‹ Mission archéologique en Arabie (volume 3)Chapitre 8 sur 136 · JU · texte numérisé non relu

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MA'AN ET SES ENVIRONS

certain Farwah ben 'Amru ben en-Nâferah, de la tribu des Godâm, gouverneur, pour le compte des Romains, de la forteresse de Ma'ân et de la terre de Syrie qui en dépendait (1). Le nouveau prosélyte fit cadeau au prophète en cette circonstance d’une mule blanche et vraisemblablement livra aux envahisseurs le territoire dont on lui avait confié la garde. On comprend ainsi que la petite troupe musulmane, libre de ses mouvements du côté de la frontière orientale, ait pu s’avancer fort loin sans être inquiétée et que le combat décisif ait eu lieu seulement à Môteh (ÎSy) tout près de Kérak. Les historiens arabes sont muets, il est vrai, sur la date à assigner à cette conversion de Farwah, mais il est sûr qu’on ne peut pas lui trouver un cadre historique mieux approprié. Le malheureux cheikh, appréhendé plus tard par Héraclius, périt sur la croix en punition de son crime.

L’an 9 de l’hégire, les Musulmans reparurent et cette fois s’emparèrent définitivement du pays. Les auteurs arabes mentionnent dans la suite, à plusieurs reprises, la ville ou la forteresse de Ma'ân. Vu le manque absolu de ruines anciennes dans les deux villages actuels, il doit falloir chercher ailleurs Remplacement de cette forteresse.

Selon toute probabilité, elle est identique au poste romain situé à une demi-heure de là, au nord-est, au hirbet el-Hammâm, dont il sera question un peu plus loin. Il n’y aurait pas eu de forteresse à Ma'an même avant la construction du château du derb el-Hagg, qui peut remonter tout au plus au début du xvi° siècle. Telle est du moins l’idée suggérée par la vue des monuments (2).

Cimetière et ruines du hirbet el-Hammâm. — Deux kilomètres au nord

(1) Le fait est ainsi raconté dans Bekiiï, [>. 549 : p ’-'Vsd ■ (jd

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Le récit d ' tbn Ishàq dans Yaqüt, III, p. 688. dilFère peu du précédent; le caractère de Farwah commandant aux Arabes soumis à l’Empire y est mis un peu plus en relief :

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