son peuple
L. 1. — K37D, au lieu de *013 dans Euting et Corpus, dont on ne savait trop que faire, est sûr d’après notre estampage. Le mot n’est d’ailleurs plus nouveau. Il figure dans la grande inscription de Pétra [CIS., II, 350) , où on l’a traduit par septum. On pense que cela désignait une enceinte située devant le tombeau et servant de lieu de réunion pour 1 accomplissement des rites funéraires. Ce sens dériverait assez bien de la racine « entourer ». Devant le tombeau sur lequel est gravée Fins-
cription qui nous occupe, on ne distingue aucune trace d'enceinte quelconque, ni de construction; on serait donc porté à croire qu’il n’y a jamais eu d’autre cour ni d’atrium que Y area obtenue en avant de la façade en évidant celle-ci du rocher ; elle mesure en moyenne 2 mètres de large sur 8m,75 de long (voir la vue avec le plan et les coupes de ce monument (fig. 172 et 17 V p. 358 et 301).
L. 2. — T>33, dans le Corpus H3 3. On pouvait hésiter sur la nature de la première lettre, la boucle supérieure du 3 ayant pu être emportée par une petite cassure; mais désormais la lecture V’E: est assurée par un nouveau texte découvert à l’intérieur du tombeau (n° 2).
L. 6. — >s':rc Euting (1) rapproche ce mot de l’arabe J>, Jjl, « temps » ; d’où il déduit le sens de « louer pour un temps ». Les éditeurs du Corpus ne semblent pas avoir admis cette interprétation; ils ont préféré voir dans njri une faute pour Njm, « tirer profit ». On pourrait aussi expliquer le mot tel quel par l’arabe ^1, qui à la lr0 forme signifie « retarder », et à la Ve forme « retenir, détenir » (2) ; ce dernier sens conviendrait assez bien. La malédiction de Dûsarà serait portée contre ceux qui donneront le tombeau et contre ceux qui le détiendront, c’est-à-dire contre ceux qui accepteront cette donation illégale.
Texte inédit.
A l’intérieur du tombeau sur la façade duquel figure le texte précédent. L’inscription se trouve à peu près en face de la porte, sur la partie antérieure d’une paroi qui sépare deux grands loculi et présente en avant la forme d’un pilastre (voir la fig. 175, p. 362, et la coupe A B dans le plan, p. 361 ). Les caractères sont peu accentués et tracés pour la plupart avec une certaine négligence; hauteur moyenne des lettres 0m, 05. Copie (fig. 90) et estampage (pl. VIII).
Nous lisons :
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□nu? iju ini;a lani .3 NQQi p NiSiS U“73 .4
□byb anni psji h p .5
(1) Eutinc, Rabat. Inschr., n. 4, p. 35.
(2) CIS., II, n° 199. dans les explications de la ligne 6.
INSCRIPTIONS NABÀTÉENNES.