roi de Nabatène
Un autre texte (voir plus loin n° 20) mentionne l’héparque 'Aydu fils de Obaydu; sa femme Nâ’itat était fille de Sullaï. Peut-être pourrait-on supposer que notre Sullaï ét ait fils de cet Aydu et portait le nom de son grand-père maternel. A la seconde ligne, après N372H, nous distinguons ..y “13, qu’on est bien tenté de restituer ïToy 72; l’identification des deux Aydu serait alors à peu près assurée. Nous aurions là deux personnages assez importants pour que le père et le fils se fussent creusé chacun un splendide tombeau (1).
Peut-être avec une plus longue persévérance et en s’aidant des formules déjà connues, pourrait-on arriver à déchiffrer encore quelques mots, çà et là, dans les lignes 3 et 4.
A la fin de la ligne 11 on distingue nettement les deux lettres *o, suivies du mot “Sa. Cela permet de reconnaître assez sûrement le protocole du roi Maliku et de dater l’inscription de son règne.
CIS., Il, n° 207.
Sur la façade d’un beau tombeau — dont on peut voir la photographie p. 3G9, — dans un cartouche large de Qm,77 et haut de 0m,53. L’inscription est très bien conservée et les lettres ont été gravées avec assez de soin. Elles sont plus petites néanmoins dans les trois premières lignes et dans la
(0 Le ,10ln ('e .Sullaï évoque loul naturellement le souvenir du fameux Syllœos ëpitrope du roi Obodas II, lue à Rome vers l'an à ou G avant notre ère. Aurions-nous affaire ]>ar hasard au pclillils de ce trop célèbre ministre? Rien de précis n’autorise, il est vrai, celle supposition; mais les dates concorderaient assez bien et la haine dont fut enveloppée la mémoire de Syllœos expliquerait peut-être pourquoi on aurait gratté intentionnellement l’inscription gravée sur le tombeau de ses descendants. Voir dans Clermont-G vîxmsau, /fcc. d’arch. or., VI I, p. 313 ss., un abrégé des hauts faits de cet illustre personnage, dont le savant et perspicace professeur du Collège de France a su retrouver le nom sur une stèle de Milct.
INSCRIPTIONS NABÂTÉENNES.
dernière que dans celles du milieu. Leur hauteur moyenne, au début et à la fin, est de 0m,03, au centre de O"1, 045. Estampage (pl. XII).
Nous lisons :
vraN pisbi mrsab pis 12 dus: -2*; h so2p rm .1 raun ibn annn nbnnbi raanbi nnn;x mpbi ndish .2 ik nm dus ]a ppn mu p2:t u pa SaSn nbs nbnni .3 *oisn pis nu nn(i)iiN nbnm nn-cn .4 &271 U P 12pi IN nm N12p2 12prp H .5 p~7N2 plïN “IN* 1,1 N2I122 H 2 HIU U N2pI12 .6 nay am. 11222 qbc nmnb nrn pnbn n:i7 pij n(i)u .7 mbos v>nN is mm nïsn 12 12 mi 11127127 12 nnsN .8 1(1)27 .9
1. Ceci esi le tombeau qu’a fait Amis fils de Farwcin pour lui-même et pour Farwân son père,
2. liéparque, et pour Qaynu, sa femme, et pour Hatibat et Hamilat, leurs filles, et [pour) les fils de ces Hatibat
3. et Hamilat et pour quiconque produira dans sa main un titre valide émanant du susdit Arûs, ou bien de
4. Hatibat et de Hamilat ses sœurs, filles de Farwân liéparque,
3. pour être enseveli dans ce tombeau ou pour y ensevelir qui il voudra,
6. par l’acte authentique qu’il aura dans sa main suivant ce que contiendra cet écrit ou bien chacun suivant le droit.
7. Au mois de Nîsan, l'an trente et six de Harètat, roi de Nabatène, qui aime son peuple.
8. Afiah fils de ' Abd’obodal et Wahbu fils de Afsa et Hûru fils d' ' Uhaiyu, sculpteurs,