ceci, pour
L. 1. isjh. Müller a lu la copie d’Euting yyuin. D’après notre estampage et notre copie, la lecture proposée nous paraît certaine. La seconde lettre n est pas assez courbée pour être un u? ; A comparer avec le yj de la ligne suivante. Le troisième signe n’est pas fermé en bas, et représente
MISSION EN AKAItlE. — II.
par conséquent un s et non un y. La dernière lettre n’est autre chose qu’un yod dont on distingue le tracé sur l’estampage. On lira donc îgjn, nom propre précédé de l’article; cf. iyjo et iyxjn; le mot sera rapproché de ,-pga, n° 77, et du nabatéen riga. Après igan vient une barre de séparation tracée à côté d’une éraflure qui donne à l’ensemble une fausse apparence de lettre; mais on n’aperçoit aucune trace certaine de signe gravé.
L. 2. — Au début de la ligne, on remarque un signe un peu imprécis qui a toutes les apparences d’un yod ; il est suivi de la barre de séparation. On sera donc tenté de le prendre pour la répétition erronée de la lettre qui termine le mot précédent et de ne lui accorder aucune autre considération, iboim nous parait être un second nom propre accolé au premier, îgjn. Le premier élément, ma, se rencontre plus loin, nos 290, 307. On peut le comparer à l’arabe >\y « intention, désir, volonté ». Le second élément ib rappellerait aisément « pente d’une colline (1) » ;
l’arabe a formé un nom propre de cette racine, (Ibn Dor., 16, 5). On pourrait se demander si le yod qui est au début de la ligne 2 n’appartiendrait pas à ce nom jy ; il aurait été gravé là par distraction. Il serait possible de penser à une autre explication : ma pourrait être comparé à l’hébreu ann, arabe vy [Kit. el-Ag., VII, 9; XII, 115; Yaqut, IV,
1041, etc.); et ib répondrait à l’arabe y « si ». Mais cette interprétation ne semble pas naturelle.
L. 3. — ksur rappelle le verbe arabe Xl « vouloir ». — rvi « ceci »; on remarquera simplement l’emploi du féminin, b marque le but « pour ». Le nom de la personne n’a pas été écrit. Ce graffite, comme le précédent, aurait pour motif la prise de possession d’un endroit en faveur d’une tierce personne.
Muller, Epigr. Denkm., 35.
Gravé sur la roche, à côté de la porte d’un tombeau, plan p. 15, fig. 66, comme il est aisé de s’en rendre compte par la photographie (pl. LXXXV). Müller n’a eu sous les yeux qu’une copie assez incomplète. En nous appuyant sur la photographie et nos copies (pl. CIX), nous proposons de lire :
(1) Comparer l’hébreu ilb elle sabéen Nlb.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
4bi
| byiarub .1
Jn | i;i | -p .2 I an | ni | np .3 IDi | tSy .4 [bajaur | ibsn .3 npin | ]d .6