L. 5. — inscsi, les trois premières lettres sont douteuses
L. 6. — La lecture du Corpus, fort différente de celle d’Euting, nous parait à peu près assurée par le nouvel estampage.
L. 7. — iD7, le i a été vu par les éditeurs du Corpus. Le c parait assez clair quand ou le compare à cette même lettre dans des mots comme ^]cz et vj?Sd. 1. 12. Le lu aussi par le Corpus, inspire moins de confiance, car il n’a point la forme de cette lettre quand elle est finale. Le mot ’Di pourrait être rapproché de l’arabe « ferme ». — labnï est fort probable, sinon tout à fait sûr. Quant au mot suivant, samDN, il ne peut être mis en doute ; chaque lettre se retrouve et se lit clairement sur notre estampage. Il en est de même du nom propre Sn*3U7, lu par Euting b^Tipn et par le Corpus Sso’n.
L. 8. — npiïNl, le n ne semble pas final; il peut se faire cependant qu’il soit fermé dans le bas. On serait tenté de lire □np’iïsO, mais le n n’est guère visible, et puis, que faire du reste? — NinJ, les deux dernières lettres sont sûres; la première ressemble fort à un J, la seconde pourrait être beaucoup de choses, mais on ne peut pas lire cependant R723, ou X‘7233, comme dans Euting et Corpus, d’autant plus que ce dernier mot vient ensuite assez clairement. Nous croyons y distinguer un n. Le mot *oru serait à rattacher à la racine araméenne ira « decidit, defluxit ». — Au lieu de pi IN Corpus, nous croyons devoir lire rrn, en reportant Yalef du début à la fin du mot précédent, N7231, suffisamment distinct sur l’estampage. Nous voyons, avec Euting, à la fin de cette ligne, les débris d’un R qui devait être suivi de deux autres lettres.
Le sens général de ce passage, 11. 4-8, serait que 'Abd'obodat, après s’être creusé un tombeau, en a fait don à sa fille Hînat pour qu’elle y soit ensevelie. Là aussi reposera Abd'obodat, fils de la sœur de la mère du premier Abd obobat, son cousin germain par conséquent. On s’étend à plaisir sur ce dernier, pour le distinguer du père de Hinat, aussi peut-être pour faire figurer là dedans les noms de deux stratèges destinés à jeter un certain lustre sur toute la famille. Le rapport de parenté de ces deux personnages avec ceux qui précèdent est obscur. Est-ce le premier ou le second 'Abd'obodat qui est frère de Rasi? et Rasi lui-même est-il frère de Maliku? On pourrait traduire label par « et pour Maliku », comme plus haut, 1. 5, on avait << et pour Abd'obodat » ; en tout cas il semble bien que l’épithète « fils de Rabib’el » se rapporte à lui seul, car il serait bien étrange qu’on nous eût donné le nom des frères de Abd'obodat avant de nous donner le nom de son père. Bien d’autres hypothèses sont possibles, mais c’est assez inutile de les multiplier; car pour qu’elles eussent quelque consistance il faudrait tout d’abord être sûr de la lecture du début de la 1. 7.
INSCRIPTIONS NABATÉENNES.
CIS., II, n° 225.
Sur une toute petite façade de tombeau dont la partie inférieure n’a pas été entièrement achevée (fig\ 116, p. 308). L’inscription occupe seulement la première moitié d’un cartouche, large de 0™,37 et haut de 0 m , 3 1 ; on avait cependant tracé des lignes pour un texte plus long. Les lettres, assez régulières et relativement conservées, ont en moyenne 0m,037 de haut. Estampage (pl. XXIV).
Nous lisons :
nbiaa ms nnyb n >nss nm .1 rma mnNi ■mb'ib'i nüsiib .2 ydsj “Sis SksiS .3
1. Ceci est le tombeau qui appartient à cAmat fille de Kamûlat ,
2. pour elle-même et pour ses enfants et sa postérité. En l'an