qui) a écrit cette inscription , en bonne part et salut
L. 1. — non, il faudrait régulièrement le pluriel pion, puisque nous avons affaire à plusieurs individus (2). On ne distingue cependant aucune trace de lettres effacées permettant de supposer que la désinence plurielle aurait disparu; si les caractères laissent à désirer comme forme, leur état de conservation est, par contre, passable. — Ron peut être au singulier ou au pluriel. A s’en tenir au mot précédent, on mettrait le singulier; en revanche la ligne suivante suggère plutôt le pluriel, roi doit être rapproché du syriaque — TjOIR, la première lettre un peu énigmatique est
vraisemblablement un R, auquel il manque la boucle inférieure (-3). La seconde est assez sûrement un n, si on la compare aux n de l’inscription
(IJ Cet ordre nous a été suggéré par M. Clermont-Ganneau, quia donné dans la Æey«e Biblique (octobre 1908, p. 537) une lecture du texte un peu différente de celle que nous avions proposée nous-mêmes {RB., avril 1908, p. 24G). Nous adoptons ici l'interprétation de ce maître, bien quelle laisse subsister encore quelques difficultés.
(2; C’est du moins la règle ordinaire dans les inscriptions nabatéennes. Peut-être ici cependant l’irrégularité n’est-elle qu’apparente et s’expliquerait-elle par la règle de la syntaxe arabe qui admet la possibilité de considérer une pareille phrase comme phrase verbale. Cela permettrait de laisser au singulier le participe ou l'adjectif verbal placé en tête. Cf. Caspari, Grammaire arabe, § 480.
(3) Dans Rutino, Binait. Inschr. (pl. 38-39), on peut trouver des exemples d atef ainsi simplifiés et se rapprochant beaucoup plus, par le fait même, de l’écriture arabe.
MISSION EN ARABIE
précédente; la troisième peut être un 2. mais mieux encore un ’. Quant aux deux derniers signes, on n’hésitera guère à y reconnaître un J, suivi d’un ~ ou d’un 1. La première partie du mot ainsi déterminé figure dans un grand nombre de noms propres hébreux : pains* (. Nam ., 13 22); nviN ( Num ., 1 15); ansTlN* (I Sam., 14 3 etc.); la seconde pourrait se rattacher à une racine tu, , t:, etc.
L. 2. — (?) an, le n est sur; l’autre signe, assez semblable à un q hébreu, reste douteux, car le 3 nabatéen n’a point la boucle supérieure que l’on constate sur le fac-similé. Il faut très probablement y reconnaître, avec M. Cl. -G., un a final incomplet. On obtient ainsi la lecture an, pronom personnel pluriel, correspondant au pronom personnel singulier Nin dans le graffite B, 1. 3. La tournure de la phrase serait alors à peu près identique dans les deux cas. — 1J2, si l’on admet la lecture an, semble devoir être considéré comme un pluriel à l’état construit. Le 1 final est trop clair pour permettre de lire 7:2, qui serait plus coulant. — 772p ne fait aucun doute comme lecture. L’interprétation des deux premiers mots telle que nous la proposons, d’après M. Cl. -G., oblige à reconnaître ici le substantif déjà relevé deux fois dans l’inscription précédente, 11. t et 7. — 72ya, la dernière lettre est loin de ressembler à un 7 ordinaire ; elle rappellerait plutôt un n arabe (1); néanmoins on ne peut guère hésiter sur la lecture de ce mot. après avoir lu l’épitaphe d’à côté, qui est précisément l’épitaphe de la « mère de Ka'abu ».
L. 3. — Le premier signe peut difficilement être autre chose qu’un 1, si c’est vraiment une lettre, comme cela paraît le plus probable, vu son galbe et sa grandeur. La présence de ce 7 a suggéré à M. Cl.-Ganneau l’idée que ce graffite, bien que placé au-dessus de A, devait avoir été gravé après celui-ci (2). — pan, cf. le nom propre arabe (Ibn Dorfid, p. 223). Il est tout à fait naturel de supposer, à côté de la forme simple, une forme avec un noun final, comme on a X*, jLL.. Le premier signe pourrait aussi, à la rigueur, être considéré comme un y, bien que le a paraisse plus probable. — N7n, malgré Yale/ final — qu’on n’est pas habitué à trouver en nabatéen dans le pronom de la 3e personne — il semble bien qu’il faille voir ici ce pronom et non point le verbe « être ». M. Cl. -G. y voit un arabisme, « intéressant en ce qu’il nous montre que dans ce dialecte,
(1) Voir cependant dans Euling, Sinait. Inschr., n. 398a, un *] final qui n’est pas sans analogie avec le nôtre.
(2) On pourrait aussi, il est vrai, expliquer ce signe comme une sorte de ouâsem, dans le genre de certains autres signes qui ligurent en tête de nombreuses inscriptions sinaïtiques (Euting, Sinait. Inschr., n0! 14, 31, 98, 196, etc...). Ce ouâsem, identique au iod sabéen, est fréquent dans la région de Médàin-Sàleb.
