le graveur, de Bih
(1) V. Revue Biblique, 1909, p. 584. Cette inscription a-t-elle été discutée dans une autre revue, nous ne saurions le dire.
INSCRIPTIONS LIIIYANITES.
L. 1. — T>n. La boucle supérieure du yod est un peu effacée mais elle se restitue facilement. Le troisième signe n’a que deux traits incomplets : le premier à droite est oblique; le deuxième, une simple barre perpendiculaire, atteint le premier à son extrémité inférieure : ces vestiges suggèrent la restitution d’un waw, tel qu’il apparait au commencement de la 1. 4. Sur Tin, v. n° 72, 1. — nîn | inSsn « cette statue ». On notera la présence de l’article devant le mot jnbï, qui, d’après les règles de la grammaire sabéo-minéenne, serait déjà déterminé par le nûn final. Pour connaître la nature de ces il suffira de jeter un coup d’œil sur les photographies des statues reproduites pl. XXIX-XXXI. Si parmi les statues représentées n’était pas celle dont parle notre inscription, on ne saurait douter qu’elle ne leur ressemblât.
L. 2. — lia « a voué »; cf. nos 44, 2; 73, 4. — Plusieurs signes ont complètement disparu. Il semble qu’on puisse lire ensuite u?an, auquel nous ne pouvons donner une interprétation définitive (1). — nma | p- On s’arrêtera difficilement à la pensée de donner à p le sens de fils; on préférera sans doute voir dans p l’équivalent de p suivant l’usage fréquent du sabéen. Dans ce cas, la préposition dépendra peut-être de “nj : « vœu... de leur père ». — Le nom suivant donnerait le nom propre de ce personnage qui s'appellerait mn, su le trait oblique du commencement de la ligne 3 est regardé comme le jambage de gauche de la lettre n; le même nom apparait à la ligne 7.
L. 3. — nain désigne ici le seigneur ou le propriétaire de Gâbat, tandis que dans la plupart des cas rajn est un nom divin. Sur rajn v. n° 49. — nrvniD. Les deux lettres du milieu ne sont pas certaines à cause du mauvais état de la pierre, mais elles seront aisément restituées d’après les indices visibles sur l’estampage et d’après le contexte. Sur ce mot, v. n° 35, 2; cf. n° 75.
L. 5. — Le premier groupe de caractères est la répétition en chiffres de la date précédente écrite en toutes lettres. U débute vraisemblablement par deux ain superposés pour signifier 20 ; un troisième aïn, à côté, ajoute encore la valeur de 10 : soit un chiffre total de 30; viennent ensuite cinq barres pour indiquer les unités décimales. Après la cinquième barre, un signe, en grande partie effacé, est destiné sans doute à indiquer le sens numérique de tout le groupe. — Il devait y en avoir un semblable au début, mais il a disparu. — ’Nia « sous le Râ’y », v. n° 68, 5. — n paraît être un déterminatif de R'O, mais le sens de lyJO s’applique-t-il à
(1) ttinn rappelle l’arabe « gratter », peut-être sculpter, ou graver, v. 1. 7.
sa charge ou bien se rapporte-t-il à son pays d’origine? Il est difficile de le dire. Dans CIH., 40, 2, ’V-Q est un déterminatif du nom propre ■jnba; cf. ZDMG., XXXVII, p. 333. — “pb répond à l'arabe jljsp qui figure maintes fois dans les généalogies des tribus arabes du sud sans être absent des généalogies des Arabes du nord.
L. 6. — irion, cf. 45, 3. — pnb , sur l’extension de ce mot, v. préface. — nobür pourrait être considéré comme l’équivalent de « pour sa
paix ». Mais la formule renfermant les souhaits se trouve déjà exprimée à la ligne 3. De plus il y a ici d’autres sujets exprimés qui réclament un verbe. Ce verbe sera aisément reconnu dans nnbitf, répondant à l’arabe JL, « achever, compléter ». Le n se rapporte à jnbï.
L. 7. — Le commencement est complètement effacé. — ÿJïn « l’artiste, le sculpteur » ; le nom propre qui précédait a disparu. — rnnï « et Ilarah »; la racine n’existe pas en arabe; cf. l’hébreu rpnirt [Néh. 3,8).
L. 8. — Les premiers signes sont effacés. — 'oiaayiy parait assez certain
comme lecture, mais la signification demeure obscure. — isiîtn; à la ligne
précédente, învn désigne l’artiste; ici isi rn signifie « le graveur »; mot à
mot le scribe. L’hébreu ISio signifie « scribe » et le safaïtique "I2D veut
dire « inscription » (Littmann, Serait, viser., 69, 113, etc.). On ne trouvera
pas étrange que sur le socle d’une statue on mentionne le nom de celui
qui a sculpté la statue et le nom de celui qui a gravé l’inscription. — nul
reste inconnu. La racine signifie « être important », ^ « prince ». Mais
il est possible qu’elle n’ait rien à faire avec fab qui peut dériver d’une autre racine, telle que ~y. « s’apaiser ».
Inédit.
Gravé sur une base destinée à supporter une statue située à côté du numéro précédent ; beaux caractères, en relief, régulièrement tracés mais très effacés au commencement, surtout à gauche; longueur 0m,71 ; largeur 0"',45; hauteur moyenne des lettres 0m,05; sept lignes dont chacune est séparée par un trait de 0m,01 de large. Estampage et copie (pl. LXXXV et CXII).
Nous lisons :
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INSCRIPTIONS LIHYANITES.
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A. leur père Harah du Gdbat {pour) leur double prospé-