peut donc être regardée comme assurée. Quant à l’interprétation, elle reste obscure. En hébreu on trouve 13 TJ « jusqu’à ce que », devant un verbe (G en. 26, 13). Ne pourrait-on pas admettre 1317 comme une simple préposition avec le sens de « jusqu’à »? On sait qu’en minéen le 31 est employé comme préposition à la place de b (Hommel, Sild-ar. Chrest., p. 50).

L. 7. — ura. Lecture un peu incertaine : la première lettre, quoique

(1) En arabe (Ibn Don., p. 165); en safaïtique OT, Littmann, Semit. inscr., p. 110, n°’3, 6, 32; DM., Mission..., 109, 196. — En nabatéen, v. Lidzbarski, Handbuch...

(2) L’arabe « compagnon, aide » et « éprouvant, tentant, informant », pourrait

aussi répondre à b^firi.

MISSION EN ARABIE. — II

se rapprochant plus du n que du S, n’a pas une forme bien franche. Le 1 est formé par une barre verticale, au lieu d’une barre qui s’infléchit presque en un quart de cercle : tout cela est un peu anormal. La signification n’est pas claire non plus, vj'û peut être comparé à l’arabe

« rendez-vous, terme », ou à « côté ». Malgré le point qui semble bien être celui d’un on est fortement sollicité de lire un mm. On aurait alors yj'o comme à la ligne 5. C’est l’indication de la limite de la propriété ou de la demeure du personnage qui est nommé immédiatement après. — nbii’ion. On croirait distinguer une barre de séparation après mais on ne saurait l’affirmer. Ce nom propre composé est à expliquer de la même façon que le précédent ibyion. Nous traduirons donc nbiy*on « serviteur de la paix » tout comme le nom moderne usité chez les Arabes po. Millier a lu deux b à la fin du mot; il nous semble que ces deux lettres n’ont pas tout à fait le même galbe et la dernière a plutôt les apparences d’un n que du b. Doughty a marqué aussi une différence dans sa copie. — orrais « leur prospérité ». Le pronom affixe, sous sa forme du pluriel, et non du duel, doit se rapporter aux deux personnages mentionnés au commencement de l’inscription.

L. 8. — inio. L’alef marqué comme douteux dans Müller parait certain d’après la photographie. Pour l’explication de ce terme, v. n° 68, 5.

Page 1