INSCRIPTIONS NÀBATÉENNES. 170
le pronom 3e personne masculin singulier se prononçait houa (cf. ji) ».
L. 4. nro, la lecture matérielle serait plutôt am (1), la première lettre ne tournant guère à gauche dans le bas. Remarquons cependant que dans TOT, IL 1 et 3, le 3 n’est guère plus accentué. On est porté tout naturellement à faire de ans un parfait; il faudra y voir cependant un participe, si l’on admet dans les deux graffites le même procédé de construction de la phrase. - Kum, faut-il supposer l’omission du n ou voir cette consonne fusionnée avec N? La dernière hypothèse ne manque pas de vraisemblance quand on considère Yalef final dans anby de l’inscription precedente, 1. 7. Elle approche même de la certitude, si on admet que le second nom propre du graffite A, 1. 1, débute par un n.
CIS., Il, n° 206.
Sur une grande façade de tombeau, représentée et décrite plus loin (p. 372), dans un cartouche de 0m,87 de large, sur 0m,45 de haut. Les lettres, régulières et bien soignées, ont en moyenne 0m,032 de haut. L’inscription est dans un parfait état de conservation. Estampage épi. XV).
mruo rnSii nutsjb u ridr pro ~vj u xup nm .1
1 1 NDin ripons oin ru 7 Nup irvmi üSy vj p7y*o pi^K .2
^ h mu ariaa S3 Sy inbun mumb Dîna .3 abi Skum nSi W nSi purm kSi mip p~i .4 ]SnD p axa mu p2ji 17 Sdi oby nbs ins roi Ninpa .3
^ n ^ 1° ans nn Nupa in3i n «ma bsi m U3 in aps .6
fcORioSi ’mn nnSn ‘psbx ]uSd ps RTtirnS nay inixs .7 S3 p vt n p b muni *mn pbu nu nsSd nmn .8 nuy am imj -jbn nmnb unm pbn va mu aby n .9 ™ «’Sdb ubnn 71 inbasbm m rmay u nnsa .lü
L Ceci est le tombeau qu’a fait Kahelàn, médecin , fils de Wa’lân, pour luimême et ses enfants et sa postérité,
2. à titre héréditaire , à jamais. Et ce tombeau est sacré à la façon des choses sacrées qui ( sont )
3. vouées à Dûsarâ chez les Nabatéens et les Salamiens. 'fout homme ayant droit et héritier est tenu de ne point
l. vendre ce tombeau et de ne pas le mettre en gage et de ne pas le louer et de ne pas le prêter et de ne pas écrire
(O Cf. nmnn, n° 5, 1. 5.
5 sur le tombeau une écriture quelconque , à jamais. Mais tout homme qui produira dans sa main un écrit de Aahelan ,
6 celui-ci sera valable suivant ce qu’il renferme. El quiconque écrira sur ce tombeau une écriture en dehors de ce qui est ci-dessus
7 sera redevable à Dûsarâ de la somme de trois mille drachmes de Marétat
et à notre seigneur
8. Marétat roi, de tout autant. Et maudissent Dûsarâ et Manûtu quiconque changera quelque chose de tout
g ce qU{ est ci-dessus. Au mois de ’lyar, l’an trente-cinq de Marétat, roi de Nabatène, qui aime son peuple.
10. Aftah fils deWbd'obodat et Halafallahi fils de Mimlagu, sculpteurs, ont fait.
Notre lecture concorde pleinement avec celle du Corpus et il n’y a pas, dans tout ce long texte, un seul mot douteux.
ers.. Il, n° 221.
Sur la façade d’un tombeau tout à fait dans le genre de la précédente, mais inachevée dans le bas (voir les photographies, p. 374 et 375). L'intérieur du monument est à peine commencé. L’inscription, en très beaux caractères, est gravée dans un cartouche large de 0m,6!) et haut de 0m,55; elle est dans un parfait état de conservation. Hauteur moyenne des lettres 0m,048. Estampage (pl. XVI).
Nous lisons :
nus 73 soisn voy 737 17 nisd rm .1 n*7Sj3 ]i73prp in mrus'Si mbibi nb .2
*131317 7173 1727 7T>y DK 7173S 727 .3 pan H ]0*l ibttt 773 Î7772R 77N27 .4 ,727 R7D37 727 77^ T> 7133? 77?3 .0
ijbnb mm 7®s 7.2c 77R m'3 7135; .6 i7bto77 73 773î?73 y 11232 -jbn îobn .7 773S? N’Sd3 777n 73 NÏEN1 77133? 73 7N271 .8
1. Ceci est le tombeau qu’a fait Wydu, hèparque, (ils de cObaydu,
2. pour lui et pour ses enfants et pour sa postérité. Et que soient ensevelis dans ce tombeau