GROUPE AU SUD DU GEBEL ETLIB
ne manquent pas cependant d’une certaine élégance. Mais l’artiste parait s’être soucié assez peu de la symétrie, car la base ne correspond pas avec
Fig. 221. — Médàin-SAleh. Petite chapelle votive avec deux stèles, au sud du ÿebel Etlib.
le dessus. Peut-être a-t-elle été taillée en dernier lieu et a-t-on dû la pousser un peu à gauche, à cause du mauvais état de la pierre du côté
opposé. Il est à peine besoin d'observer que cette base dut être le symbole de l’autel si elle n’en a pas réellement fait fonction.
La chambre creusée dans un rocher isolé, à 150 mètres environ au sud de cet ensemble de petits monuments (pl. III), paraît devoir être considérée décidément comme un sanctuaire. C’est une salle carrée, de trois à quatre mètres de côté, très largement ouverte sur le devant, dans le genre du Diwân et des sanctuaires d’el-Mêr et d’el-Madrâs à Pétra. Elle offre tout particulièrement une grande ressemblance avec ces derniers. Dans la paroi
Fig- 222. — Médâin-Sàleh. Sanctuaire au sud du gebel Etlib. Paroi du lond de la salle.
du fond ont été creusées des niches peu profondes, de formes et de grandeurs tliverses (fig. 222). A côté de la dernière, à gauche, se trouve le graffite nabatéen n° 159 qui fait mention, croyons-nous, d’une statue. Vers l’angle sud-ouest, un enfoncement, visible sur la photographie rappelle assez les loculi des chambres funéraires, mais présente cependant certaines particularités qui ne permettent pas de le confondre avec ceux-ci.
Les quatre monuments suivants sont situés trois à quatre cents mètres plus loin, à l’est du dernier sanctuaire.
Nous retrouvons le petit autel votif si commun en pays nabatéen ; mais ici les deux cornes ont très peu de relief, à peine cinq millimètres; de plus elles ne se rejoignent point à leur base, au-dessus de la corniche comme précédemment, mais il y a entre les deux un petit espace de