ou donné en gage
ht quiconque vendra ce tombeau ou s’y fera écrire (?) un don, sera redevable
8. au stratège qui est à Hégrâ de mille drachmes de Harélat et à notre maître Maliku, roi, pareillement .
9. Au mois de Tébet, l an vingt et quatre du roi Maliku, roi de Nabatène.
L. 1. — lïin, nom propre nouveau. On peut le rattacher à la racine ym « agir avec droiture » (au pa'el).
h- 2. — m’2? est aussi nouveau. On pourrait le rapprocher du nom masculin bien connu cf. nos 8 et 20 il ). Ce féminin correspond exactement à l'arabe s-'jU, nom de femme (Kitdib el-Ag., IV, 168).
L. 3. — p-îïmy se rencontre ici pour la première fois. C’est un nom théophore dans le genre de celui qui vient après, btfanay. Il faut donc chercher dans pat” une divinité, ou tout au moins un héros, un personnage célèbre divinisé. Ce personnage n’est autre sans doute que le
premier ancêtre connu des tribus arabes du sud (2). Son rang de chef de file en tète des listes généalogiques recueillies par les auteurs arabes en fait pour les xVrabes un personnage de premier ordre. Il dut grandir dans l’esprit de ses descendants à mesure que son souvenir se perdait dans un plus lointain passé et on l’entoura d’une sorte d’auréole divine comme on le fait encore pour les héros éponymes de chaque tribu. On s’explique donc facilement que quelqu’un se soit intitulé son serviteur, comme on s'intitulait le serviteur du roi défunt : m asnay, isb n~as?, etc...
L. 4. — xar>, les deux premières lettres ne sont pas très claires sur l’estampage, mais elles figurent dans nos copies. La fin de la ligne, sauf le dernier mot, est en grande partie restituée.
L. 5. — En dehors du premier mot, on 11e distingue plus que quelques rares lettres éparses, qui figurent à leur place dans la copie.
(1) Durant notre séjour à Médàin-Sàleli nous avons eu quelque temps à notre service deux
jeunes frères dont le plus âgé s'appelait JjU et l'autre aLs. nom de ^ O J ne s est donc pas encore perdu en ces lieux.
(2) Cf. Wüstenfeld, Tables..., A 1 ; Cxussirv de Pekceval, Histoire..., t, p. 7, S, 179, 181-185, etc.
L. 6. — Aussi mauvaise que la précédente; les cinq premières lettres sont cependant assez claires, bien qu'il soit difficile de les interpréter ainsi isolées. Vers le centre une de nos copies porte
L. 7. — nb riront n’est guère conforme au style ordinaire; c’est cependant la lecture matérielle qui parait la plus probable.
L. 8. — Il y avait donc un stratège qui commandait à Hégrâ; le n° 57 en mentionne même deux, qui semblent remplir en même temps ces hautes fonctions. Il est assez curieux que le stratège passe ici avant le roi et occupe la première place, réservée ailleurs à la divinité. On ne sait trop comment expliquer cette sorte d’anomalie. La lecture Namoxb, au début de la ligne, est sûre.
L. 9. — L’année 24 de Maliku est la dernière de ce roi mentionnée sur les monuments, bien que ce monarque ait pu régner plus longtemps. Il ne saurait être question ici que de Maliku II, monté sur le trône, d’après la chronologie la plus reçue, en l'an 40 après Jésus-Christ et mort en l'an 71 . Schürer (1) fait commencer son règne en l’an 48 seulement; cette nouvelle inscription prouve qu’il faut vraisemblablement reporter plus haut, d’une année au moins, le point de départ, quoi qu’il en soit de l’hypothétique Abias auquel Maliku aurait succédé. — A noter toujours le petit b = 3 dans l’écriture de “isba.
N° 39 (Diwân).
CIS., II, n° 218.
Dans la gorge du Diwân, presque en face de ce monument, sur la paroi de gauche en pénétrant à l’intérieur du gebel Et lib. Ce texte est en petits caractères bien soignés, hauts de 0m,032, gravés finement au-dessus d'une stèle à moitié dégagée du rocher. Eslampage (pl. XXIII) et photographie (pl. XLI).
Nous lisons :
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