‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 95 sur 156 · par Tarqar · texte numérisé non relu

par Tarqar

(< appartient ) ce été disposé

byurub « à Natanba al ». Le b parait être ici lam d’appartenance. On veut marquer que le tombeau dont il s’agit appartient à Natanba al et non pas qu’il a été fait par Natanba'al. bjnjnj est d’une formation tout à fait régulière; comparer l’hébreu bîs'jnj , ,-pjnj ; cf. n° 36 bjnn:.

L. 2. — ml est à rapprocher de l’arabe ^ dont le sens radical est « être languissant, être débile » ; cf. l’hébreu nmi. — mpjn ne peut pas être pris pour un verbe, ni pour un participe, mais doit être considéré comme un substantif déterminé. Régulièrement l’article est rendu par n ; mais avant I2p, nous avons un nûn. Ce nûn sera-t-il pris pour l’équivalent du lam arabe dans l’article Ji? L’explication serait, dans ce cas, très facile. On dirait, en arabe, Peut-être verra-t-on dans ]n un démonstra¬

tif, comme en syriaque v<s, a ce, celui-ci » ; cf. Hommel, Süd-ar Chrest

L. 3. — ,TT n’est pas uniquement démonstratif; il a aussi une signification relative, comme ^pJ! « qui, lequel » après un nom déterminé et devant un verbe. — an est à rapprocher de l’arabe ^ « déterminer d’après la mesure », mais dans notre texte on a évidemment le passif^. « qui a été déterminé, qui a été fait selon la mesure » ; signifie aussi : « qui a

été décrété ». De ces deux lettres, on ne voit que la moitié supérieure,

1 autre moitié ayant disparu dans une cassure de la pierre.

l"1- '!• I ’bs? « sur la droite » ou bien « à droite ». Il s’agit apparem¬

ment des dimensions et des dispositions du tombeau, à droite et à gauche, v. p. 66, fig. 15. — [bNjaxir « gauche » est appelé par le terme précédent. Aussi nous le restituons sans hésiter. Au-dessous de nur , sur l’estampage on aperçoit deux signes, marqués également sur nos copies; ils ne sont pas gra\ és mais indiqués par une série de points. Le premier, à gauche, ressemble à un Xü ou à un N‘ et le second, à côté, a quelque apparence d’une barre de séparation, avec une légère inflexion. Ne serait-ce pas une

(i) Il serait aisé de

supposer une faute du

lapicide “Qpan pour -QpCn.

trace de la terminaison bx, écrite vaille que vaille en boustrophédon, par le graveur lui-même pris à court par l’espace, ou bien par celui qui plus tard a égalisé la porte du tombeau?

L. 5. — p s’explique très bien si le verbe an est pris pour un passif.

ipin. Le premier signe est un n ; cf. ZDMG., 1901, p. 197, et comparer

les n06 75, 2; 77, 3, 4. Tarqar est le nom de l’ouvrier qui a creusé le tombeau .

Inédit (1).

Gravé sur une base destinée à supporter une statue; cette base se trouve aux ruines de Hereibeh, à l’entrée de l’ancien sanctuaire, non loin des statues et du grand bassin (p. 57). Les caractères sont beaux, en relief, bien réguliers, et très lisibles partout où ils ont été conservés; malheureusement, ils ont été effacés en plusieurs endroits, surtout au commencement et vers la fin; longueur 0m,74; largeur O"1, 47; hauteur moyenne des lettres 0ra,05; huit lignes; estampage et photographie directe (pl. LXXXVIII et CX).

Nous lisons :

rnn | pbïn . un .1

m | onix | p | ttfnn . ria .2

nmnxï | Dmans | mjnn .3 nm | pbn | njii? [ ornsrim | □ .4 a. | pb | tyan | nsna | IIIIIOS i w -5 s | nn biir | pnb | pba | iim:n | ) .6

p | mm | yaïn . 7

rub | isfon | umyur . 8

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