Sabbtâ et de Nubayqat un écrit authentique
4. y soit enseveli, et que soit ensevelie Tilm fille, de Malê: et garde pour lui (?) Sabbat
5. une moitié (?) et à Nubayqat ( appartient ) Vautre moitié ; au susdit Sabbat est le loculus...
6. . . . exclusivement. En l’an quarante et huit de Harétat , roi de Nabatène,
1 • qui aime son peuple.
L. 1. - — OU?, malgré l'autorité du Corpus et d’Euting, on serait bien tenté de lire OU?; la dernière lettre de ce mot surtout à la quatrième et à la cinquième ligne paraît clairement un 1 (1); au début de la troisième le t n’est pas tellement caractéristique qu’il puisse trancher la question ; on pourrait trouver dans les fac-similés des inscriptions nabatéennes plus d’un T semblable à ce signe; il faut bien noter qu’il ne s’arrêtait pas au milieu de la ligne, mais se poursuivait jusque dans le bas. Quoique cette partie inférieure ait été endommagée, on en distingue encore des traces sur l’estampage. — no, on ne saisit aucun vestige du suffixe n ajouté à ce mot par Euting.
L. 2. — Les sept ou huit premières lettres ont à peu près entièrement disparu ; la ligne devait débuter par le nom du père de Nubayqat, peut-être Malê; on serait porté à restituer après, le mot nnnJK, mais l’espace parait, insuffisant pour tant de lettres.
(1) Comparer par exemple à la I. 5 celte lettre avec le T dans O qui suit immédiatement le nom propre.
L. — oSn, Corpus Dun; sur le nouvel estampage le b est sûr, il dépasse de beaucoup la ligaie dans le haut 5 les autres lettres non plus ne sont pas douteuses. On peut rapprocher ce mot de 1 arabe ^ « garçon », cf. aussi Jj « sillon » ou « breclie ». — Rbc, la dernière lettre pourrait être aussi un * ou un 1, plus probablement un 1. — ysrpl, dans Corpus pErui; nous avions adopté aussi tout d’abord cette lecture, mais la troisième lettre dont la haste de droite dépasse considérablement dans le haut, doit être un n et non pas un n; ceci est très frappant quand on examine de près les n de cette inscription dans lesquels régulièrement la haste de gauche est plus haute que celle de droite. Le dernier signe peut être un ï à peu près aussi bien qu’un p. On rattacherait ce mot à l’arabe qui signifie d ordinaire « garder », dans le sens de « défendre, protéger », mais auquel on reconnaît aussi la signification de « se réserver exclusivement quelque chose, garder pour soi ».
L. 5-6. — xabs, au début de la ligne 5; le ; est douteux, mais il apparaît clairement la seconde fois après npirub, où Euting l’avait noté ; les trois autres lettres ont été lues par les éditeurs du Corpus. Le tombeau aurait été divisé en deux parties égales, une moitié appartenant à Sabbaï et l’autre moitié à Nubayqat. La part de Sabbaï semble avoir été déterminée spécialement; mais la lecture de ce passage est assez incertaine et le sens fort douteux. A la fin de la 1. 5, après le 1 — qui n’est pas tellement sûr — il y a, semble-t-il, encore une lettre.
Cette inscription et la précédente, datées de l’an 48 de Harétat, doivent appartenir à la dernière, ou du moins aux dernières années de ce règne long et prospère. En tout cas, Médâin-Sâleli n’a pas fourni de monument postérieur daté de ce monarque.
CIS., Il, n" 224.
Sur la façade d’un petit tombeau, au-dessus de la porte. Il n’y a pas de cartouche proprement dit, mais on a simplement mieux égalisé la surface du rocher destinée à recevoir l’inscription. Celle-ci mesure 0"',52 de haut sur 0m,42 de large. Les lettres, hautes en moyenne de 0m, 022 seulement, sont pour la plupart mal dessinées et d’une forme un peu insolite. En outre, un certain nombre ont été plus ou moins endommagées ; aussi la lecture complète de ce texte, qui semble facile au premier abord, est-elle presque désespérée. Estampage (pl. XXIII).
Nous lisons :
INSCRIPTIONS NABATÉENNES.
ncsab rnr;727 ma nannb n msa nan .1 nain ni p mu psa*> n ■jnb'i mnm mbiï .2 'h in msaa napm n ppn in ana m .3 aim xb(y) \nia8 maynayb mn nan msa .4 sa maynayi m nain mapa ana (?)imnYi by .5 ni nain a« maynay dn mayn nnx naibn .6 NamDN bNUUi sa KanSDN* sabm (?)us rus* .7 . . .k marnas? npnva nas Nssaa (?)mna npsïxs .8 sam sr nas ssaa pï? ?s nm smax mni s'bi .9 say? pas nba ana nas Kssaa qbxni sk nni .10 nmian imby imx n «by ?s siya .11 insn sn pb»\* pybo poa snsaias Nsunsb .12 naur s\s* nsia ma ssaaa “bn bxai xaNsabs .13 s rua “jbn bxasb pnsn .14
1. Ceci est le lambeau qui appartient à Hlnat , fille de ' Abd'obodat , pour eWemême
2. et ses enfants et sa postérité, et pour quiconque produira dans sa main , de la main de celle Hlnat,
3. un écrit ou un titre authentique , pour être enseveli dans ce tombeau; car
4. ce tombeau était à cAbd 'obobat son père, ci-dessus mentionné,
3. durant ses jours il écrivit pour la sépulture de cette Hlnat et de "Abd'obobat fils de
6. Malikat, sœur de Manuah, mère de ' Abd' obobat, père de ladite Hlnat,
7. frère de Rasi (?) et de (?) Maliku, stratège, fis de Rabib ’el, stratège,
8. et son héritier légitime dans ce tombeau , suivant la donation de ' Abd'obodat...
9. Et il n’y aura personne d' autorisé à vendre ce tombeau ni à le louer,
10. ni à composer sur ce tombeau une écriture quelconque ; et quiconque fera
11. autrement que ce qui [est écrit) ci dessus, que soit contre lui une amende
12. pour Dûsarâ et Manûlu de la somme de mille drachmes de Harètat
13. et pour notre maître Rab'el, roi de Na, batène, pareillement. Au mois de ’lyar, l’an