Au mois de fébet, l’an 45 de IJ ar état, roi de Nabatène
9. qui aime son peuple. Aftah fils de ['Abd' obodat), sculpteur, a fait.
L- 2. — lain, le n, bien que la partie supérieure soit un peu dégradée, ne lait pas de doute; il faut donc renoncer à la lecture inin qu’avait proposée Euting. — hy , cette particule conviendrait très bien chez nous, en parlant d un monument érigé sur la tombe de quelqu’un; mais elle s’applique plus difficilement aux grands tombeaux de Médâin-Sâleh, qu’on ne creusait point sur un défunt. En tout cas cette expression semble bien supposer que Rûmâ et Kalbâ étaient déjà morts et que c’est pour eux, en partie, que ce monument a été fait. Peut-être existait-il déjà à cet endroit une
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chambre funéraire dans laquelle ils reposaient. Leur sœur et 'Anamu auraient transformé cette sépulture primitive, la décorant d’une belle façade, agrandissant ainsi peut-être et régularisant l’intérieur. C’était beaucoup plus qu il n en fallait pour s attribuer dans l’inscription l’ouvrage tout entier et 1 on pourrait dire ainsi, à la rigueur, que le tombeau avait été fait sur Rùmà et Kalbâ. On est en mesure de se faire une idée de ce que pouvait etie le monument primitif, d’après quelques sépultures voisines comprenant une modeste chambre creusée dans le roc, avec une simple porte sans ornement aucun (1).
Ll. 3-7. — Cette division du tombeau manque un peu de clarté. Un plan détaillé de l’intérieur fournirait peut-être là-dessus quelque lumière (2). La chambre sépulcrale a peu près carrée, mesure environ 5 mètres de cô!é. Dans le fond, c est-à-dire à l’est, il y a une niche au-dessus de laquelle s ouvre un loculus accosté de deux petites salles. Dans la paroi méridionale sont creusés deux autres locuh assez irréguliers. Enfin sur le devant à droite de la porte en entrant il y a encore une niche. 11 est difficile de concevoir comment cet ensemble était divisible par trois. Peutêtie dans la répartition des places, les deux niches comptaient-elles seulement pour un loculus (ritu), celui-ci étant beaucoup plus large et plus piofond et exigeant un travail plus considérable. Si on eût fait un tombeau entièrement neuf, la division était bien facile, trois parois seulement pouvant être utilisées pour y creuser des sépultures, deux revenaient à Arsaksah et une à Anamu, et chacun n’avait qu’à creuser ses loculi dans la partie qui lui était assignée. C’est sans doute parce qu’il existait déjà des locuh sur le côté oriental qu’on partage cette paroi. Vraisemblablement il n existait même alors que les trois sépultures mentionnées de ce côté.
L. 9. L omission du nom du père de nnSR est un fait assez curieux; il est difficile, en effet, que le graveur ait oublié tout un mot; c’est cependant 1 explication la plus plausible. On notera encore l’omission d’un j, 1. (j, et d un i, 1. 8. Ce n est pas la première fois que nous constatons une pareille négligence chez les sculpteurs de Hégrâ.
(!) De ce côté, la paroi rocheuse de la colline est à peu près verticale; en beaucoup d’endroils même la partie supérieure surplombe la base, celle-ci étant formée de grès peu résistants, rongés pai la pluie et le vent. On comprend donc qu on ait pu, dans ces conditions, décorer d une façade un tombeau déjà existant sans craindre de l evenlrer. 11 n'en a pas été partout de même, ainsi que nous le verrons en étudiant le monument D'.
(2) Lors de notre second passage à Médâin-Sàleli nous avons rapporté ce plan détaillé qui sera publié ultérieurement.
CI S., II, n° 202.
Sur une façade de tombeau très ordinaire, dont toute la partie inférieure est ruinée jusqu’à la hauteur du plafond de la chambre sépulcrale. Petit cartouche de 0m,30 de haut, sur 0m,38 de large. Leltres un peu négligées, mais assez bien conservées, hautes en moyenne de 0m,03. Estampage (pl. XVII).
Nous lisons :
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