IV. — UE M ESTA l!0 Ail
A MÉl) AIN-SA LEI.I (11.
Lundi Z01' avril. — De bon matin nous descendons à el-Ahdar, où doit se former la caravane. Du sommet de Mustabgah nous jetons un dernier
Fig. 51. — T.e gebel 'Aweired vu des hauteurs de Musfabgah.
coup d’œil sur le gebel 'Aweired (l qui se profile au nord-ouest, à plusieurs journées de marche, dominant toutes les hauteurs environnantes (fig. 51). Du côté opposé, à l’est, c’est une longue ligne de montagnes
blanches dont personne ici ne peut nous dire les noms (fig. 52). Nous descendons dans le coupe-gorge à’ el-Bugât, jadis fort redouté des pèlerins. Le chemin a été bien amélioré ces temps derniers, mais 1 endroit reste toujours très dangereux, car, en cas d’attaque, on serait pris dans ce basfond comme dans une souricière. Le défilé est dominé de chaque coté pat des montagnes abruptes, hautes de 150 à 200 mètres au-dessus de la vallée. Durant le passage du llagg une escorte occupait ces sommets de peur d’une surprise de la part des bédouins. Au bout de trois quaits d’heure de marche l’horizon s’élargit, les montagnes sont moins A pic
(1) Voir ù la lin du volume (pi. 11) l'ilinéraire de Mustabgah à Médàin Saleb, simple la boussole fait en cours de marche.
relevé à